01.08.2009

Microsoft / Yahoo

Il fallait forcément en parler à un moment ou un autre. Aussi, après le déluge d'actualités concernant la baisse des actions suite à l'annonce de l'accord passé entre Yahoo! et Microsoft, peut on encore penser que l'internet reste un terrain ouvert à tous ? La réponse est oui. Bien sur que oui. Ce que les deux titans sont en train de faire ce n'est pas un choix stratégique, c'est un suicide collectif. Le pluralisme est une chose évidente sur internet, on n'aime pas tellement la concentration des forces. Mais pire encore, ce qui fait la différence dans le business model de Google, attaqué par ce partenariat voudrait on nous faire croire, c'est justement d'intégrer cette pluralité.

L'objectif recherché par Microsoft et Yahoo! est uniquement de réaliser un gain, un profit. Or, combien de déviance par le passé on été justifié par l'appât du gain ? Et, autre question tout aussi importante, combien de consommateur ne se sont pas énervé face à la publicité intrusive ? La puissance de l'internet vient du fait que l'internaute peut dire : "Je ne veux pas de votre publicité, je quitte cette plate-forme". Mais aussi "Je souhaite faire un achat ou me renseigner, allons voir la publicité". D'une certaine manière payer Google pour apparaitre dans son index c'est simplement acheter sa place dans un grand catalogue thématique.

C'est essentiellement pour cette raison que les modèles Yahoo et Microsoft sont en déclins. Pire encore, les deux vénérables Maisons auraient peut être dû réagir avec sagesse et non pas avec inquiétude et précipitation. On a beau nous indiquer que cet accord s'est signé au bout d'un an de négociation, il est aussi nécessaire de ne pas oublier que les deux sociétés traverses une phase difficile. D'ailleurs, les analystes ne s'y sont pas trompés et les actionnaires ont fortement pénalisé les deux grands groupes, comme je le disais plus haut. Affaire à suivre ceci dit...

23.05.2009

NetJets – un business model très web ?

citationx.jpgLisant un des nombreux magazines de société, une publicité pour la compagnie d'aviation NetJets m'a interpelé. Certes, ce nom, probable diminutif de Network Jets peut faire sourire dans le cadre d'une remarque sur le business et le web. Et pourtant ! Le concept est simple et adapté, tourné résolument vers les différents acteurs du monde des affaires dans un esprit cohérent d'excellence, de qualité et de rationalisation des coûts.

La rationalisation est une idée curieuse qui a enflammé les discours des différents professeurs en école de commerce, les grands débats autour du management et même une certaine approche du rendement voulu par les actionnaires d'une entreprise. Mais cette idée, comme bon nombre, peut être prise et constituée autour d'une philosophie systémique toute particulière. On peut la considérer dans une approche frontale (je mets sur le marché une offre et je croise les doigts pour que ça marche), ou dans une approche collaborative (je discute avec les individus-prospects et construit avec eux une offre adapté à leurs attentes). En e-business, on appelle cela la gestion de la relation client, elle passe essentiellement par un soutien important de la technologie de communication et d'information. Pourtant, elle dépasse également les différentes conceptions marketing en s'orientant volontairement vers des modèles économiques adaptés.

NetJets en est un bel exemple. Le forfait repose, suivant les informations que j'ai pu obtenir, sur la facturation des heures d'utilisations de l'appareil. On ne part pas sur une organisation théorique et spéculative mais avec l'idée simple que le client qui utilise un appareil en est un temps le propriétaire. N'est ce pas très Open Source d'une certaine manière ? La rationalisation des coûts qui en ressort permet un suivi et une gestion comptable accrue, et certainement sereine. Ce type de modèle est, selon moi, l'avenir de toute l'économie capitaliste à l'heure actuelle. Mais ce modèle prendra (et à déjà commencé à le faire) également les routes étroites et dangereuses de la politique et de l'idéologie. Nous en revenons une fois encore, en vérité, au principe de propriété qui, s'il ne doit pas être mis à bat, doit pourtant évoluer.

A l'heure qu'il est, une certaine de classe de lettré (si, si, il en reste encore quelques uns dans notre pays) s'intéresse avec une passion renouvelée à la pensée marxiste. Vous me direz, cela n'est pas réellement une surprise puisque l'on considère que la Crise financière, économique et politique que nous traversons est le signe des temps ! Alors comme tout individu se souciant à la fois de son affaire et de sa société, je me suis moi même penché sur cette question. Si je ne crois pas à ce retour de l'idéologie, je reste pourtant convaincu qu'elle trouvera un écho et inspirera une transformation. Peut être est ce une erreur de ma part de m'avancer autant, mais quelque chose me prête à penser que les fonctionnements Open Source deviendront progressivement des modèles de référence pour la société humaine.

Certes, il reste encore bien du travail, mais les choses se font progressivement au rythme de la conscience (et inconstance) générale. Le collaboratif reste cependant la clé de la stabilisation, selon moi, et le terrain ne fait que se consolider sur cette pensée. Attention toutefois, cela n'impliquera jamais l'émergence d'un monde utopiste et parfait, mais plutôt une idée d'équilibre savamment distillé.

22.03.2009

L'impact de la logistique

credirec_definition_de_l_architecture_du_futur_systeme_d_information_reference.jpgC'est un mot un peu passe partout, il faut le reconnaître. La logistique s'adapte à toute pratique privée et professionnelle, quelle qu'elle soit, dès lors où l'on a conscience de ses avantages. Mais il faut aussi reconnaître que ce mot reste encore associé à l'idée de moyens importants et couteux. Pourtant, je choisis aujourd'hui d'aborder la question de la logistique parce qu'elle est trop souvent associée à des corps complexes d'idées, réservés à quelques initiés diront même certains, et qu'il me semble indispensable que chacun soit parfaitement conscient que la logistique n'est absolument pas quelque chose d'exclusif à une quelconque élite.

D'ailleurs, cette approche de l'élite dans la réflexion est là encore une grossière erreur que j'ai un peu de mal à comprendre. Peut être que vous, qui me lisez, pourriez un jour me l'expliquer. La logistique repose sur le moyen développé et mobilisé dans un but précis. Il s'agit en fait de l'assemblage de corps conceptuels et d'outils concrets dans l'optique unique d'atteindre un résultat voulu. C'est à dire, dans le fond, d'employer son intelligence dans le but d'arriver à son objectif en mobilisant les justes ressources nécessaires.

Lorsque l'on choisi de traiter de la logistique on ne peut que traiter de la société humaine, de l'impact technologique et surtout de la conscience des usages qui peuvent être fait de ces outils. C'est une triste règle de cette drôle de créature qu'est l'humain de ne pas savoir à quoi pourrait lui servir un objet. Imaginez un peu un homme de préhistorique prenant conscience du cailloux et s'amusant à le jeter contre un autre découvre le feu. L'ensemble du genre humain reproduit continuellement cet usage comme s'il était inscrit dans sa génétique. On invente sans trop savoir à quoi cela pourrait être utile. Enfin, on inventait surtout et les inventeurs imposaient jusqu'ici leur loi au marché. Maintenant, les choses tendent à se transformer.

J'ignore sous combien de temps cela se mettra en place, mais la finalité de l'évolution en cours, et qui confirme l'émergence d'un nouveau type de comportement, est que l'usager dominera le développement. Qu'est ce qu'un usager ? C'est une personne qui a vécu depuis le début de son existence entouré d'outils techniques de plus en plus complexe (un ordinateur, l'électroménager, l'internet) et qui, avec le temps, s'interroge sur les usages qu'il pourrait en faire. Et surtout sur les usages qui pourraient être amélioré grâce à son esprit pratique et son coté inventif.

Si nous vivons dans le monde de la complexité, c'est uniquement parce que les corps de masses humaines sont en train d'exploser progressivement. Le marché n'est plus une masse, c'est du cas par cas. D'ailleurs les techniques marketing s'adaptent à ces nouveaux profils. Plus par intuition que par génie car, là encore, les outils sont développés sur le même schéma que notre homme préhistorique. La systématisation est une des clés de l'avenir, en vérité. Puisqu'un individu est, de plus en plus, un système à part entière lorsqu'il franchit les différents cap de réflexion autour de l'éducation, autour de l'enseignement, et lorsqu'il prend surtout conscience de ses propres capacités intellectuelles et physiques.

Lorsque je vous propose de parler de la logistique, vous le sentez bien, je vous propose en faite de parler de l'interconnexion entre les différents systèmes. Une nouvelle démonstration est faite de la clairvoyance et de la règle générale qu'impose sur le modèle de l'Open Source. Bon, si vous pouvez lire mon blog, je peux deviner sans trop me tromper que vous possédez un ordinateur. Comme tout individu vous cherchez à l'optimisez et surtout à vous en servir pour satisfaire certains besoins, mais vous n'êtes pas non plus fou au point de dépenser des milles et des cents dans une gamme de logiciels pour servir vos besoins naissants.

A partir de là, vous allez chercher une réponse qui pourrait se trouver dans l'Open Source systémique et pratique : consultation d'un forum, requête sur un moteur de recherche en entrant les termes « logiciel de traitement de texte gratuit », ou bien en échangeant avec un ami sur Facebook. Là on vous parlera, par exemple, de la suite OpenOffice.org qui est acceptée par un public de plus en plus volumineux. Votre recherche de cette information est une application logistique à part entière puisque vous mettez bout à bout un ensemble de processus visant à l'atteinte d'un but intermédiaire : le téléchargement du logiciel.

De ce but intermédiaire vous agissez dans l'optique de répondre à votre nouveau besoin, c'est à dire en l'occurrence rédiger un super commentaire pour mon blog ! Ce qui caractérise cette démarche c'est une combinaison d'intuitions, d'usages et de réflexions qui vous permettent de matérialiser votre volonté. Et c'est cela la logistique. La technique devient de plus en plus poussée et élaborée, pour s'incruster dans le monde de la complexité et obtenir la meilleure des précisions. A tel point que l'ordre de masse établi se renverse de plus en plus.

Ce type de procédé va tendre vers la généralisation et le citoyen lambda va tendre vers l'indépendance et le positionnement au sein d'un groupe suivant ses propres compétences. L'impact de la logistique se situe au niveau de l'émancipation vis à vis des autorités en place qui désiraient conserver leur domination. La soumission volontaire serait par conséquent amenée à prendre le relais, et les comportements pourraient évoluer dans cette voie. Lorsque les élites intellectuelles, politiques, militaires, économiques ou culturelles évoquent les bienfaits de la logistiques ces pauvres malheureux ne se rendent pas compte qu'ils sont en train de se tirer une balle dans le pied !

Qu'il en soit ainsi pourtant, ce serait sans doute mieux pour l'ordre du monde que le consensus et la collaboration remplace les systèmes de hiérarchie fondée sur le diplôme au dépend du pratique et de la réflexion. J'insiste par ailleurs bien sur le terme « réflexion » car l'esprit pratique dispensé de logique et d'intelligence ne serait être que l'ouvrier du début du XX ème siècle : ceux vers quoi se dirigent déjà les cadres et professions intellectuelles, malheureusement pour eux.

19.03.2009

Le cas Facebook !

face-book.jpgC'est LE réseau social dont tout le monde parle. Il n'est pas nécessaire de sortir d'HEC pour le connaître, simplement du collège (et encore, je me demande si les élèves de primaire ne s'installent pas également sur le site). Le cas Facebook est un cas à part, on a beaucoup parlé de ce site et plus particulièrement lorsque les médias se sont emparés du phénomène pour en faire un grand Big Brother sorti de 1984. Un peu comme Google en son temps, avec la mise en place des nouvelles techniques de marketing comportemental, entre autre chose.

Lorsqu'on évoque le cas Facebook, on s'intéresse essentiellement à la grosse société qui administre le site sans pour autant n'en retirer de bénéfices. Il est vrai que l'achat par Microsoft d'un faible pourcentage de l'entreprise à permis de financer encore quelques délires de Mark Zukerberg (fondateur). Ce bon vieux Mark inquiet de ne trouver de formules miracles pouvant le propulser au coté de Google en tant que géant du web n'a rien trouvé de mieux à faire que de provoquer les internautes. Ses internautes ! En les informant qu'il allait modifier les conditions d'utilisations. Pensez vous que cela se serait ainsi passé ? Après tout, les deux journalistes écervelées de France 2 ne nous avaient elles pas affirmée que Facebook était le « Grand Satan » ? C'était se contenter de l'image résigner et hiérarchiser du monde qu'ont ce type de personne (des gens ayant passé leur enfance dans un ordre familial aujourd'hui désuet). En vérité, un large mouvement de contestation s'est déclaré sur Facebook. Et ce mouvement est parvenu à faire reculer Mark Zukerberg, le pauvre fondateur prenait conscience soudainement qu'il n'était pas à la tête d'une entreprise mais d'un état virtuel.

Alors votre hôte (autrement dit moi) qui s'est également rendu compte de cette nouvelle réalité s'est posé une question toute simple : comment peut on financer une telle entreprise ? C'est vraiment complexe ! Un petit génie de 18 ans fonde un site qui explose en quelques années et ne sait toujours pas comment le convertir en machine financière. Pourquoi ne pas s'y essayer ?! Vous connaissez naturellement Wikipédia, l'encyclopédie en ligne sur laquelle il m'est déjà arrivé d'écrire quelques lignes. Il y a peu, afin d'entamer de grands travaux de développement, la Fondation Wikimédia a invité tous les membres de la planète à lui faire quelques dons. J'insiste bien sur quelques, l'objectif était de 6 Millions de dollars et le total des donations les a largement dépassé ! Pourquoi est ce que Mark Zuckerberg, ce brillant génie post-Google, ne tenterait il pas une organisation similaire ? En introduisant Facebook en Bourse par exemple, ou en ouvrant le capital d'une manière ou d'une autre à tous les internautes, Facebook pourrait exister sur un nouveau modèle où l'utilisateur, détenteur du capital, pourrait financer les innovations du site.

C'est à ce moment là que mon ancien article : l'Economie de l'information, m'est revenu en mémoire. Vous vous souvenez ? Dans le fond j'insistais sur le fait que la démocratie, le libéralisme et le capitalisme n'existaient pas à notre époque et qu'ils commençaient seulement à apparaitre. Et bien j'en ai maintenant l'exemple le plus absolu. On insiste aussi beaucoup sur l'idée que Linux ou l'Open Source peuvent être apparentés à des idéologies modérées ou plutôt socialistes... hé bien non. Pourquoi ? Parce que ces propres communautés reposent sur des organisations hiérarchisée mais collaborative, les financements proviennent souvent d'entités soutenant l'innovation qu'apportent ces communautés. Et qu'y a t il de plus communautaire que Facebook ?! Cette possibilité est tout simplement logique, et j'oserais même dire stratégique. La notion de propriété est en train de changer. L'open source y est pour beaucoup. Le propriétaire tend à devenir essentiellement un usager. Pourquoi est ce qu'une entreprise devrait apporter quelque chose aux autres si elle n'est pas elle même reliée aux autres ?

On dit souvent que l'argent doit circuler pour exister et c'est le propre du libéralisme économique : le mouvement économique. Que Max Zuckerberg possède le code qui compose Facebook et qu'il le mette à disposition est un excellent choix stratégique, mais il ne devrait pas garder à sa charge unique l'ensemble des coûts de l'entreprise. Je pense que d'une certaine manière il serait plus sain pour lui et pour l'ensemble des utilisateurs de Facebook de participer au développement du site en le finançant. De cette manière, chacun acquière un bout de l'entreprise. Et comme la force de ce site est justement de pouvoir réunir plusieurs individus suivant leurs sensibilités et idées (les Groupes) alors plusieurs groupes de réflexions et de développement pourraient travailler avec l'entreprise elle même pour ses développements stratégiques. Facebook pourrait facilement mettre en place un système B-to-B et B-to-C novateur. Si Max Zuckerberg y songe seulement...

15.03.2009

La fin de l'État français

mathias_pastwa_photography---mesh_1600-x-1200.jpgUn modèle unique au monde, admiré pour sa résistance en temps de crise, mais critiqué pour son immobilisme en temps de prospérité ; une dimension un peu à part, alimentée par des produits sortis d'écoles se voulant prestigieuses par le jeu des places obtenues par leurs anciens élèves ; une civilisation qui estime que le traitement de l'information par la théorie révèle le génie de l'Homme et que le manuel reste un faible à la limite du genre humain... La fin de l'État français, c'est en fait la fin de la France tout bonnement. Une France idéal, féerique, constituée sur l'ego et sur la domination hiérarchisée et condescendante. Bref, un petit coin de paradis pour tous les esprits faibles, désireux de trouver grâce aux yeux des génies en jouant la carte de la race et de la caste pour se révéler comme supérieur : le français ! Une drôle de créature qui parle d'égalité en droit, et donc en responsabilité, mais ne souhaite surtout pas se voir contraint à la décision. Une parodie du genre humain en quelque sorte.

L'État français et le français sont en dangers, car quelque chose se passe qui donne naissance à une nouvelle race, une nouvelle caste de décideurs. Les cinq gus dans un garage sont en fait quelques milliers à se mobiliser, à réfléchir ensemble. A se hiérarchiser suivant leurs compétences, leurs apports aux mouvements du monde qui se construit petit à petit. Une logique implacable, une mécanique physique constituée sur la complexité d'un chaos historique et naturel. Mais le fond de cette histoire, c'est que seule la réaction produit les évolutions, et de même la pluie entraine des inondations, le gouvernement entraine une opposition. La loi HADOPI, consacrant la toute puissance d'intérêt privé qui ne sont en aucun cas artistique mais essentiellement une affaire de gros sous, se retrouve mise dans le collimateur d'une race de français boostés à l'internet, disposant d'un psychique transformé par l'accès immédiat à l'information. Une race qui considère que l'action doit être utile, pesée et pragmatique. Une nouvelle race humaine qui sait qu'elle a entre ses mains le pouvoir de sa vie.

En agissant sur un modèle archaïque et dépassé, le gouvernement et la Présidence de la République, M. Sarkozy et M. Fillon, ont pris le risque de se voir transformer un mouvement d'humeur né par l'incompréhension des temps en cours (prochaine manifestation le 19 Mars) et une « guerre feutrée » ou les armes seront muettes mais destructrices. Ces générations qui descendent dans les rues, suivant un Besancenot branché animant son Parti comme un Boite de nuit, qui croit en un Socialisme ou en une Droit traditionnelle, ces générations donc vont certainement appuyer ces « 5 gus dans un garage ». Et l'État français sera désavoué, sans aucun doute. Parce que ceux qui descendent dans la rue, agissent en tant que citoyen manifestant leur colère vis à vis de leur gouvernant, alors que cette génération, cette nouvelle race se fiche de la hiérarchisation au point d'attaquer ouvertement les sites des administrations, avant, sans doute, d'entrer dans les réseaux du gouvernement et de faire on ne sait trop quoi. Une guerre commence... N'ayant pas pour but l'argent, comme le disait Platon, elle n'aura pour seul finalité que la mort et la destruction de l'État français. Soyez informé.

 

18.12.2008

Le principe de neutralité va-t-il évoluer ?

j0433093.jpgC'est une notion fondamentale du web, défendue par les acteurs d'internet, qu'il soit question de Google ou des communautés Open Source (très liés, il faut le reconnaitre). Mais les FAI grondent : le débit exigé pour l'évolution du web et le ralentissement de la recherche technologique risque de mettre plus encore de pression sur le dos des entreprises permettant un accès à internet. Quel avenir, quelle anticipation pouvons nous faire sur la question ?

Assurément un modèle devra se construire pour permettre que les choses se maintiennent. Nous ne pouvons demander clairement à l'Etat de mettre la main à la poche, le pauvre étant dors et déjà en situation de faillite et trop attentionné à tuer ses propres enfants (le peuple) pour envisager de l'aider. Alors quelles possibilités ? Peut être qu'une segmentation finira par apparaitre entre l'utilisation professionnelle et l'utilisation privée. Les conséquences en seraient multiples et difficilement acceptables pour certains car alors internet pourraient devenir un luxe ou un privilège. Sauf si l'ensemble des entreprises participaient au développement technologique, volontairement, en intégrant une stratégie de développement cohérente avec son objet.

Cette nouvelle inquiétante en elle même, à savoir le risque que le principe de neutralité se trouve violé, ne l'ai peut être pas tant que ça. Il s'agit certainement d'un premier sursaut avant que le web ne fasse basculer définitivement  le monde dans une nouvelle ère. Certains s'amusent en effet à parler de Web 2.0 ou Web 3.0, le premier reposant sur le communautaire et le participatif, le second représentant l'applicatif et le collaboratif. La question qui est réellement posée concerne l'emploi que nous allons être amené à faire du web.

Jusqu'ici internet était considéré comme un "jouet", par la France en tout cas puisqu'aux USA la plus part de ceux qui sont connectés font leurs courses en ligne pour un oui ou un non. Maintenant internet entre dans une ère où l'on va commencer à parler de la structure fondamentale et d'une organisation de ses ressources. La systématisation est et sera toujours un des traits de caractère de la nature humaine. L'heure est peut être venue pour les communautés "opensource" d'exprimer leurs philosophies au public, et l'ordre établi de se renverser.

Les répercussions vont être importantes dans tous les cas, et la question reste posée : l'humanité doit elle être oisive avec le net ou ré-apprendre à travailler ? Auquel cas, si le travail prime, celui ci devra sans doute s'adapter aux courants idéologiques et philosophiques qui parcours l'internet. Et de ce fait, communauté, travail et collaboration formeront le quotidien de chacun. Les évolutions technologiques devenant affaire de chacun (et non pas d'Etat). C'est l'heure de la responsabilisation, et d'une forme de fraternité numérique...