06.06.2009
Un métier à part entière
Aujourd'hui, il n'est pas question d'aborder un sujet profond fondée sur une réflexion plus ou moins fine. Enfin, il n'en est que partiellement question.
En fait, il est question de professionnalisme. Durant toute cette semaine, j'ai eu l'occasion de suivre une formation auprès de l'organisme disposant de la plus forte reconnaissance dans le secteur du e-business : Ranking Metrics. Si par moment la formation paraissait un peu décousue, une fois les slides en main et les notes organisées ont découvre alors la richesse de ces connaissances ayant été centralisée en ce lieu et sur LE site du référencement francophone.
Au cours de cette formation, j'ai pu rencontrer certains individus, tous exerçant plus ou moins directement dans le web (e-commerce, web designer, référenceur, conseiller en e-marketing). Les discussions que nous avons eu ont mis en valeur certaines réalités que j'ai déjà pu constater : l'internet est considéré comme un secteur d'individus ne travaillant pas. Pourquoi ? Est ce à cause de l'image que l'on se fait des Googlers ?
Je pense qu'il y a clairement une méconnaissance des techniques, des objectifs, des moyens. Certes, le web s'applique sur une organisation très "open source", mais son professionnalisme et la rigueur qu'il nécessite sont la pierre angulaire de son succès. A mon avis, il faut anoblir ces professions car elles ouvrent les portes d'un monde complètement nouveau dans lequel le savoir et les perspectives changent radicalement. La clé de voûte de l'ensemble, si je puis dire, est sans doute la maîtrise en référencement. Car qu'est ce que le référencement ? Certainement une technique, Olivier Duffez l'aborde ainsi sous un oeil très "informatique". Mais il s'agit plus, selon moi, d'une activité se rapprochant de la diplomatie car en fait nous nous trouvons à la frontière de toutes les activités lorsque l'on est référenceur. Il s'agit d'une mission stratégique mobilisant des ressources importantes et devant apporter un conseil pointu pour que les objectifs voulus par le "big boss" soient accomplis. C'est un long travail au coeur même de l'économie de l'information. L'informatique n'est que l'aspect technique en vérité. Ce qui importe essentiellement c'est le talent avec lequel la technique va être exploitée pour concrétiser une réalité.
La formation dispensée par Ranking Metrics est sans doute la première pierre à la création d'empire dans le domaine du e-business. Et une nouvelle page de l'histoire du conseil et du business est en train de s'écrire. Je vous invite donc naturellement à découvrir ce site et les formateurs si vous cherchez un jour à mieux comprendre ce dont il est question lorsque l'on parle du web et des professionnels du secteur.
15:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : webrankinfo, ebusiness, internet, référencement, réseau social, olivier duffez, fabien facériès
19.03.2009
Le cas Facebook !
C'est LE réseau social dont tout le monde parle. Il n'est pas nécessaire de sortir d'HEC pour le connaître, simplement du collège (et encore, je me demande si les élèves de primaire ne s'installent pas également sur le site). Le cas Facebook est un cas à part, on a beaucoup parlé de ce site et plus particulièrement lorsque les médias se sont emparés du phénomène pour en faire un grand Big Brother sorti de 1984. Un peu comme Google en son temps, avec la mise en place des nouvelles techniques de marketing comportemental, entre autre chose.
Lorsqu'on évoque le cas Facebook, on s'intéresse essentiellement à la grosse société qui administre le site sans pour autant n'en retirer de bénéfices. Il est vrai que l'achat par Microsoft d'un faible pourcentage de l'entreprise à permis de financer encore quelques délires de Mark Zukerberg (fondateur). Ce bon vieux Mark inquiet de ne trouver de formules miracles pouvant le propulser au coté de Google en tant que géant du web n'a rien trouvé de mieux à faire que de provoquer les internautes. Ses internautes ! En les informant qu'il allait modifier les conditions d'utilisations. Pensez vous que cela se serait ainsi passé ? Après tout, les deux journalistes écervelées de France 2 ne nous avaient elles pas affirmée que Facebook était le « Grand Satan » ? C'était se contenter de l'image résigner et hiérarchiser du monde qu'ont ce type de personne (des gens ayant passé leur enfance dans un ordre familial aujourd'hui désuet). En vérité, un large mouvement de contestation s'est déclaré sur Facebook. Et ce mouvement est parvenu à faire reculer Mark Zukerberg, le pauvre fondateur prenait conscience soudainement qu'il n'était pas à la tête d'une entreprise mais d'un état virtuel.
Alors votre hôte (autrement dit moi) qui s'est également rendu compte de cette nouvelle réalité s'est posé une question toute simple : comment peut on financer une telle entreprise ? C'est vraiment complexe ! Un petit génie de 18 ans fonde un site qui explose en quelques années et ne sait toujours pas comment le convertir en machine financière. Pourquoi ne pas s'y essayer ?! Vous connaissez naturellement Wikipédia, l'encyclopédie en ligne sur laquelle il m'est déjà arrivé d'écrire quelques lignes. Il y a peu, afin d'entamer de grands travaux de développement, la Fondation Wikimédia a invité tous les membres de la planète à lui faire quelques dons. J'insiste bien sur quelques, l'objectif était de 6 Millions de dollars et le total des donations les a largement dépassé ! Pourquoi est ce que Mark Zuckerberg, ce brillant génie post-Google, ne tenterait il pas une organisation similaire ? En introduisant Facebook en Bourse par exemple, ou en ouvrant le capital d'une manière ou d'une autre à tous les internautes, Facebook pourrait exister sur un nouveau modèle où l'utilisateur, détenteur du capital, pourrait financer les innovations du site.
C'est à ce moment là que mon ancien article : l'Economie de l'information, m'est revenu en mémoire. Vous vous souvenez ? Dans le fond j'insistais sur le fait que la démocratie, le libéralisme et le capitalisme n'existaient pas à notre époque et qu'ils commençaient seulement à apparaitre. Et bien j'en ai maintenant l'exemple le plus absolu. On insiste aussi beaucoup sur l'idée que Linux ou l'Open Source peuvent être apparentés à des idéologies modérées ou plutôt socialistes... hé bien non. Pourquoi ? Parce que ces propres communautés reposent sur des organisations hiérarchisée mais collaborative, les financements proviennent souvent d'entités soutenant l'innovation qu'apportent ces communautés. Et qu'y a t il de plus communautaire que Facebook ?! Cette possibilité est tout simplement logique, et j'oserais même dire stratégique. La notion de propriété est en train de changer. L'open source y est pour beaucoup. Le propriétaire tend à devenir essentiellement un usager. Pourquoi est ce qu'une entreprise devrait apporter quelque chose aux autres si elle n'est pas elle même reliée aux autres ?
On dit souvent que l'argent doit circuler pour exister et c'est le propre du libéralisme économique : le mouvement économique. Que Max Zuckerberg possède le code qui compose Facebook et qu'il le mette à disposition est un excellent choix stratégique, mais il ne devrait pas garder à sa charge unique l'ensemble des coûts de l'entreprise. Je pense que d'une certaine manière il serait plus sain pour lui et pour l'ensemble des utilisateurs de Facebook de participer au développement du site en le finançant. De cette manière, chacun acquière un bout de l'entreprise. Et comme la force de ce site est justement de pouvoir réunir plusieurs individus suivant leurs sensibilités et idées (les Groupes) alors plusieurs groupes de réflexions et de développement pourraient travailler avec l'entreprise elle même pour ses développements stratégiques. Facebook pourrait facilement mettre en place un système B-to-B et B-to-C novateur. Si Max Zuckerberg y songe seulement...
16:52 Publié dans Web et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : facebook, wikipédia, économie, politique, réseau social, internet, google

