13.12.2009
Science des réseaux : étudier la force de conviction
La mise en relation des consciences est un sujet qui fut déjà traité à plusieurs reprises, et qui fascine maintenant certains universitaires. Bien entendu, le temps que le monde « commun » se penche sur cette question du « vivre en ligne », nous avons tout le loisir de réfléchir à ces bouleversements sociaux qu'apporte la mise en relation des convictions et des idées. Et peut être, pourquoi pas, d'en retirer modèle d'économie. La science des réseaux est un concept qui n'existe pas ! Soyons en certain, mais qui pourrait peut être apparaître et obtenir, un jour, une reconnaissance sociale et universitaire. La sociologie, et son émanation économique (le marketing), se pose déjà bon nombre de questions sur le réseau, mais le résultat de ces recherches reste bien limité. Les échantillons qui influencent les travaux des spécialistes ne se penchent pas assez sur la force de conviction, c'est à dire sur l'idéologie ou la croyance. Pourquoi ces deux vecteurs de mouvement et de décision retiennent ils ici mon attention ? Parce qu'ils ont un poids déterminant dans la mise en pratique d'une attitude, d'un système politique ou bien dans l'acquisition d'un bien.
La force de conviction est un concept qui, lui aussi, n'existe pas vraiment, même s'il fut assimilé au religieux et à l'importance dogmatique dans la pensée de Jean-Claude Guillebaud. Considérons la force de conviction comme un delta déterminé par convention comme le moteur de la transmission de l'héritage traditionnel, de l'histoire d'une civilisation passée aux générations présentes. Si je pense, comme dit dans mon introduction, que les sociologues et marketeurs ne se penchent pas assez sur cette question c'est tout bonnement parce qu'eux mêmes sont les émanations d'une éducation et d'une tradition dont le but et la finalité restent évanescente puisque évolutive (un homme née, grandis, apprends, transmets et meurt : mais l'héritage reçu n'est pas celui transmis). Une seule chose est constante en vérité, non pas l'usage actuel, étudié par le sociologue ou le marketeur, mais l'évolution de cet usage, c'est à dire la faculté intellectuelle a anticiper les événements grâces à la conceptualisation, c'est à dire à la prise de recul sur la globalité des situations et événements en cours.
En partant de cette déduction logique, nous pouvons alors affirmer que le réseau est un instrument de chiffrage et de restitution fidèle de ces systèmes complexes, que l'on peut aussi éventuellement définir comme le circuit de communication des informations ayant une valeur déterminante dans les mouvements de masse et les mouvements individuels (sortie le weekend, décision politique, achat, échanges personnels ou professionnels). Si nous devons déterminer une logique globale à ce système, je vous proposerais de considérer ce que je nomme « le principe ARP » : Action, Réaction et Prolongation. Schématiquement, ce principe signifie l'existence d'un système antérieur, c'est à dire disposant de son histoire, et des éléments actifs provoquant l'apparition d'une énergie : la force de conviction. Afin d'être plus pertinent, et de ne pas trop vous complexifier la visualisation de cette représentation, je vous invite à considérer le dogme comme sujet.

Dans cette représentation graphique, le dogme se joue entre 4 entités différentes. Comme vous pouvez le percevoir, les flux échangés sont distincts et donc adaptatifs, pourtant ces flux forment un même corps similaire dans sa « matière » (la flèche noire). Nous remarquons à la fois la distinction tout autant que la similitude, c'est ce que nous nommons l'information. La puissance du réseau repose sur la quantification de cette information, et rien de mieux que de se rapporter au célèbre moteur de recherche Google pour comprendre ce dont il s'agit. Google considère la requête comme source d'information et représentation de l'information. Le système y associe une valeur numérique et, grâce à son algorithme, lui confère un positionnement. Les corps que Google intègre dans son fonctionnement (les ronds de couleur) sont à la fois les sites internet, les propriétaires de ces sites, les sites les liant, les internautes les parcourant et les mots clés utilisés pour les retrouver. En confiant à ces requêtes une valeur numérique, Google érige des dogmes. Qu'est ce qu'un dogme ? Une information à laquelle on a conféré une valeur stable : le sacré n'étant que la caractérisation d'une information par la valorisation de celle ci.
Le principe ARP permet de considérer non plus seulement les corps, mais aussi l'environnement (le cadre dans lequel flèches et ronds de couleur se trouvent). L'action est visuellement représentée par ces flèches noires. Si nous devions représenter la réaction, alors les ronds de couleur seraient amenés à changer de forme et de ce fait transformerait également le système dans sa globalité, ce que l'on considère sur la durée comme la prolongation d'une interaction. Une interaction n'a pas réellement de raison d'être, mais pourtant elle est, c'est pour cela que je considère que la « force de conviction » qui mobilise les ressources décisionnelles et leur production personnelle ou globale est une delta actif déterminant, il est l'information qui influencent les corps (les flèches noires) et de ce fait, l'environnement. Il n'a ni commencement, ni finalité, mais il est continue. C'est un peu comme cela que l'internet révèle l'existence d'un flot continue d'information en mouvement. La force de conviction peut aussi être assimilé au « web », c'est à dire la Toile d'information relié les unes aux autres. L'internet est le corps qui évolue, il est le monde, la virtualisation de la réalité, car la force de conviction s'exprimait bien avant que l'internet n'existent et l'on a chercher à la quantifier bien avant que les outils d'analyses et que Google ne commence à le faire.
En sociologie tout autant qu'en marketing, l'importance est en fait de considérer la force de conviction comme étant une matière première et d'essayer de comprendre comment elle est en mesure d'influencer dans un sens ou un autre le monde, les usages, les mœurs et les idées. Comment elle peut provoquer la décision dogmatique. Bien sur, les répercussions sociaux politiques et économiques seraient conséquentes : c'est une motivation essentielle pour développer réellement (et ne plus faire semblant) la science des réseaux.
22:35 Publié dans Culture & Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : google, référencement, internet, sociologie, marketing, réseau, société
01.08.2009
Création d'un blog d'expertise
Depuis un petit moment, il m'est apparu nécessaire de réaliser une segmentation de ma production écrite. Aussi, ai je constitué un blog d'expertise en référencement et e-business. Pour ceux qui pourraient être intéressé, je vous propose de découvrir : Aries Diluna - Référencement, Webmastering, Stratégie e-business.
Kathédral est et restera le blog de réflexion, de conceptualisation. Il fait passerelle entre le professionnel et l'association. Disons que si vous avez un jour des ambitions commerciales via le numérique, ces deux blogs pourraient bien être des sources d'informations stratégiques... Même si pour Kathédral, j'en conviens, il faut parfois se retrouver le cerveau...
En tout cas, je remercie dors et déjà les internautes fidèles au blog grâce auxquels j'ai pu, ce mois ci, faire exploser mon compteur avec plus de 900 visites et plus de 1100 pages vues. Cela m'a fait tout drôle ce matin en regardant les statistiques du mois, alors... merci pour l'attention que vous pouvez porter à mes écrits.
10:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, référencement, internet
02.07.2009
La recherche identitaire
Internet soulève de nombreuses questions sur le plan identitaire. En effet, passant pratiquement inaperçu, l'explosion lente et progressive des valeurs unificatrices de notre système politique a favorisé l'apparition de nouvelles structures communautaires. Ces structures communautaires ont servis de référentiel sur internet, ainsi les principes communautaires sont de plus en plus importants et déterminants dans les attitudes des internautes. Il s'agit bien d'une attitude qui aura des répercussions sur la question politique, inévitablement. A ce propos, nous pouvons constater simplement que les internautes ne se privent pas de dire ce qu'ils pensent des attitudes des personnages publiques. Aussi, l'internet devient essentiellement un outil politique. Malgré les doutes persistants quand à l'influence de la CIA dans les affaires récentes en Iran, on peut être en mesure de penser que les internautes savent exploiter l'internet comme un outil de communication et d'alerte qui transcende largement les frontières juridiques et politiques pour mobiliser des ressources extérieur.
Ce phénomène identitaire nouveau appuyé sur la technologie renforce une pluralité des sensibilités et l'affirmation de cette pluralité existante dans les choix et les actes des individus du globe. La quête identitaire et la globalisation amorcée voici quelques années par les puissances financières est certainement en train de perdre du terrain pour être remplacée par un mouvement social d'un nouveau genre. Le rapprochement entre le mouvement social et la recherche identitaire est important car il est significatif de l'émergence de nouvelles normes dans la société. Bien sur, il y aura toujours des contestataires qui préféreront la privation d'identité au profit d'un pouvoir centralisé surpuissant (je pense entre autre à certains journalistes avec lesquels j'ai eu quelques mots). Mais le comportement conservateur n'est pas des plus constructif et il est bien souvent l'amorce d'un déclin. Observons ainsi l'Eglise Catholique qui, après avoir dominé l'Europe, est largement supplanté par l'Islam. La différence entre les deux religions ? Leur organisation : l'Islam repose sur un modèle de cellules autonomes, le pouvoir est diffus et de ce fait il favorise les développement. D'une certaine manière, si on extrapole quelque peu, le phénomène est similaire dans les mouvements sociaux.
Les syndicats sont désavoués, les mouvements sociaux deviennent multiples. Du fait de leur transversalité, ils sont qualifiés de « sauvages » par les puristes de l'organisation « verticale ». Pourtant nous sommes contraint de relever que la pluralité des mouvements sociaux et de leur mode d'expression est le témoignage même de la toute puissance identitaire que l'organisation verticale et centralisatrice chercha à étouffer durant de si longues années. Politiquement, les puissances ont toujours eu peur des individus capables de se grouper et de s'organiser. Le pouvoir s'est d'ailleurs empressé de recourir à la répression pour contrer certains comportements. Toutefois, la force identitaire est également un puissant moteur de guerre. Et les tensions commencent à apparaître lorsque les communautés sont en mesures de se structurer pour affronter certains adversaires. Les cellules autonomes sont d'ailleurs plus difficiles à repérer et à démanteler. La preuve étant faite avec Al Qaïda que Nicolas Sarkozy a bêtement provoqué avec son dernier coup d'éclat sur la burqa. Mais internet n'est pas un outil terroriste pour autant. A moins que l'on considère que l'existence d'un individu est une potentielle menace terroriste. Je vous laisse juger de cela.
Il ne faut pas se leurrer, il existe des moyens de fédérer. Même si la fédération n'implique pas nécessairement la domination d'un seul. L'une des techniques les plus intéressantes à réaliser repose sur l'unification volontaire des individus autour d'une idée et d'une bannière. Si on aborde la question sous l'oeil des affaires, on parle alors de marque. Une marque est un moyen extraordinaire d'établir une relation et de servir un objectif politique. Qui parle d'objectif politique entend par là une organisation des actions individuelles en une action atomisée allant dans un sens stratégique déterminé démocratiquement. Le problème et la fracture qui existe entre les sphères politiques et les communautés en ligne vient essentiellement du fait que le droit de parole de ces communautés n'est absolument pas respecté. L'ambition individuelle prime encore dans l'attitude des français. C'est une maladie psychique dont souffre notre pays. Elle a pour pathologie le désir profond d'être un petit chef qui confond écoute et contrainte. A titre d'exemple, j'aimerais citer une lointaine période où j'administrais un blog ayant vocation à étudier, présenter et diffuser la pensée libérale dans toute sa richesse. L'UMP m'avait un temps mis en lien, mais rapidement, lorsqu'il fut question d'établir un contact avec le parti, il s'est révélé que cette organisation totalitaire se fichait éperdument de l'opinion individuelle. Le même phénomène est caractéristique des autres partis français qui disposent d'un réseau de blogs où, curieusement (?!), l'aspect participatif fort appréciable en démocratie et sur internet était tout bonnement supprimé : impossible d'écrire un commentaire et de débattre. La démocratie pose problème dans le pays des Droit de l'homme et du citoyen.
La recherche identitaire qui est amorcée et qui passe inévitablement par la manifestation parfois extrême d'opinions aura pourtant raison à plus ou moins long terme de la structure en place. Alors un peu de neutralité et de pluralité seraient les bienvenues dès lors où nous disposons tous du pouvoir extraordinaire que permet la libre circulation des idées via le canal internet. Ces propos sont évidement utopique, car concrètement, l'équilibre n'est humainement atteint qu'après que les conflits aient éclatés et que la violence ai eu raison des conservateurs.
18:19 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, burqa, ump, internet, communauté, référencement
14.06.2009
Référencement : Un Diplomate Free-lance
Comme annoncé il y a peu, il m'a été possible de suivre la formation en référencement que vous pourrez trouver en saisissant simplement dans Google le mot "référencement". Vous ne pouvez pas la rater, c'est en règle générale le premier site affiché après le lien sponsorisé de AdWords. Aujourd'hui, j'échangeais avec un jeune créateur d'entreprise sur la question du référencement. Cette technique s'appuit bien entendu sur un aspect informatique qui consiste à découvrir les fondamentaux de l'algorithme des moteurs de recherche afin que les sites soient optimisés pour une meilleur indexation. Mais rappelons nous, alors que le référencement commence à devenir le mot "magique" du web, que ce qui semblait jusqu'ici être une petite technique de webmaster et blogger diffusant leur site entre eux devient à présent le nerf de la guerre.
Comme toute technique jouant un poids commercial stratégique, il est primordial d'avoir la fibre commerciale mais également une grande écoute à donner. Pour ma part, comme beaucoup d'autres, je cherche à développer un système, un processus en vérité constitué sur des outils et des techniques aisément reproductibles et adaptables au cas de chaque client pour remplir pleinement les missions qui peuvent m'être confiées. Depuis quelque temps, il m'est apparu qu'en vérité le référencement était là pour vendre de l'harmonie à l'internet. C'est un peu comme de la diplomatie. Je travaille pour un client, par exemple, qui souhaite améliorer son positionnement, à partir de là je vais naturellement auditer son site et lui fournir plusieurs propositions concrètes pour que celui ci réponde clairement aux attentes du moteur de recherche. Mais aussi et surtout, je vais initier mon client au "monde fabuleux de l'économie de l'information", afin qu'il dispose des résultats de mes recherches et puisse profiter ainsi de ces avantages pour pouvoir réaliser quelques bénéfices (je vous dispense également sur ce blog quelques notions de base sur cette économie naissante et qui prend de plus en plus de place dans le quotidien de chacun).
La valeur ajoutée, qu'elle est elle ? Lorsque vous regardez par la fenêtre de votre bureau où que vous marchez dans une rue commerçante, ce que vous pouvez voir c'est à la fois une économie de proximité (si vous êtes dans un village surtout) et industrialisée (principalement dans les villes). L'économie de l'information est différente de ces bases, elle ne conserve que la proximité en intégrant certaines notions démocratiques et méritocratiques qu'il est utile de connaitre. Bien entendu, pour pouvoir les identifier, il est préférable d'avoir quelques notions solides en droit, en économie, en psychologie sociale, en marketing... bref de s'intéresser à tout. Et n'est ce pas justement le travail d'un référenceur ? Je repense à cette fameuse phrase donnée par Ranking Metrics durant la formation à Paris : "Le référenceur doit connaitre le sujet qu'il doit référencer, sans ce pré-requis, il ne pourra rien positionner". Par conséquent, un référenceur se forme sur le terrain, au gré de sa clientèle et de ses missions. D'une certaine manière, un référenceur est "diplomate free-lance".
16:33 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : google, internet, référencement, wikipédia, réseaux sociaux, site, blog
06.06.2009
Un métier à part entière
Aujourd'hui, il n'est pas question d'aborder un sujet profond fondée sur une réflexion plus ou moins fine. Enfin, il n'en est que partiellement question.
En fait, il est question de professionnalisme. Durant toute cette semaine, j'ai eu l'occasion de suivre une formation auprès de l'organisme disposant de la plus forte reconnaissance dans le secteur du e-business : Ranking Metrics. Si par moment la formation paraissait un peu décousue, une fois les slides en main et les notes organisées ont découvre alors la richesse de ces connaissances ayant été centralisée en ce lieu et sur LE site du référencement francophone.
Au cours de cette formation, j'ai pu rencontrer certains individus, tous exerçant plus ou moins directement dans le web (e-commerce, web designer, référenceur, conseiller en e-marketing). Les discussions que nous avons eu ont mis en valeur certaines réalités que j'ai déjà pu constater : l'internet est considéré comme un secteur d'individus ne travaillant pas. Pourquoi ? Est ce à cause de l'image que l'on se fait des Googlers ?
Je pense qu'il y a clairement une méconnaissance des techniques, des objectifs, des moyens. Certes, le web s'applique sur une organisation très "open source", mais son professionnalisme et la rigueur qu'il nécessite sont la pierre angulaire de son succès. A mon avis, il faut anoblir ces professions car elles ouvrent les portes d'un monde complètement nouveau dans lequel le savoir et les perspectives changent radicalement. La clé de voûte de l'ensemble, si je puis dire, est sans doute la maîtrise en référencement. Car qu'est ce que le référencement ? Certainement une technique, Olivier Duffez l'aborde ainsi sous un oeil très "informatique". Mais il s'agit plus, selon moi, d'une activité se rapprochant de la diplomatie car en fait nous nous trouvons à la frontière de toutes les activités lorsque l'on est référenceur. Il s'agit d'une mission stratégique mobilisant des ressources importantes et devant apporter un conseil pointu pour que les objectifs voulus par le "big boss" soient accomplis. C'est un long travail au coeur même de l'économie de l'information. L'informatique n'est que l'aspect technique en vérité. Ce qui importe essentiellement c'est le talent avec lequel la technique va être exploitée pour concrétiser une réalité.
La formation dispensée par Ranking Metrics est sans doute la première pierre à la création d'empire dans le domaine du e-business. Et une nouvelle page de l'histoire du conseil et du business est en train de s'écrire. Je vous invite donc naturellement à découvrir ce site et les formateurs si vous cherchez un jour à mieux comprendre ce dont il est question lorsque l'on parle du web et des professionnels du secteur.
15:53 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : webrankinfo, ebusiness, internet, référencement, réseau social, olivier duffez, fabien facériès

