20.12.2009

Science des réseaux : le travail et les hiérarchisations, un état de nature

La stérilité des débats politiques ne surprend plus personne. A chaque évolution sociale, une offre commerciale innovante se met en place. L'une d'entre elle fut la communication politique. Mais n'oublions pas aussi qu'à chaque évolution technologique se met en place une réaction sociale. On débat déjà suffisamment de la recherche de contrôle que nombreux politiques et gouvernements cherchent à mettre en place sur l'internet, aussi il serait bon de quitter les débats de forme pour entrer dans un sujet de fond particulièrement déplaisant pour la culture française tant elle est amoureuse de l'illusoire égalité que confère la Loi.

00010212.jpgVous allez me dire que la question des réseaux et de la politique est une affaire évidente. Les rumeurs liées à l'exercice d'un pouvoir grâce à de « puissants réseaux » hantent déjà sous toutes les formes possibles et imaginables les fantasmes populaires. Aussi, comme il est ici question de science, non pas d'imaginaire mais d'observations pratiques, froides et contestables sur les bases uniques d'argumentaires fondés, prenons le temps d'étudier la structure sociale dans son organisation naturelle, c'est à dire pyramidale. Prenons aussi le temps de mettre de coté le caractère revendicatif des différents théoriciens de la Gauche : le caractère animal de l'homme n'est pas à prouver et son fonctionnement essentiellement primaire et bestial dans l'organisation de ses civilisations est une affaire d'anthropologie qui, elle même, est maintes fois saluées par les cercles intellectuels. Les différentes structures sociales des autres espèces animales se caractérisent par des individus dominants capables de gérer et administrer la meute. L'intelligence est variable dans ces communautés, et les écosystèmes semblent parvenir à s'auto-réguler logiquement. Au fond, l'Homme a, depuis environs deux cents ans, transformé son écosystème en instituant la Loi et en faisant pénétrer la Loi dans tous les aspects de la vie courante. Qu'est ce que la Loi sinon le rêve désespéré de prendre contrôle sur un environnement et de le transformer pour satisfaire quelques visions : un raccourci intellectuel approuvé de tous par voie démocratique ? Bien sûr, son mode d'organisation a permis l'émergence du progrès technologique et intellectuel en affranchissant une part de la population d'une forme de despotisme éclairé qui se voulait modérateur : souvenons nous bien que la mitrailleuse fut inventée sous le règne de Louis XIV, présenté à celui ci et interdite sur sa décision solitaire de commercialisation et de développement à grande échelle sur le motif que cette arme avait un potentiel destructeur bien trop important et malsain pour les hommes. Toutefois, pourquoi regretter une époque alors que la transformation de la société telle que l'Histoire la raconte est en fait le simple fait d'une évolution logique, technologique, intellectuelle et sociale ? Il est préférable d'être confiant en l'aventure humaine, même si celle-ci est souvent entachée de sang.

L'équation à plusieurs inconnues décrites dans la présentation du temps de la Science des réseaux est toujours en marche. Nous apprenons juste à la ressentir, peut être à la conceptualiser, même si nous sommes encore incapable de l'écrire. Pourtant, tout travail entrepris au fil du temps, semble aller dans cette direction. Et s'il était primordiale de commencer cette nouvelle pierre portée aux articles sur la Science des réseaux par un rappel historique, une approche politique dépourvue de passion et traitée dans la froideur scientifique et anthropologique, c'est parce qu'il n'est d'aucun doute qu'une sélection naturelle accompagne dors et déjà les transformations et la levée des variables inconnues de l'équation continue. C'est en ce sens que l'idée est maintenant d'aborder la hiérarchisation des systèmes naissant et de comprendre les nouvelles organisations sociales s'instituant d'elles mêmes. Notons que ces pensées furent déjà transcrites et complétées de nombreuses fois par le passé, preuve qu'elles sont en court de développement et de matérialisation : l'évolution n'est pas encore équipée de la fibre optique ! Une hiérarchisation fondée sur une forme de despotisme qui n'est pas le fait d'une gouvernance de la machine sur l'individu comme le considère une certaine bourgeoisie devant se penser touchée par l'illumination et affirmant avoir détecté en des géants comme Google ou Facebook un univers de surveillance de la vie privée, la perspective terrifiante d'un Big Brother façon 1984. Le conspirationnisme est peut être la pire maladie qui fut héritée du Moyen-Âge et qui vient pourrir l'équation globale en justifiant la hiérarchisation la plus franche et la plus violente qui soit : Adieu l'égalité rêvée des hommes. L'homo faber décrit par Hannah Arendt est une créature bien utopique en ce sens où il n'est en vérité que le cas de quelques unes des créatures humaines, les chefs de meutes d'une certaine façon. Il est le prototype même d'une classe dominante qui ne se veut pas sortie de la pensée marxiste, ni même des prestigieuses écoles instituée par la Loi, qui, rappelons le dans cette partie de l'article, reste l'outil par lequel l'Homme a essayé de se faire citoyen et donc de s'affranchir de son animalité. L'homo faber est le fait d'un autre degré de compréhension. D'autres critères de sélection et de rayonnement. Voici une idée forte et nouvelle : le rayonnement. En information nous sommes en mesure de distinguer quelles sont les idées fortes qui peuvent rayonner, tout autant que certaines réactions physiques provoquent des rayonnements magnétiques plus ou moins intenses. L'information est un corps immatériel, une entité disposant d'un pouvoir magnétique capable d'amorcer des mouvements à grande échelle. Là encore, je vais me permettre d'évoquer certains outils que Google mets à disposition des Webmasters : le générateur de mot clé, ainsi que Google Analytics et Google Adwords sont des outils permettant de représenter la puissance de certaines idées par des composants combinés de différentes façons : les mots clés, le nombre de fois où ils furent saisis et la valeur financière que l'on peut associer à ces mots clés, par exemple.

Sans réellement le vouloir, ou peut être en étant que partiellement conscient de ce que l'entreprise Google Inc apportait au monde en fournissant de tels outils, voilà que nous sommes maintenant capable de quantifier la puissance de l'information, non plus seulement sur une base théorique de diffusion de l'information par une approche frontale (télévision, radio, presse écrite) mais en mettant en confrontation les intelligences et en poussant ainsi les sources de ces émanations d'idées à se qualifier et à s'affirmer dans une lumière nouvelle : l'être humain qui s'ignorait peut maintenant être conscient de sa présence dans le réseau et être en mesure d'influencer le développement de celui ci en devenant lui même source d'une plus ou moins forte énergie. Le travail qui se cherchait, qui avait atteint des degrés de répétition et d'abrutissement qui eurent pour consécration notre tristement célèbre bureaucratie, c'est à dire l'art de ne rien produire tout en mobilisant des ressources et des compétences travaillant sur elles à des fins qu'elles ignorent elles mêmes, se retrouve confronté à une forme de concret et de décisionnel accéléré. La prise de décision détermine la position pyramidale et soumet les individus du système dans une logique nouvelle. S'agit il du développement de l'intelligence ? La question est encore posée, et j'essaie d'y répondre depuis longtemps. En tous les cas, il s'agit d'une organisation transversale qui se veut dépourvue de l'influence d'un mandarin et oblige la collaboration sous peine de mort. Comme je le disais, l'évolution et l'histoire est écrite en lettre de sang. Nul doute que ce que les évolutions technologiques, intellectuelles et sociales qui se produisent en ce moment se verront racontées par des historiens trempant leur plume dans l'encre rouge. Les forces en mouvement se trouvent qualifiée par des points d'énergies de plus en plus nombreux qui concentrent autour d'eux et en eux des flux d'informations, d'émotions et de décisions non justifiés par l'écrit de l'homme moderne. L'homo faber, prototype mutant, est sans doute en train de naître au grand jour. La hiérarchisation du système en des strates non déterminée par la Loi mais par la nature m'inspire un quelque chose de dangereux et de dérangeant pour les classes sociales actuelles : une organisation despotique et totalitaire éclairée par une certaine sagesse et intelligence viendra-t-elle remplacer le désordre actuel ? Le terme désordre est ici considéré par la relation du système avec les traits naturels de l'Homme en tant que créature animale. Le système est un désordre dangereux, et la mise en réseaux des consciences, avec la nouvelle remise en avant de la conscience unique de l'homme, somme des consciences et représentation symbolisée par les outils informatiques mettant en évidence les points de convergences d'énergies et d'émanations d'informations, d'émotions et de décisions, est peut être signe d'espérance même si elle va poser de nombreuses questions et risque de se heurter, une fois encore, à des écueils destructeurs pour l'esprit des animaux laborans restés endormis et sans doute transformés en esclaves.

 

19.12.2009

Science des réseaux : la temporalité, distinction entre macro-système et micro-système

jpg_solar-system-69d8c.jpgCe commencement d'article est une petite dédicace à un de mes lecteurs, et ami, avec lequel j'ai polémiqué durant presque une heure sur la « non-existence ». Sans toutefois révéler, pour le moment, ce que signifie la « non-existence » de la science des réseaux et des concepts que je vous propose, il serait dommage de ne pas en remettre une couche en jouant le processus entamé par Descartes lorsque celui ci tentait de « penser » chaque chose du monde : remettre en cause le monde, la vie, le temps et le moi. L'échelle est d'importance, elle met en évidence la systématisation et les flux dimensionnels, souvent antagonistes, qui composent le monde. Très souvent, l'erreur en vient à penser que tout ce qui se produit à grand échelle dans une certaine temporalité est la même chose qui peut se produire à petite échelle dans une autre temporalité. Or la logique et la démonstration révèlent souvent la fausseté de cette approche, bien plus encore lorsqu'il est question de chiffrer les événements étudiés.

La temporalité est la première variable déterminante qui souhaiterait se prévaloir du titre de critère de démonstration d'une symétrie conceptuelle, et donc valider une démonstration « scientifique » tentant de regrouper un événement passé avec un événement présent ou futur. Il s'agit évidemment de l'erreur traditionnelle, pourtant pleine d'humilité, dont se rendent coupable les chercheurs en sectionnant le monde pour mieux l'analyser. Mais sans toutefois vouloir entrer dans une considération systémique globale, j'aimerais traiter du phénomène qui se révèle en matière de temporalité dans la science des réseaux. Le temps est associé, non pas à un delta T fixe, mais à un ensemble de considérations qui font que le delta T peut se reproduire à plusieurs reprises dans le temps, ce qui peut donner l'illusion d'un caractère cyclique à l'Histoire. L'illusion est démontrée par les changements d'écosystèmes dans lesquels les événements se produisent. Ainsi, ce qui peut apparaître comme étant une reproduction d'un événement passé en micro-système est en fait la prolongation d'un ensemble continue en macro-système. On remarque, d'une certaine manière, que tout tend vers l'accélération. N'est ce pas plutôt le fantasme de cette accélération ou le déclin d'une perception ? Le monde change. Oui, mais son changement est il plus rapide ou plus lent ? N'est ce pas plutôt parce que nous sommes maintenant suffisamment évolué pour pouvoir quantifier ces changements que nous sommes en mesure de dire, en partant d'un delta T, que les choses s'accélèrent ou non ? Cette démonstration pousse à l'affirmative logique. Et c'est bien son objectif : conduire à s'interroger et à jouer le rôle de Descartes en son temps, sur ce qu'est réellement le delta T, ce temps que nous pensons perdre ou que nous essayons de garder, d'économiser comme une denrée rare !

Les interactions entre système, c'est à dire ce que l'on peut définir comme étant un « réseau », n'est pas une question de cycle et d'éternel recommencement comme on l'a longtemps cru du fait de l'influence écrasante de la pensée « mécaniste » (jugé logique, paraît il...) sur l'ensemble des composantes d'un système humain : micro-système essentiellement, cela afin d'expliquer le macro-système. L'évolution est une question bien sensible qui peut souvent attiser le désir de prédire son explication absolue, comme l'écrivaient Etienne Klein et Marc Lachièze-Rey dans « La Quête de l'Unité ». Bien entendu, l'approche de ces auteurs est tournée vers la Physique, mais pour ceux qui l'ignore, l'Histoire des sciences humaines, et des sciences en règle générale, est une histoire marquée par la pensée « mécaniste » qui consistait à traduire toute chose en variables mathématiques, en lui donnant une définition précise, voulue rigoureuse et essentiellement micro-systématique, conception tirée de la richesse du savoir Physique et de sa Noblesse gagnée par les âges et les démonstrations pragmatiques. On a essayé de faire de l'économie et de la finance deux sciences en leur offrant des formules mathématiques (mais la science économique est plus jeune que la science physique dont les fondations remontes à l'Antiquité, alors la finance n'en parlons pas). On a tout autant essayé de faire de la politique une science par le même procédé. Rappelons qu'il peut en être jugé philosophiquement ainsi, puisque K. Popper insistait sur la règle pouvant être contesté comme étant la justification de l'usage du terme « science » concernant une discipline, et aussi que la science avait pour fondement la philosophie. Il peut en être ainsi, disais-je, mais uniquement dans le cadre de la politique, dont la philosophie première est évidemment le droit. La philosophie économique reste à inventé, car malgré l'apparition des doctrines de « croissance », « décroissante », « croissance durable », « croissance soutenable », aucune n'est réellement confrontée au concret, à son jugement froid et déterminant : trop de passionnel en économie. Et au moins tout autant en politique.

Les réseaux qui sont les interactions de ces différents systèmes ne peuvent être clairement analysés dans le delta T par une réflexion spontanée, provoquée par l'expérience ou le savoir-faire politique, économique, social, ou que sais-je encore. La faute principale de ceux qui analysent les réseaux est en fait leur aptitude malsaine à avoir une approche subjective des événements en s'extrayant du système. Un beau paradoxe, n'est ce pas ? L'objectivité dans l'étude du réseau, dans sa temporalité, c'est à dire la considération multidimensionnelle du temps, de l'espace et des forces, ne peut s'obtenir qu'en s'intégrant en tant qu'individu dans ce réseau, et non pas en appliquant cette doctrine saugrenue qu'est la pensée mécaniste : le monde est une machine, l'homme peut la contrôler ! A cette vérité inhérente à la pensée « mécaniste » je réponds par un grand rire nerveux considérant la bêtise d'une telle idée. Chaque être humain est une force, il est source d'un développement, d'un enrichissement. Même lorsqu'il se contente de jouer à la belote avec ses compagnons de vie, il est source d'enrichissement humain. De ce fait, dans les réseaux, il impulse une force. Le micro-système, auquel il appartient, se positionne dans le macro-système, les interactions de forces vont déterminer un résultat logique dont l'équation initiale est intensément complexe. Mais surtout, cette équation ne se compose pas d'un ensemble de variable fixe, mais d'un corps de variables inconnues. La science des réseaux nécessitent de ce fait une puissance de calcul et de systématisation des éléments par virtualisation de ceux ci que seul l'outil informatique, à ma connaissance, soit en mesure de réaliser. Il faut toutefois rester prudent sur la confiance totale en l'informatique, car celle ci n'est qu'un moyen, et le delta humain est l'élément déterminant de son organisation.

En conclusion, je vous invite à repenser, et surtout « toi » (qui te reconnaitra), l'approche purement mécaniste qui consiste à faire preuve d'autant de subjectivité dans la considération du monde et dans son anticipation. N'avez vous jamais remarqué que les événements ne se produisent jamais comme vous l'attendiez ? La solution à ce dilemme vient peut être des profondeurs de la compréhension du macro-système et de la négligence de la conscience du micro-système. Chacun trouvera sa définition, et j'espère avoir l'occasion d'en débattre avec vous.

 

13.12.2009

Science des réseaux : étudier la force de conviction

La mise en relation des consciences est un sujet qui fut déjà traité à plusieurs reprises, et qui fascine maintenant certains universitaires. Bien entendu, le temps que le monde « commun » se penche sur cette question du « vivre en ligne », nous avons tout le loisir de réfléchir à ces bouleversements sociaux qu'apporte la mise en relation des convictions et des idées. Et peut être, pourquoi pas, d'en retirer modèle d'économie. La science des réseaux est un concept qui n'existe pas ! Soyons en certain, mais qui pourrait peut être apparaître et obtenir, un jour, une reconnaissance sociale et universitaire. La sociologie, et son émanation économique (le marketing), se pose déjà bon nombre de questions sur le réseau, mais le résultat de ces recherches reste bien limité. Les échantillons qui influencent les travaux des spécialistes ne se penchent pas assez sur la force de conviction, c'est à dire sur l'idéologie ou la croyance. Pourquoi ces deux vecteurs de mouvement et de décision retiennent ils ici mon attention ? Parce qu'ils ont un poids déterminant dans la mise en pratique d'une attitude, d'un système politique ou bien dans l'acquisition d'un bien.

La force de conviction est un concept qui, lui aussi, n'existe pas vraiment, même s'il fut assimilé au religieux et à l'importance dogmatique dans la pensée de Jean-Claude Guillebaud. Considérons la force de conviction comme un delta déterminé par convention comme le moteur de la transmission de l'héritage traditionnel, de l'histoire d'une civilisation passée aux générations présentes. Si je pense, comme dit dans mon introduction, que les sociologues et marketeurs ne se penchent pas assez sur cette question c'est tout bonnement parce qu'eux mêmes sont les émanations d'une éducation et d'une tradition dont le but et la finalité restent évanescente puisque évolutive (un homme née, grandis, apprends, transmets et meurt : mais l'héritage reçu n'est pas celui transmis). Une seule chose est constante en vérité, non pas l'usage actuel, étudié par le sociologue ou le marketeur, mais l'évolution de cet usage, c'est à dire la faculté intellectuelle a anticiper les événements grâces à la conceptualisation, c'est à dire à la prise de recul sur la globalité des situations et événements en cours.

En partant de cette déduction logique, nous pouvons alors affirmer que le réseau est un instrument de chiffrage et de restitution fidèle de ces systèmes complexes, que l'on peut aussi éventuellement définir comme le circuit de communication des informations ayant une valeur déterminante dans les mouvements de masse et les mouvements individuels (sortie le weekend, décision politique, achat, échanges personnels ou professionnels). Si nous devons déterminer une logique globale à ce système, je vous proposerais de considérer ce que je nomme « le principe ARP » : Action, Réaction et Prolongation. Schématiquement, ce principe signifie l'existence d'un système antérieur, c'est à dire disposant de son histoire, et des éléments actifs provoquant l'apparition d'une énergie : la force de conviction. Afin d'être plus pertinent, et de ne pas trop vous complexifier la visualisation de cette représentation, je vous invite à considérer le dogme comme sujet.

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Dans cette représentation graphique, le dogme se joue entre 4 entités différentes. Comme vous pouvez le percevoir, les flux échangés sont distincts et donc adaptatifs, pourtant ces flux forment un même corps similaire dans sa « matière » (la flèche noire). Nous remarquons à la fois la distinction tout autant que la similitude, c'est ce que nous nommons l'information. La puissance du réseau repose sur la quantification de cette information, et rien de mieux que de se rapporter au célèbre moteur de recherche Google pour comprendre ce dont il s'agit. Google considère la requête comme source d'information et représentation de l'information. Le système y associe une valeur numérique et, grâce à son algorithme, lui confère un positionnement. Les corps que Google intègre dans son fonctionnement (les ronds de couleur) sont à la fois les sites internet, les propriétaires de ces sites, les sites les liant, les internautes les parcourant et les mots clés utilisés pour les retrouver. En confiant à ces requêtes une valeur numérique, Google érige des dogmes. Qu'est ce qu'un dogme ? Une information à laquelle on a conféré une valeur stable : le sacré n'étant que la caractérisation d'une information par la valorisation de celle ci.

Le principe ARP permet de considérer non plus seulement les corps, mais aussi l'environnement (le cadre dans lequel flèches et ronds de couleur se trouvent). L'action est visuellement représentée par ces flèches noires. Si nous devions représenter la réaction, alors les ronds de couleur seraient amenés à changer de forme et de ce fait transformerait également le système dans sa globalité, ce que l'on considère sur la durée comme la prolongation d'une interaction. Une interaction n'a pas réellement de raison d'être, mais pourtant elle est, c'est pour cela que je considère que la « force de conviction » qui mobilise les ressources décisionnelles et leur production personnelle ou globale est une delta actif déterminant, il est l'information qui influencent les corps (les flèches noires) et de ce fait, l'environnement. Il n'a ni commencement, ni finalité, mais il est continue. C'est un peu comme cela que l'internet révèle l'existence d'un flot continue d'information en mouvement. La force de conviction peut aussi être assimilé au « web », c'est à dire la Toile d'information relié les unes aux autres. L'internet est le corps qui évolue, il est le monde, la virtualisation de la réalité, car la force de conviction s'exprimait bien avant que l'internet n'existent et l'on a chercher à la quantifier bien avant que les outils d'analyses et que Google ne commence à le faire.

En sociologie tout autant qu'en marketing, l'importance est en fait de considérer la force de conviction comme étant une matière première et d'essayer de comprendre comment elle est en mesure d'influencer dans un sens ou un autre le monde, les usages, les mœurs et les idées. Comment elle peut provoquer la décision dogmatique. Bien sur, les répercussions sociaux politiques et économiques seraient conséquentes : c'est une motivation essentielle pour développer réellement (et ne plus faire semblant) la science des réseaux.

01.12.2009

Le mystère de l'intelligence

blade-runner-eye1.jpgLes semaines passent, les questions restent et s'enrichissent. L'équation globale de progression et de reconfiguration de la société humain se poursuit, et les inconnues du calcul se dévoilent en souffrance : si vous allumez la télévision, écoutez la radio ou lisez les actualités sur internet, vous découvrirez sans grande surprise que le monde se déchire et que la souffrance reste la seule constante quotidienne. En période de crise cela est bien dommage. Mais c'est ainsi. Une forme de normalisation dans les attitudes segmente en deux la réalité : on savait déjà que la France était un pays devenu ”schizophrène ” avec l'âge, on ignorait encore ce que cela signifiait. Maintenant, certaines pistes peuvent être explorée.

Ce que j'identifie comme le mystère de l'intelligence est en fait le passage d'une identité à une autre. Il est de bon ton de considérer que toute chose à une fin, une forme d'unité physique et mathématique dans laquelle la pensée se veut immobiliste et mécaniste. Ne prenez pas peur, pour vous donnez quelques exemples simples : un employé n'est plus attaché à la Maison qui le nourris et lui permet d'exister et de s'affirmer comme personnalité, le rapport à l'entreprise a depuis longtemps changé et même les dirigeants semblent avoir adopté cette distance malheureuse et destructrice qui veut que l'employé soit simplement un élément mécanique dans un projet (le règne du fonctionnaire). Pourtant le paternalisme catholique avait su réviser cette position... Quoi qu'il en soit, en contradiction avec cette pensée purement utilitariste émerge des océans de l'inconscient adaptatif, la psyché humaine si on peut dire, une attitude au fond plus humaine, sensible et spontanée dans laquelle le mérite et l'intelligence déterminent le rang social. Une forme de renaissance de l'idéal républicain originel au cœur d'une république française corrompue par quelques taches d'autoritarisme utilitariste.

Le mystère de l'intelligence est ici plein et entier car au fond personne ne sait vraiment pourquoi ce phénomène se produit. On a parlé à tort de l'internet, dans sa globalité parlons tout simplement du réseau, comme d'une révolution. A mon sens, il est ici plutôt question d'évolution. D'une évolution en pleine accélération (on passe à la Fibre optique !!). La mise en réseau des consciences est un sujet qui me tiens à coeur et que je traite régulièrement sur ce blog, mais aujourd'hui nous pouvons commencer à voir se matérialiser les premières personnalités affirmées et établies typées « web ». Le « digital native » tel qu'ils furent étudiés en sociologie et psychologie, cette fameuse génération Y, ne serait elle que la première étape d'une évolution en marche ? Une évolution qui vient remplacer l'ordre établi ? Certainement. Un excellent ami étudiant les modes de communication liés au pouvoir, nous livre récemment une de ces études sur le sujet et constate que « la Voix de son Maitre » n'est plus tout à fait une règle absolue et dominante dans les rapports sociaux... Petit aparté, je ne partage pas l'ensemble de la vision idyllique qui est véhiculé dans cette étude, à mon sens toute évolution passe par une phase de remplacement (approche diplomate pour dire « destruction »).

L'internet pousse à révéler une part de l'humain, une double nature : mi animal (donc instinctive et primaire) et une part que je nommerais, au risque d'être taxé de tous les noms, de karmique. Une sorte de conscience unique atomisée qui tend vers un même mouvement unique (le principe de l'unité physique revisité, non pas au travers du prisme de la pensée mécaniste et utilitariste, mais par une approche chaotique, structurée et variable des événements). Internet est un signe de l'évolution. Il vient tout autant changer la société du fait qu'il est fait d'Homme mais régis par des lois autres que les lois positives... une forme de jusnaturalisme numérique sur lequel il est préférable de se greffer plutôt que de chercher à le contrer (qui rime avec « contrôler »). Ecologiquement, car il faut toujours écrire un petit mot sur l'écologie à l'heure qu'il est, le mystère que nous voyons se poursuivre sous nos yeux est l'affirmation de la puissance de la nature sur la volonté orgueilleuse de l'Homme. Au fond, le mystère de l'intelligence est peut être de prendre conscience de cette double approche : être évolutif, soumis aux lois de la nature, travaillant avec elles pour l'explorer, s'explorer et s'enrichir intellectuellement et économiquement.

23.09.2009

Quand la loi n'est plus qu'une affaire privée

 

765247.jpgVoilà quelques temps que le dossier Clearstream fascine. Cette affaire aux allures de thriller financier mettant en scène les services secrets, les grandes dynasties industrielles et les plus hautes instances du pouvoir se révèle être la remise en cause fondamentale d'un système juridique en fin de vie. Le domaine du Droit écrit s'étant largement étendue, nous assistons aujourd'hui à sa transformation et à son rejet pur et simple par les différentes couches de la société civile. Dans le domaine du web, et plus particulièrement suite aux projets HADOPI qui réalisèrent un coup de pub fabuleux au Creative Commons, la notion juridique n'apparait plus comme étant une donnée inébranlable et absolue mais comme une option.

L'affaire Clearstream, tout comme la résistance des internautes, va mettre à mal un secteur ayant sérieusement besoin de s'adapter aux réalités car on aimait dire que le propre de la Loi, jusqu'à présent, était de s'appliquer à tous dans l'intérêt de tous. D'une certaine manière, cette définition précisait le caractère contraignant de la Loi. Afin de la faire passer en douceur, on complètait généralement cette définition par l'idée que la Loi est produite par des hommes et femmes choisis démocratiquement. Ceci étant dit, nous sommes contraint de considérer au dessus de cette définition aisée les organisations politiques, et plus exactement le système des partis. Ils furent les acteurs principaux de la déformation de cette définition.

Tout est affaire de partis et de privé, non de démocratie. L'affaire Clearstream tout autant que HADOPI sont deux manifestations de ce détournement qui condamnent le Droit écrit au profit d'un Droit semi-écrit et semi-coutumier paradoxalement individuel. Dominique de Villepin, après sa formidable ascension, pourrait bien devenir un des hommes les plus puissants de France grâce à son ennemi mortel Nicolas Sarkozy. En effet, le président de la République, souhaitait certainement la politisation de ce procès estimant sans doute que celui-ci serait une nouvelle fois l'expression de sa toute puissance sur le pays. Mais en faisant cela, Nicolas Sarkozy a donné à son opposition réelle (et non pas à cet ersatz politique que l'on nomme « gauche ») une tête de fil, une icône.

La politisation qui se joue en ce moment même aura des répercussions profondes sur le paysage juridique et politique, à court, moyen et long terme. Une faute stratégique de la part d'un homme qui jusqu'ici semblait briller par son aptitude à savoir semer autour de lui le chaos et le désordre pour se maintenir en place. Une carte à jouer pour toute personne souhaitant faire bouger les choses. Le droit se révélera progressivement comme outil des affaires privées des clans, et sa transformation devra nécessairement en suivre. L'usage fait de la Loi par l'Élysée est un usage condamnable. On ne peut considérer la Loi, le fruit de la société issue des citoyens, comme étant un instrument que l'on vend aux personnalités du monde économique. Pourtant, la France souffre encore de l'illusion qu'elle maitrise son Droit. Et le réveil sera, lui, difficile.

En bon avocat, le président de la République a traiter le pouvoir législatif avec mépris. Mais à son grand tort il a osé s'attaquer à trois types d'individus qu'il aurait mieux fait de laisser rêver : les journalistes, les informaticiens et les républicains. Il semble toutefois juste que le micro-président ai su se positionner de la sorte, puisqu'il est né des déviances de la Loi et qu'il a appris à user de la Loi comme celle ci lui avait appris : Le créateur (Le Droit) qui engendre la créature (Nicolas Sarkozy) qui détruira le créateur (Le Droit-La Démocratie). Un cycle curieux qui se reproduit une fois encore, mais cette fois pour le compte de M. Sarkozy : le créateur (Nicolas Sarkozy) qui génère la créature (Dominique de Villepin) qui détruira le créateur (Nicolas Sarkozy). On dirait presque une Loi universelle... Ironie de la vie qui nous réserve en tous les cas, un superbe affrontement dans l'arène judiciaire.

 

12.08.2009

Propriété intellectuelle & nom de domaine ?

dossier-msn.pngIl me semblait, mais peut être me trompais je, que la propriété intellectuelle était un droit compliqué qui avait pour but de protéger les créations des citoyens comme si c'était un bien physique. Pourtant, dans la seule dimension que l'homme ai pu créer et qui le rapproche le plus de l'éternité, à savoir Internet, l'on ne dispose pas d'un droit de reconnaissance universelle des biens intellectuelles. Le nom de domaine, par exemple, est un bien acheté pour la durée d'un an. Si nous voulons le conserver, il est nécessaire de le racheter l'année d'après, sinon il pourrait bien être vendu à un autre. Bien sur, il existe et persiste une garantie mais celle ci coûte plus de 200,00 € et n'est garantie que 10 ans : le dépôt de la marque ! (un nom de domaine coûte environs 10,00 €)

Il me semble qu'il y a une curieuse différence entre ce que nous nommons propriété et ce que nous possédons réellement. Mais il en est de même pour pratiquement tout en société. Prenons par exemple une maison, ou bien les revenus que nous gagnons par le fruit de notre travail, tout cela est naturellement taxé (sur taxé ?) par l'Etat qui s'arroge le droit de déterminer qui est propriétaire de qui ne l'est pas. Bon, je l'avoue. Il est possible que mon propos soit quelque peu extrême. Mais pourtant, cela n'est il pas du même acabit ?

Il se trouve que j'aime le droit, en plus d'aimer les évolutions du web. Lors de mon année d'étude, à l'Université de Rouen, un de mes professeurs dont je ne donnerais pas le nom ici, expliquait que la République des Lumières est une république de petits propriétaires. Cela signifie que tout citoyen doit devenir propriétaire de son outil de travail, de son bien, et que l'Etat doit l'aider à cela. C'est peut être une vision quelque peu marxiste de l'Etat, et encore, car le travail est au coeur même de ce raisonnement et les Lumières étaient des libéraux, pour la plus part (Marx aurait il été un libéral ?). Alors la question reste en suspend, qu'est ce qui a bien pu se passer pour que l'Etat produise certains (ironie) viols de la liberté et de la propriété des individus ? Bien sur, nous ne vivons pas éternellement, mais nous devrions jouir de notre bien acquis en le léguant à qui nous désirons, par exemple, sans que là encore l'Etat ne viennent picorer le fruit de toute une vie, méprisant d'une certaine manière, et je suis diplomate de le dire ainsi, les efforts d'une vie entière !

Le nom de domaine, le fruit de l'esprit d'un individu, c'est la même chose selon moi. Nous construisons autour d'un nom, une identité (en tant que Chargé de référencement je pourrais vous en dire long sur le nom de domaine). Lorsque nous acquérons ce nom, nous en devrions en être l'unique propriétaire. Nous devrions pouvoir décider si nous souhaitons le vendre ou non, non pas payer chaque année un droit d'usage supplémentaire. Bien entendu, cela soulève des questions fondamentales comme le fait de rémunérer les agents de l'Etat, les fonctionnaires qui ont choisi (ironie ?) de donner leur vie pour le peuple (ironie ???). Ils sont quelques uns quand même à pouvoir vivre grâce aux impôts que l'on verse à l'Etat. Mais tout de même ! Ces gens là font, lorsqu'ils deviennent fonctionnaire, le choix volontaire de sacrifier leur liberté et leur existence toute entière au service de l'Etat. C'est d'ailleurs ce qui encadre très clairement leur contrat, et c'est ce qui justifie les avantages et le pouvoir dont ils peuvent disposer.

Je ne souhaite pas ici que l'on accuse les fonctionnaires d'être les causes indirectes de la destruction du droit de la propriété. Mais j'aimerais vous faire réfléchir, vous qui me lisez, sur cette question fondamentale : est ce que cela vaut vraiment la peine de travailler si la conséquence finale est que ce travail en nourrisse un autre ? En l'occurrence, si je ne souhaite pas m'attaquer aux fonctionnaires, les pauvres subissent déjà suffisamment de critiques (quelques unes étant plus ou moins fondées), je souhaiterais mettre en lumière la classe politique ! Celle ci dispose de la "confiance" (ironie ou moquerie de l'auteur ?) du peuple, alors pourquoi agit il pour autre chose que pour... lui même ? C'est une sorte de fonctionnaire pour 5 ans, après tout. Sa mission n'est elle pas de servir et uniquement servir ? Et en cas de trahison de cet engagement, en cas de la trahison de la confiance accordée par le peuple, qu'est il juste de faire ? Faut il exiger la destitution ?

Lorsque l'on prive un homme ou une femme de sa liberté d'entreprendre, de sa liberté d'être propriétaire, lorsque l'on prive un enfant de perspective sérieuse d'un avenir dans un monde de valeurs et de respect, lorsque l'on abuse de la confiance et que l'on viol dans la chair et l'esprit la confiance et l'obéissance volontaire d'un citoyen, que mérite-t-on réellement ? Bien sur ces gens là ont une force de frappe considérable pour faire taire toute opposition. Bien sur. Mais les fonctionnaires, eux mêmes, qui servent l'Etat, la classe politique et les bureaucrates, pourraient recouvrer leur identité s'il le souhaitait réellement. En 1789, la révolution fut possible parce que même les soldats de la couronne ont refusé de se plier aux ordres violents des agents de la couronne. Un jour, quelqu'un m'a dit que les hommes et femmes de pouvoir vivaient dans la peur en continue... qu'il n'avait que peu de pouvoir en vérité, car le peuple et la foule dispose elle d'une réelle puissance : l'insurrection ! Peut être que cette personne avait raison, au fond...

C'est étrange toutes les questions que soulève un simple nom de domaine... vous ne trouvez pas ?

09.08.2009

Traire la vache à lait

Il faut bien le reconnaître : en France, les citoyens ne sont plus du tout considéré par l'État. Alors que je lis Hannah Arendt (La condition de l'homme moderne), ce qui me choque personnellement c'est que tout le monde se rend plus ou moins compte que les gouvernements successifs ont perdu toute identité et tout pouvoir, que les puissantes oligarchies qui ont essayé de s'extraire du contrôle de l'État on finalement appris à collaborer avec ses rouages... la bureaucratie.

L'objectif qui n'est même plus dissimulé, puisque l'on parle maintenant de chose comme la grippe H1N1 dans le cadre de la concurrence des laboratoires pour fournir le plus vite un vaccin, est évidement de traire la vache à lait : le citoyen français !

Le plus choquant, le plus perturbant à mon sens c'est l'inactivité. Bien sur, on en parle. Il paraît même que de l'étranger, on est au bord de l'explosion. De la révolution ! Mais entre ce que voient les voisins d'à coté et ce que nous ferons réellement n'y a-t-il pas une marge considérable ? La question ne mérite sans doute pas d'avoir une place dans ces lignes, puisqu'au fond l'Histoire a déjà révélé d'elle même que les actions spontanées étaient particulièrement imprévisibles : 1789, Mai 68, Février 2009. Des actions qui se préparaient depuis longtemps.

La différence étant qu'à ces différentes époques, une utopie persistait. Aujourd'hui, la condition du citoyen est de subir sa place dans la hiérarchie sociale. Sans demander son reste ! Les restes de son existence doivent être vendu, aussi surement qu'un jour sa chair le sera. La partie politique de l'existence humaine n'a plus de sens : la politique a de l'importance lorsque les individus cherchent à vivre entre eux, dans le respect d'un certain nombre d'accord (convenances) permettant ainsi à chacun de progresser selon ses souhaits, ses ambitions.

De nos jours, le règne bureaucratique a imposé pour norme que les citoyens ne soient plus des citoyens mais des fonctionnaires. La mission première de tout individu, quel qu'il soit, est de fonctionné. L'annihilation de toute trace d'intelligence, de personnalité, pour que l'on se positionne dans cet étrange schéma où communisme et capitalisme ont fini par fusionner. Si on peut être capitaliste, il ne faut en aucun cas être méritocrate (ce qui est pourtant le corollaire du capitalisme). Politiquement, le citoyen est mort, la seule chose qu'on attend de lui est qu'il fonctionne : qu'il aille voter, qu'il paie ses impôts et qu'ils consomment les produits mis sur le marché par les oligarques.

Une vache à lait ! Voilà tout ce qu'est le citoyen français ! Une vache à lait. Il n'y a pas de vision sur le long terme, on ignore comment tout cela va finir, mais certainement pas dans l'intérêt des gens. A moins que... un espoir persiste. Dans ce livre qu'il m'est donné de lire, Hannah Arendt évoque le fait que la propriété est en elle même une notion importante dans le déclin de la civilisation occidentale. Non pas qu'il faille la supprimer, mais qu'il soit nécessaire de changer l'appréciation que l'on a de la propriété. Cette notion de propriété, est elle même au cœur des préoccupations du mythe de la Cathédrale et du Bazar. C'est peut être une opportunité...

01.08.2009

Microsoft / Yahoo

Il fallait forcément en parler à un moment ou un autre. Aussi, après le déluge d'actualités concernant la baisse des actions suite à l'annonce de l'accord passé entre Yahoo! et Microsoft, peut on encore penser que l'internet reste un terrain ouvert à tous ? La réponse est oui. Bien sur que oui. Ce que les deux titans sont en train de faire ce n'est pas un choix stratégique, c'est un suicide collectif. Le pluralisme est une chose évidente sur internet, on n'aime pas tellement la concentration des forces. Mais pire encore, ce qui fait la différence dans le business model de Google, attaqué par ce partenariat voudrait on nous faire croire, c'est justement d'intégrer cette pluralité.

L'objectif recherché par Microsoft et Yahoo! est uniquement de réaliser un gain, un profit. Or, combien de déviance par le passé on été justifié par l'appât du gain ? Et, autre question tout aussi importante, combien de consommateur ne se sont pas énervé face à la publicité intrusive ? La puissance de l'internet vient du fait que l'internaute peut dire : "Je ne veux pas de votre publicité, je quitte cette plate-forme". Mais aussi "Je souhaite faire un achat ou me renseigner, allons voir la publicité". D'une certaine manière payer Google pour apparaitre dans son index c'est simplement acheter sa place dans un grand catalogue thématique.

C'est essentiellement pour cette raison que les modèles Yahoo et Microsoft sont en déclins. Pire encore, les deux vénérables Maisons auraient peut être dû réagir avec sagesse et non pas avec inquiétude et précipitation. On a beau nous indiquer que cet accord s'est signé au bout d'un an de négociation, il est aussi nécessaire de ne pas oublier que les deux sociétés traverses une phase difficile. D'ailleurs, les analystes ne s'y sont pas trompés et les actionnaires ont fortement pénalisé les deux grands groupes, comme je le disais plus haut. Affaire à suivre ceci dit...

Création d'un blog d'expertise

Depuis un petit moment, il m'est apparu nécessaire de réaliser une segmentation de ma production écrite. Aussi, ai je constitué un blog d'expertise en référencement et e-business. Pour ceux qui pourraient être intéressé, je vous propose de découvrir : Aries Diluna - Référencement, Webmastering, Stratégie e-business.

Kathédral est et restera le blog de réflexion, de conceptualisation. Il fait passerelle entre le professionnel et l'association. Disons que si vous avez un jour des ambitions commerciales via le numérique, ces deux blogs pourraient bien être des sources d'informations stratégiques... Même si pour Kathédral, j'en conviens, il faut parfois se retrouver le cerveau...

En tout cas, je remercie dors et déjà les internautes fidèles au blog grâce auxquels j'ai pu, ce mois ci, faire exploser mon compteur avec plus de 900 visites et plus de 1100 pages vues. Cela m'a fait tout drôle ce matin en regardant les statistiques du mois, alors... merci pour l'attention que vous pouvez porter à mes écrits.

02.07.2009

La recherche identitaire

Internet soulève de nombreuses questions sur le plan identitaire. En effet, passant pratiquement inaperçu, l'explosion lente et progressive des valeurs unificatrices de notre système politique a favorisé l'apparition de nouvelles structures communautaires. Ces structures communautaires ont  servis de référentiel sur internet, ainsi les principes communautaires sont de plus en plus importants et déterminants dans les attitudes des internautes. Il s'agit bien d'une attitude qui aura des répercussions sur la question politique, inévitablement. A ce propos, nous pouvons constater simplement que les internautes ne se privent pas de dire ce qu'ils pensent des attitudes des personnages publiques. Aussi, l'internet devient essentiellement un outil politique. Malgré les doutes persistants quand à l'influence de la CIA dans les affaires récentes en Iran, on peut être en mesure de penser que les internautes savent exploiter l'internet comme un outil de communication et d'alerte qui transcende largement les frontières juridiques et politiques pour mobiliser des ressources extérieur.

Ce phénomène identitaire nouveau appuyé sur la technologie renforce une pluralité des sensibilités et l'affirmation de cette pluralité existante dans les choix et les actes des individus du globe. La quête identitaire et la globalisation amorcée voici quelques années par les puissances financières est certainement en train de perdre du terrain pour être remplacée par un mouvement social d'un nouveau genre. Le rapprochement entre le mouvement social et la recherche identitaire est important car il est significatif de l'émergence de nouvelles normes dans la société. Bien sur, il y aura toujours des contestataires qui préféreront la privation d'identité au profit d'un pouvoir centralisé surpuissant (je pense entre autre à certains journalistes avec lesquels j'ai eu quelques mots). Mais le comportement conservateur n'est pas des plus constructif et il est bien souvent l'amorce d'un déclin. Observons ainsi l'Eglise Catholique qui, après avoir dominé l'Europe, est largement supplanté par l'Islam. La différence entre les deux religions ? Leur organisation : l'Islam repose sur un modèle de cellules autonomes, le pouvoir est diffus et de ce fait il favorise les développement. D'une certaine manière, si on extrapole quelque peu, le phénomène est similaire dans les mouvements sociaux.

Les syndicats sont désavoués, les mouvements sociaux deviennent multiples. Du fait de leur transversalité, ils sont qualifiés de « sauvages » par les puristes de l'organisation « verticale ». Pourtant nous sommes contraint de relever que la pluralité des mouvements sociaux et de leur mode d'expression est le témoignage même de la toute puissance identitaire que l'organisation verticale et centralisatrice chercha à étouffer durant de si longues années. Politiquement, les puissances ont toujours eu peur des individus capables de se grouper et de s'organiser. Le pouvoir s'est d'ailleurs empressé de recourir à la répression pour contrer certains comportements. Toutefois, la force identitaire est également un puissant moteur de guerre. Et les tensions commencent à apparaître lorsque les communautés sont en mesures de se structurer pour affronter certains adversaires. Les cellules autonomes sont d'ailleurs plus difficiles à repérer et à démanteler. La preuve étant faite avec Al Qaïda que Nicolas Sarkozy a bêtement provoqué avec son dernier coup d'éclat sur la burqa. Mais internet n'est pas un outil terroriste pour autant. A moins que l'on considère que l'existence d'un individu est une potentielle menace terroriste. Je vous laisse juger de cela.

Il ne faut pas se leurrer, il existe des moyens de fédérer. Même si la fédération n'implique pas nécessairement la domination d'un seul. L'une des techniques les plus intéressantes à réaliser repose sur l'unification volontaire des individus autour d'une idée et d'une bannière. Si on aborde la question sous l'oeil des affaires, on parle alors de marque. Une marque est un moyen extraordinaire d'établir une relation et de servir un objectif politique. Qui parle d'objectif politique entend par là une organisation des actions individuelles en une action atomisée allant dans un sens stratégique déterminé démocratiquement. Le problème et la fracture qui existe entre les sphères politiques et les communautés en ligne vient essentiellement du fait que le droit de parole de ces communautés n'est absolument pas respecté. L'ambition individuelle prime encore dans l'attitude des français. C'est une maladie psychique dont souffre notre pays. Elle a pour pathologie le désir profond d'être un petit chef qui confond écoute et contrainte. A titre d'exemple, j'aimerais citer une lointaine période où j'administrais un blog ayant vocation à étudier, présenter et diffuser la pensée libérale dans toute sa richesse. L'UMP m'avait un temps mis en lien, mais rapidement, lorsqu'il fut question d'établir un contact avec le parti, il s'est révélé que cette organisation totalitaire se fichait éperdument de l'opinion individuelle. Le même phénomène est caractéristique des autres partis français qui disposent d'un réseau de blogs où, curieusement (?!), l'aspect participatif fort appréciable en démocratie et sur internet était tout bonnement supprimé : impossible d'écrire un commentaire et de débattre. La démocratie pose problème dans le pays des Droit de l'homme et du citoyen.

La recherche identitaire qui est amorcée et qui passe inévitablement par la manifestation parfois extrême d'opinions aura pourtant raison à plus ou moins long terme de la structure en place. Alors un peu de neutralité et de pluralité seraient les bienvenues dès lors où nous disposons tous du pouvoir extraordinaire que permet la libre circulation des idées via le canal internet. Ces propos sont évidement utopique, car concrètement, l'équilibre n'est humainement atteint qu'après que les conflits aient éclatés et que la violence ai eu raison des conservateurs.

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