20.12.2009
Science des réseaux : le travail et les hiérarchisations, un état de nature
La stérilité des débats politiques ne surprend plus personne. A chaque évolution sociale, une offre commerciale innovante se met en place. L'une d'entre elle fut la communication politique. Mais n'oublions pas aussi qu'à chaque évolution technologique se met en place une réaction sociale. On débat déjà suffisamment de la recherche de contrôle que nombreux politiques et gouvernements cherchent à mettre en place sur l'internet, aussi il serait bon de quitter les débats de forme pour entrer dans un sujet de fond particulièrement déplaisant pour la culture française tant elle est amoureuse de l'illusoire égalité que confère la Loi.
Vous allez me dire que la question des réseaux et de la politique est une affaire évidente. Les rumeurs liées à l'exercice d'un pouvoir grâce à de « puissants réseaux » hantent déjà sous toutes les formes possibles et imaginables les fantasmes populaires. Aussi, comme il est ici question de science, non pas d'imaginaire mais d'observations pratiques, froides et contestables sur les bases uniques d'argumentaires fondés, prenons le temps d'étudier la structure sociale dans son organisation naturelle, c'est à dire pyramidale. Prenons aussi le temps de mettre de coté le caractère revendicatif des différents théoriciens de la Gauche : le caractère animal de l'homme n'est pas à prouver et son fonctionnement essentiellement primaire et bestial dans l'organisation de ses civilisations est une affaire d'anthropologie qui, elle même, est maintes fois saluées par les cercles intellectuels. Les différentes structures sociales des autres espèces animales se caractérisent par des individus dominants capables de gérer et administrer la meute. L'intelligence est variable dans ces communautés, et les écosystèmes semblent parvenir à s'auto-réguler logiquement. Au fond, l'Homme a, depuis environs deux cents ans, transformé son écosystème en instituant la Loi et en faisant pénétrer la Loi dans tous les aspects de la vie courante. Qu'est ce que la Loi sinon le rêve désespéré de prendre contrôle sur un environnement et de le transformer pour satisfaire quelques visions : un raccourci intellectuel approuvé de tous par voie démocratique ? Bien sûr, son mode d'organisation a permis l'émergence du progrès technologique et intellectuel en affranchissant une part de la population d'une forme de despotisme éclairé qui se voulait modérateur : souvenons nous bien que la mitrailleuse fut inventée sous le règne de Louis XIV, présenté à celui ci et interdite sur sa décision solitaire de commercialisation et de développement à grande échelle sur le motif que cette arme avait un potentiel destructeur bien trop important et malsain pour les hommes. Toutefois, pourquoi regretter une époque alors que la transformation de la société telle que l'Histoire la raconte est en fait le simple fait d'une évolution logique, technologique, intellectuelle et sociale ? Il est préférable d'être confiant en l'aventure humaine, même si celle-ci est souvent entachée de sang.
L'équation à plusieurs inconnues décrites dans la présentation du temps de la Science des réseaux est toujours en marche. Nous apprenons juste à la ressentir, peut être à la conceptualiser, même si nous sommes encore incapable de l'écrire. Pourtant, tout travail entrepris au fil du temps, semble aller dans cette direction. Et s'il était primordiale de commencer cette nouvelle pierre portée aux articles sur la Science des réseaux par un rappel historique, une approche politique dépourvue de passion et traitée dans la froideur scientifique et anthropologique, c'est parce qu'il n'est d'aucun doute qu'une sélection naturelle accompagne dors et déjà les transformations et la levée des variables inconnues de l'équation continue. C'est en ce sens que l'idée est maintenant d'aborder la hiérarchisation des systèmes naissant et de comprendre les nouvelles organisations sociales s'instituant d'elles mêmes. Notons que ces pensées furent déjà transcrites et complétées de nombreuses fois par le passé, preuve qu'elles sont en court de développement et de matérialisation : l'évolution n'est pas encore équipée de la fibre optique ! Une hiérarchisation fondée sur une forme de despotisme qui n'est pas le fait d'une gouvernance de la machine sur l'individu comme le considère une certaine bourgeoisie devant se penser touchée par l'illumination et affirmant avoir détecté en des géants comme Google ou Facebook un univers de surveillance de la vie privée, la perspective terrifiante d'un Big Brother façon 1984. Le conspirationnisme est peut être la pire maladie qui fut héritée du Moyen-Âge et qui vient pourrir l'équation globale en justifiant la hiérarchisation la plus franche et la plus violente qui soit : Adieu l'égalité rêvée des hommes. L'homo faber décrit par Hannah Arendt est une créature bien utopique en ce sens où il n'est en vérité que le cas de quelques unes des créatures humaines, les chefs de meutes d'une certaine façon. Il est le prototype même d'une classe dominante qui ne se veut pas sortie de la pensée marxiste, ni même des prestigieuses écoles instituée par la Loi, qui, rappelons le dans cette partie de l'article, reste l'outil par lequel l'Homme a essayé de se faire citoyen et donc de s'affranchir de son animalité. L'homo faber est le fait d'un autre degré de compréhension. D'autres critères de sélection et de rayonnement. Voici une idée forte et nouvelle : le rayonnement. En information nous sommes en mesure de distinguer quelles sont les idées fortes qui peuvent rayonner, tout autant que certaines réactions physiques provoquent des rayonnements magnétiques plus ou moins intenses. L'information est un corps immatériel, une entité disposant d'un pouvoir magnétique capable d'amorcer des mouvements à grande échelle. Là encore, je vais me permettre d'évoquer certains outils que Google mets à disposition des Webmasters : le générateur de mot clé, ainsi que Google Analytics et Google Adwords sont des outils permettant de représenter la puissance de certaines idées par des composants combinés de différentes façons : les mots clés, le nombre de fois où ils furent saisis et la valeur financière que l'on peut associer à ces mots clés, par exemple.
Sans réellement le vouloir, ou peut être en étant que partiellement conscient de ce que l'entreprise Google Inc apportait au monde en fournissant de tels outils, voilà que nous sommes maintenant capable de quantifier la puissance de l'information, non plus seulement sur une base théorique de diffusion de l'information par une approche frontale (télévision, radio, presse écrite) mais en mettant en confrontation les intelligences et en poussant ainsi les sources de ces émanations d'idées à se qualifier et à s'affirmer dans une lumière nouvelle : l'être humain qui s'ignorait peut maintenant être conscient de sa présence dans le réseau et être en mesure d'influencer le développement de celui ci en devenant lui même source d'une plus ou moins forte énergie. Le travail qui se cherchait, qui avait atteint des degrés de répétition et d'abrutissement qui eurent pour consécration notre tristement célèbre bureaucratie, c'est à dire l'art de ne rien produire tout en mobilisant des ressources et des compétences travaillant sur elles à des fins qu'elles ignorent elles mêmes, se retrouve confronté à une forme de concret et de décisionnel accéléré. La prise de décision détermine la position pyramidale et soumet les individus du système dans une logique nouvelle. S'agit il du développement de l'intelligence ? La question est encore posée, et j'essaie d'y répondre depuis longtemps. En tous les cas, il s'agit d'une organisation transversale qui se veut dépourvue de l'influence d'un mandarin et oblige la collaboration sous peine de mort. Comme je le disais, l'évolution et l'histoire est écrite en lettre de sang. Nul doute que ce que les évolutions technologiques, intellectuelles et sociales qui se produisent en ce moment se verront racontées par des historiens trempant leur plume dans l'encre rouge. Les forces en mouvement se trouvent qualifiée par des points d'énergies de plus en plus nombreux qui concentrent autour d'eux et en eux des flux d'informations, d'émotions et de décisions non justifiés par l'écrit de l'homme moderne. L'homo faber, prototype mutant, est sans doute en train de naître au grand jour. La hiérarchisation du système en des strates non déterminée par la Loi mais par la nature m'inspire un quelque chose de dangereux et de dérangeant pour les classes sociales actuelles : une organisation despotique et totalitaire éclairée par une certaine sagesse et intelligence viendra-t-elle remplacer le désordre actuel ? Le terme désordre est ici considéré par la relation du système avec les traits naturels de l'Homme en tant que créature animale. Le système est un désordre dangereux, et la mise en réseaux des consciences, avec la nouvelle remise en avant de la conscience unique de l'homme, somme des consciences et représentation symbolisée par les outils informatiques mettant en évidence les points de convergences d'énergies et d'émanations d'informations, d'émotions et de décisions, est peut être signe d'espérance même si elle va poser de nombreuses questions et risque de se heurter, une fois encore, à des écueils destructeurs pour l'esprit des animaux laborans restés endormis et sans doute transformés en esclaves.
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19.12.2009
Science des réseaux : la temporalité, distinction entre macro-système et micro-système
Ce commencement d'article est une petite dédicace à un de mes lecteurs, et ami, avec lequel j'ai polémiqué durant presque une heure sur la « non-existence ». Sans toutefois révéler, pour le moment, ce que signifie la « non-existence » de la science des réseaux et des concepts que je vous propose, il serait dommage de ne pas en remettre une couche en jouant le processus entamé par Descartes lorsque celui ci tentait de « penser » chaque chose du monde : remettre en cause le monde, la vie, le temps et le moi. L'échelle est d'importance, elle met en évidence la systématisation et les flux dimensionnels, souvent antagonistes, qui composent le monde. Très souvent, l'erreur en vient à penser que tout ce qui se produit à grand échelle dans une certaine temporalité est la même chose qui peut se produire à petite échelle dans une autre temporalité. Or la logique et la démonstration révèlent souvent la fausseté de cette approche, bien plus encore lorsqu'il est question de chiffrer les événements étudiés.
La temporalité est la première variable déterminante qui souhaiterait se prévaloir du titre de critère de démonstration d'une symétrie conceptuelle, et donc valider une démonstration « scientifique » tentant de regrouper un événement passé avec un événement présent ou futur. Il s'agit évidemment de l'erreur traditionnelle, pourtant pleine d'humilité, dont se rendent coupable les chercheurs en sectionnant le monde pour mieux l'analyser. Mais sans toutefois vouloir entrer dans une considération systémique globale, j'aimerais traiter du phénomène qui se révèle en matière de temporalité dans la science des réseaux. Le temps est associé, non pas à un delta T fixe, mais à un ensemble de considérations qui font que le delta T peut se reproduire à plusieurs reprises dans le temps, ce qui peut donner l'illusion d'un caractère cyclique à l'Histoire. L'illusion est démontrée par les changements d'écosystèmes dans lesquels les événements se produisent. Ainsi, ce qui peut apparaître comme étant une reproduction d'un événement passé en micro-système est en fait la prolongation d'un ensemble continue en macro-système. On remarque, d'une certaine manière, que tout tend vers l'accélération. N'est ce pas plutôt le fantasme de cette accélération ou le déclin d'une perception ? Le monde change. Oui, mais son changement est il plus rapide ou plus lent ? N'est ce pas plutôt parce que nous sommes maintenant suffisamment évolué pour pouvoir quantifier ces changements que nous sommes en mesure de dire, en partant d'un delta T, que les choses s'accélèrent ou non ? Cette démonstration pousse à l'affirmative logique. Et c'est bien son objectif : conduire à s'interroger et à jouer le rôle de Descartes en son temps, sur ce qu'est réellement le delta T, ce temps que nous pensons perdre ou que nous essayons de garder, d'économiser comme une denrée rare !
Les interactions entre système, c'est à dire ce que l'on peut définir comme étant un « réseau », n'est pas une question de cycle et d'éternel recommencement comme on l'a longtemps cru du fait de l'influence écrasante de la pensée « mécaniste » (jugé logique, paraît il...) sur l'ensemble des composantes d'un système humain : micro-système essentiellement, cela afin d'expliquer le macro-système. L'évolution est une question bien sensible qui peut souvent attiser le désir de prédire son explication absolue, comme l'écrivaient Etienne Klein et Marc Lachièze-Rey dans « La Quête de l'Unité ». Bien entendu, l'approche de ces auteurs est tournée vers la Physique, mais pour ceux qui l'ignore, l'Histoire des sciences humaines, et des sciences en règle générale, est une histoire marquée par la pensée « mécaniste » qui consistait à traduire toute chose en variables mathématiques, en lui donnant une définition précise, voulue rigoureuse et essentiellement micro-systématique, conception tirée de la richesse du savoir Physique et de sa Noblesse gagnée par les âges et les démonstrations pragmatiques. On a essayé de faire de l'économie et de la finance deux sciences en leur offrant des formules mathématiques (mais la science économique est plus jeune que la science physique dont les fondations remontes à l'Antiquité, alors la finance n'en parlons pas). On a tout autant essayé de faire de la politique une science par le même procédé. Rappelons qu'il peut en être jugé philosophiquement ainsi, puisque K. Popper insistait sur la règle pouvant être contesté comme étant la justification de l'usage du terme « science » concernant une discipline, et aussi que la science avait pour fondement la philosophie. Il peut en être ainsi, disais-je, mais uniquement dans le cadre de la politique, dont la philosophie première est évidemment le droit. La philosophie économique reste à inventé, car malgré l'apparition des doctrines de « croissance », « décroissante », « croissance durable », « croissance soutenable », aucune n'est réellement confrontée au concret, à son jugement froid et déterminant : trop de passionnel en économie. Et au moins tout autant en politique.
Les réseaux qui sont les interactions de ces différents systèmes ne peuvent être clairement analysés dans le delta T par une réflexion spontanée, provoquée par l'expérience ou le savoir-faire politique, économique, social, ou que sais-je encore. La faute principale de ceux qui analysent les réseaux est en fait leur aptitude malsaine à avoir une approche subjective des événements en s'extrayant du système. Un beau paradoxe, n'est ce pas ? L'objectivité dans l'étude du réseau, dans sa temporalité, c'est à dire la considération multidimensionnelle du temps, de l'espace et des forces, ne peut s'obtenir qu'en s'intégrant en tant qu'individu dans ce réseau, et non pas en appliquant cette doctrine saugrenue qu'est la pensée mécaniste : le monde est une machine, l'homme peut la contrôler ! A cette vérité inhérente à la pensée « mécaniste » je réponds par un grand rire nerveux considérant la bêtise d'une telle idée. Chaque être humain est une force, il est source d'un développement, d'un enrichissement. Même lorsqu'il se contente de jouer à la belote avec ses compagnons de vie, il est source d'enrichissement humain. De ce fait, dans les réseaux, il impulse une force. Le micro-système, auquel il appartient, se positionne dans le macro-système, les interactions de forces vont déterminer un résultat logique dont l'équation initiale est intensément complexe. Mais surtout, cette équation ne se compose pas d'un ensemble de variable fixe, mais d'un corps de variables inconnues. La science des réseaux nécessitent de ce fait une puissance de calcul et de systématisation des éléments par virtualisation de ceux ci que seul l'outil informatique, à ma connaissance, soit en mesure de réaliser. Il faut toutefois rester prudent sur la confiance totale en l'informatique, car celle ci n'est qu'un moyen, et le delta humain est l'élément déterminant de son organisation.
En conclusion, je vous invite à repenser, et surtout « toi » (qui te reconnaitra), l'approche purement mécaniste qui consiste à faire preuve d'autant de subjectivité dans la considération du monde et dans son anticipation. N'avez vous jamais remarqué que les événements ne se produisent jamais comme vous l'attendiez ? La solution à ce dilemme vient peut être des profondeurs de la compréhension du macro-système et de la négligence de la conscience du micro-système. Chacun trouvera sa définition, et j'espère avoir l'occasion d'en débattre avec vous.
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13.12.2009
Science des réseaux : étudier la force de conviction
La mise en relation des consciences est un sujet qui fut déjà traité à plusieurs reprises, et qui fascine maintenant certains universitaires. Bien entendu, le temps que le monde « commun » se penche sur cette question du « vivre en ligne », nous avons tout le loisir de réfléchir à ces bouleversements sociaux qu'apporte la mise en relation des convictions et des idées. Et peut être, pourquoi pas, d'en retirer modèle d'économie. La science des réseaux est un concept qui n'existe pas ! Soyons en certain, mais qui pourrait peut être apparaître et obtenir, un jour, une reconnaissance sociale et universitaire. La sociologie, et son émanation économique (le marketing), se pose déjà bon nombre de questions sur le réseau, mais le résultat de ces recherches reste bien limité. Les échantillons qui influencent les travaux des spécialistes ne se penchent pas assez sur la force de conviction, c'est à dire sur l'idéologie ou la croyance. Pourquoi ces deux vecteurs de mouvement et de décision retiennent ils ici mon attention ? Parce qu'ils ont un poids déterminant dans la mise en pratique d'une attitude, d'un système politique ou bien dans l'acquisition d'un bien.
La force de conviction est un concept qui, lui aussi, n'existe pas vraiment, même s'il fut assimilé au religieux et à l'importance dogmatique dans la pensée de Jean-Claude Guillebaud. Considérons la force de conviction comme un delta déterminé par convention comme le moteur de la transmission de l'héritage traditionnel, de l'histoire d'une civilisation passée aux générations présentes. Si je pense, comme dit dans mon introduction, que les sociologues et marketeurs ne se penchent pas assez sur cette question c'est tout bonnement parce qu'eux mêmes sont les émanations d'une éducation et d'une tradition dont le but et la finalité restent évanescente puisque évolutive (un homme née, grandis, apprends, transmets et meurt : mais l'héritage reçu n'est pas celui transmis). Une seule chose est constante en vérité, non pas l'usage actuel, étudié par le sociologue ou le marketeur, mais l'évolution de cet usage, c'est à dire la faculté intellectuelle a anticiper les événements grâces à la conceptualisation, c'est à dire à la prise de recul sur la globalité des situations et événements en cours.
En partant de cette déduction logique, nous pouvons alors affirmer que le réseau est un instrument de chiffrage et de restitution fidèle de ces systèmes complexes, que l'on peut aussi éventuellement définir comme le circuit de communication des informations ayant une valeur déterminante dans les mouvements de masse et les mouvements individuels (sortie le weekend, décision politique, achat, échanges personnels ou professionnels). Si nous devons déterminer une logique globale à ce système, je vous proposerais de considérer ce que je nomme « le principe ARP » : Action, Réaction et Prolongation. Schématiquement, ce principe signifie l'existence d'un système antérieur, c'est à dire disposant de son histoire, et des éléments actifs provoquant l'apparition d'une énergie : la force de conviction. Afin d'être plus pertinent, et de ne pas trop vous complexifier la visualisation de cette représentation, je vous invite à considérer le dogme comme sujet.

Dans cette représentation graphique, le dogme se joue entre 4 entités différentes. Comme vous pouvez le percevoir, les flux échangés sont distincts et donc adaptatifs, pourtant ces flux forment un même corps similaire dans sa « matière » (la flèche noire). Nous remarquons à la fois la distinction tout autant que la similitude, c'est ce que nous nommons l'information. La puissance du réseau repose sur la quantification de cette information, et rien de mieux que de se rapporter au célèbre moteur de recherche Google pour comprendre ce dont il s'agit. Google considère la requête comme source d'information et représentation de l'information. Le système y associe une valeur numérique et, grâce à son algorithme, lui confère un positionnement. Les corps que Google intègre dans son fonctionnement (les ronds de couleur) sont à la fois les sites internet, les propriétaires de ces sites, les sites les liant, les internautes les parcourant et les mots clés utilisés pour les retrouver. En confiant à ces requêtes une valeur numérique, Google érige des dogmes. Qu'est ce qu'un dogme ? Une information à laquelle on a conféré une valeur stable : le sacré n'étant que la caractérisation d'une information par la valorisation de celle ci.
Le principe ARP permet de considérer non plus seulement les corps, mais aussi l'environnement (le cadre dans lequel flèches et ronds de couleur se trouvent). L'action est visuellement représentée par ces flèches noires. Si nous devions représenter la réaction, alors les ronds de couleur seraient amenés à changer de forme et de ce fait transformerait également le système dans sa globalité, ce que l'on considère sur la durée comme la prolongation d'une interaction. Une interaction n'a pas réellement de raison d'être, mais pourtant elle est, c'est pour cela que je considère que la « force de conviction » qui mobilise les ressources décisionnelles et leur production personnelle ou globale est une delta actif déterminant, il est l'information qui influencent les corps (les flèches noires) et de ce fait, l'environnement. Il n'a ni commencement, ni finalité, mais il est continue. C'est un peu comme cela que l'internet révèle l'existence d'un flot continue d'information en mouvement. La force de conviction peut aussi être assimilé au « web », c'est à dire la Toile d'information relié les unes aux autres. L'internet est le corps qui évolue, il est le monde, la virtualisation de la réalité, car la force de conviction s'exprimait bien avant que l'internet n'existent et l'on a chercher à la quantifier bien avant que les outils d'analyses et que Google ne commence à le faire.
En sociologie tout autant qu'en marketing, l'importance est en fait de considérer la force de conviction comme étant une matière première et d'essayer de comprendre comment elle est en mesure d'influencer dans un sens ou un autre le monde, les usages, les mœurs et les idées. Comment elle peut provoquer la décision dogmatique. Bien sur, les répercussions sociaux politiques et économiques seraient conséquentes : c'est une motivation essentielle pour développer réellement (et ne plus faire semblant) la science des réseaux.
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30.05.2009
Digital Native
La notion de digital native est source de nombreuses critiques. Elle fut, semble-t-il, élaborée par Marc Prensky qui considère ces individus comme étant né avec la technologie que nous connaissons (ordinateur, internet, réseau sociaux, messagerie instantanée, téléphone mobile, baladeur mp3). Cette existence en elle même serait conditionnée par un rapport étroit et affectif avec ces technologies et génèrerait une distinction entre ceux qui y sont venus et ceux qui les ont toujours eu. Les usages et la conception du monde s'en trouverait certainement transformé.
En prenant un peu de temps à discuter et échanger avec certains de mes contacts sur le réseau Facebook, certaines pensées exprimées m'ont surpris En effet, en France, les adultes ont peur de leurs enfants. Les réactions psychologiques sont conditionnées par la peur : retour aux méthodes d'éducations des années 50 et à la sévérité en tout et pour tout. Mais en France, la confusion entre obéissance (contrainte) et autorité (méritée par un comportement digne) est malheureusement victime d'un amalgame aussi, lorsque le sujet des nouvelles générations vient sur la table on ne peut qu'être sur un terrain polémique explosif.
Les raisons sont pourtant évidente. La dégénérescence qui s'opère dans le cadre social pousse les enfants à rompre avec leurs ainés (parents, professeurs, hiérarchie et administration en tout genre). Si on observe cette génération qui est au delà du désenchantement, qu'est ce qui en ressort réellement ? Un coté farouchement pragmatique, un doute sur l'existence et la place de l'homme dans le monde, une identité multiple reposant sur un ensemble de communauté toute aussi volatile et complexe que ses membres. Il est de bon ton de critiquer une jeunesse qui ne rentre pas dans les moules en la traitant en marginale. Mais rappelons ceci dit que la vie est un cycle et que celui qui nait doit, un jour ou l'autre, mourir et laisser sa place aux nouvelles générations.
Ces nouvelles générations justement furent trahi par ceux qui les ont précédé. Ils agissent dans un pur respect de l'équilibre entre part animal et part humaine, par la violence et la technique. Voilà qu'à présent les hautes sphères, les « sachants » se mettent en tête de rééduquer cette génération, et par conséquent de satisfaire ce trouble psychologique qui leur appartient : le besoin de contrôle absolu. Or, le temps est avec cette génération qui a intégré l'idée que les « anciens » ne les comprendrait pas et qu'ils devront construire leur propre système et leur propre monde pour exister et vivre.
Ainsi, le terrain est propice à l'émergence des clans, des cercles, des communautés. La violence est une solution immédiate à ceux qui ne veulent pas se plier à cette réalité, quand aux autres, ils sont en mesure de se souder pour exister et poursuivre ce chemin « absurde » qu'est la vie. Il m'a fallut un certain temps pour comprendre ce processus, car comme bien des individus de ma génération, j'ai avant tout cherché à intégrer le système avant d'en découvrir l'absurdité. C'est ainsi qu'il m'a été donné de trouver quelque chose d'original, de profond, au delà de toute métaphysique, dans les nouvelles technologies et les communautés. Alors l'évidence s'est faite.
Il est toutefois difficile de l'expliquer, et plus dur encore de la faire accepter. Mais comment voulez vous faire réfléchir une personne qui a passé sa vie à se conformer aux normes et à glorifier la république, la démocratie, le capitalisme et les combats sociaux ? Qu'est ce que cela peut bien signifier pour cette personne lorsque des principes aussi simple que le mérite et la survie positionne une personne quel qu'elle soit dans un système naissant ? Les différents affrontement que j'ai livré sur l'idée m'ont amené à penser que la seule et terrible issue à ces mouvements est l'affrontement. Et nous avançons tout droit dans cette voie. Les banlieues se sont organisées, et maintenant elles s'équipent d'arme de guerre se préparant aux conflits internes et aux conflits avec l'extérieur, cette société perdue et mourante. Sur internet, les communautés adoptent des structures nouvelles, et un rejet complet du système et de sa puissance est en cours de propagation dans le monde.
Dans mon activité professionnelle, je suis référenceur. Cette mission est double, elle me permet d'entretenir un rapport technique étroit avec l'informatique, mais aussi de constater les grandes modifications en cours dans les esprits et les usages. Il a fallut segmenter les profils d'internautes et vérifier cette distinction entre les digital natives et les « anciens ». Économiquement parlant, il me paraît indispensable de miser sur les digital natives. De nombreuses études marketing que j'ai pu aborder, ainsi que différentes discussions autour du juridique, ont également confirmé que les Digital natives ont une attitude typiquement matérialiste. Ils sont capables de philosopher, d'échanger des idées et des conceptions identitaires et métaphysiques sur la vie, mais agissent également dans l'immédiat en intégrant le plus de paramètre possible dans leur réflexion. Ils ne sont pas pressés, et savent prendre leur temps pour concrétiser leurs ambitions individuels qui, souvent, se résume en la simplicité dans la complexité. A la satisfaction de leurs besoins.
Un monde, une population toute entière, est issue du chaos. Faut il s'en réjouir ou non ? Peu importe, en vérité. Intégrer se paramètre est l'accepter serait en vérité le plus simple. Sinon, comme je le disais plus haut, la violence sera la seule solution... Il serait dommage d'entrer en guerre, non ?
20:48 Publié dans Culture & Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : digital native, internet, société, msn, google, politique, enfant, éducation
12.02.2009
L’économie du Savoir, de la Connaissance et de l’Information
Le 28 décembre dernier je publiais sur ce blog un article relatif à l’économie de l’information. Une idée plutôt qu’un article. A l’époque ma réflexion n’était pas encore très avancée. Je cherchais surtout à l’étudier sous l’axe professionnel. Comme toujours, dans ce genre de réflexion, on prend un peu de distance avec la profession pour avoir une vision plus globale des réalités. Car être un professionnel c’est aussi être critique vis-à-vis de la profession. Un petit tour dans les hautes sphères de l’intellectualisme et une étude de l’impact psychique du symbole dans la communication, de la communication elle-même, et des comportements sociaux également, m’ont permis alors de clarifier ma pensée. C’est ainsi que je n’aime plus trop cette expression « économie de l’information ». Je la nommerais donc, maintenant, « économie du Savoir, de la Connaissance et de l’Information ». Représentation symbolique du « je » qui s’adresse au « tu » en évoquant un « il » qui donnera un « nous » et donc un système économique, mais aussi politique et culturel.
N’ayez crainte, je vais expliquer mon raisonnement de manière à bien me faire comprendre. Et comme il me parait inutile de réfléchir pour réfléchir, qu’il est indispensable qu’une réflexion ait un intérêt concret, je vous donnerais quelques « tuyaux » pour tirer votre épingle du jeu dans cette transition passionnante que nous vivons que je nomme poétiquement le Chaos.
Le Savoir, la Connaissance et l’Information
Est ce une question idiote que de demander ce que signifie ces trois mots ? Pensez vous donc ! Ces termes ont tous une très forte part de symbolisme dans le contexte où ils sont situés. Le Savoir est l’équivalent de la culture intégrée par un enseignement, par une lecture attentive. C’est le processus d’intégration d’un contenu, d’une donnée quelconque. Absorbée et traitée par l’esprit comme un outil. Cette donnée, en opposition avec l’Intellectualisme des XVIIIe, XIXe, XXe, et du début du XXIe siècle n’est pas une finalité qui façonne l’intelligence. C’est un aliment qui y contribue et qui est confronté à différents autres paramètres. Le cerveau agit un peu comme une puissante machine de détermination, avec plus ou moins d’efficacité.
Nous parlons maintenant de Connaissance. C’est un processus qui consiste à opposer différentes données entre elles et à intégrer des paramètres de référence (comme l’espace et le temps), à les expliquer pour accréditer le résultat de cette confrontation des données. La culture n’est pas considérée comme une finalité mais comme un instrument au service de l’intelligence, et la Connaissance en est le fruit. Bien entendu, l’économie dont je parle est variée et implique également un facteur émotionnel déterminant. La Connaissance ne peut que mettre en lumière les faiblesses psychiques dû à cette soumission organique, consciente ou non, à la partie émotionnelle qui compose tout individu et engendrer une curieuse frustration. Celle-ci sera nécessairement bloquée par un choix inconscient, certainement, afin que la souffrance ne puisse être transmise dans la conscience. La Connaissance est donc étroitement liée à l’intelligence, et cette organisation évolutive ne pourra conduire qu’à une hiérarchisation d’ensemble. Le curseur se déplace : les manuels ont dominé les faibles, puis les forts manuels ont dominés les faibles manuels, les intellectuels ont dominé les forts manuels, les forts intellectuels ont dominé les faibles intellectuels, et nous entrons maintenant dans une ère ou les Conscients domineront les forts intellectuels.
C’est un cycle où la transmission est perpétuelle, elle ne peut s’arrêter. Il s’agit d’une évolution vers le haut avec ses risques et ses dangers. L’Information est étroitement liée à la transmission de la Connaissance suivant des paramètres intégrés par le Savoir. C’est en ce sens qu’une idée, une donnée, un esprit peut gagner sa vie grâce à l’information qu’il est en mesure de transmettre. L’Information c’est surtout le partage d’un résultat, d’une déduction construite et expliquée, organisée et présentée en intégrant un peu d’émotionnel, du sentiment et de l’intellect afin d’éveiller une réaction « mécanique ». L’Information connue et exploitée au début du XXIe siècle est une information en transition, elle était jusqu’à présent le seul fait des professeurs, des intellectuels, des journalistes ou des politiques qui répandaient leurs convictions personnelles en faisant une réalité. Toute cette petite masse allant dans un sens unique dépourvue de liberté et pratiquant, à volonté, une transmission dictatoriale de son Savoir, en réfrénant tout élan de Connaissance. La transformation s’opère car quelques personnes, par l’intermédiaire de blogs ou de forums, ou sur des sites, se permettent de diffuser une Information née d’une conception personnelle. Un exercice complexe. Un exercice qui engendrera évidement de grands changements à tous les niveaux.
La démocratisation de cette économie
Je ne souhaite pas réellement adhérer à la théorie de la sélection naturelle selon Darwin. L’évolution n’est pas une donnée en elle-même, bien qu’elle soit multiple et elle reste relative à deux données déterminantes : l’espace-temps. Les courbes d’évolutions culturelles sont déterminées par des cycles variés que l’on ne peut pas rattacher au climat, à la géographie, ou à tout autre paramètre tiers comme le faisait Darwin. Mais peu importe, l’idée n’est pas de comprendre comment mais pourquoi. Les pré-requis nécessaires à ce type d’évolution sont connus. Oui. Ce n’est pas la première fois qu’un bon en avant est réalisé.
Le bon en avant se produit souvent par l’arriver d’un cycle de destruction succédant une recréation. C’est un phénomène observé en économie, mais aussi en physique ou même en astrophysique. Toute matière n’est que pure énergie à l’origine, un élément étranger comme un trou noir absorbe les univers pour les transformer en pure énergie et une nouvelle création apparaît ensuite. Une émotion que l’on ressent un temps nous traverse et nous enseigne. Même le cycle présenté dans ma précédent partie est déterminant : Savoir > Connaissance > Information. Ce type de particularité permet une reconfiguration complète des éléments qui nous entourent. Ce qui commence en un point donné arrive toujours à une finalité. C’est un Alpha qui va vers un Omega. Mais parce que les caractéristiques de tout individu ne sont pas constituées sur une hypothétique normalité, les cycles évolutifs prennent alors de directions qui nous dépassent, d’une certaine manière.
Elles nous dépassent, mais en même temps elles nous impactent. L’évolution se produit à tous les niveaux, dans toutes les dimensions. La démocratisation de cette économie est identique. Suivant les paramètres d’évolution personnelle, la démocratisation se fera avec plus ou moins d’aisance. C’est une capacité à embrasser cette réalité qui est déterminante. Une capacité d’adaptation. Si il y a une théorie de l’évolution, dont la conséquence politique est la « démocratisation », alors on parle de capacité d’adaptation déterminante. Ce qui au fond est cohérent. La démocratisation dépendra de chacun, en vérité. Elle s’accélèrera lorsque de nouveaux « empires économiques » se constitueront autour de ces paramètres de « Savoir », « Connaissance », « Information ». Le seul pré-requis que l’on serait en droit d’estimer, en vérité, relève de la volonté individuelle. D’un libre arbitre très important qui fait basculer l’Homme dans l’avenir, ou le fait périr dans le Passé.
Cette démocratisation ne sera pas sans risques. D’ailleurs, la Crise économique, financière, politique, social, et bien d’autres choses, est la résultante de cette transformation qui s’opère. Le Chaos qui reprend ses droits d’une certaine manière. Les Empires s’effondrent : les banques, les grandes entreprises, surtout celles qui n’ont qu’une faible utilité humaine : comme le luxe, par exemple. Toutes ces entités « parasites » qui influencent de manière négative l’existence humaine, aussi sûrement que des émotions comme l’orgueil ou la cupidité sont nuisibles à l’âme humaine, seront absorbées dans le néant et transformées, là aussi en « pure énergie ». Absorbée et transformée. La démocratisation c’est en fait la transformation. Il faut accepter de se transformer, ou bien résister comme le font certains rêveurs s’estimant traditionalistes. Mais on ne peut pas résister à un tel changement qui n’est en rien provoqué par un seul homme, mais par une multitude tendant vers cette évolution. Le risque le plus profond, en vérité, consiste en l’anéantissement d’une civilisation.
Ce n’est pas une théorie à écarter. Surtout à notre époque. Beaucoup de chose en ce monde a été réalisé par des volontés essentiellement hédonistes ou malsaines. Hédoniste, parce que l’appât du gain et la forte consommation consistant à satisfaire un intérêt immédiat est problématique : l’argent n’est plus considéré comme un outil mais comme un besoin compulsif et maladif, et vous conviendrez que c’est problématique pour l’existence humaine. Malsaine, parce que beaucoup de causes et d’idéologies qui en ont découlé répondaient bien plus à des frustrations, des névroses (comme dirait certains), plutôt que par une volonté réelle de faire quelque chose qui servent autant à l’acteur qu’au bénéficiaire. Ces deux réalités ont dominé notre Histoire, et c’est terriblement amplifié avec les évolutions de notre civilisation occidentale. Mais le cycle est maintenant terminé. Et un nouveau cycle commence. Malheureusement, cela n’est pas très bien compris : on confond trop souvent la transformation du monde actuelle avec le retour à l’Etat providence et la remise en cause d’un certain capitalisme libéral qui n’a jamais existé. Phénomène largement répandu, révélateur d’une très large résistance à la transformation. Comprenne qui pourra en vérité.
15:51 Publié dans Culture & Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : évolution, société, politique, économie, internet, sarkozy, socialiste
08.02.2009
Natura Ordo ab Chao
Expression complexe qui engendra un certain folklore auprès des masses en manque d’instruction, Ordo Ab Chao est une devise d’origine maçonnique, le caractère secret de ces obédiences a inspiré la peur panique d’une perte de liberté et la menace d’une atteinte à la propriété. Mais je ne souhaite en aucun cas rejoindre ce courant douteux considérant que le monde est contrôlé par des pseudos esprits maléfiques. Non seulement parce que cette doctrine s’inscrit dans les peurs populaires les plus primaires, de celles qui ont porté au pouvoir des hommes comme Hitler, mais aussi parce que l’Histoire et la raison démontre l’absurdité d’un tel plan : l’homme n’est pas assez évolué pour mettre en place ce type de processus.
Pourtant, ces mots m’inspirent en ce sens où ils évoquent l’Ordre né du chaos. J’ai décidé d’ajouter le mot NATURA, celui-ci faisant référence à l’ordre naturel issu du Chaos. Ou plutôt de l’apparent chaos qui s’institue. En vérité, nous avons vécu dans un monde industriel formaté par les révolutions et les concepts de Droit. Belles idées, belles paroles, mais aussi constitution de systèmes technocrates où chacun à une place à jouer dans une forme de hiérarchie « humaniste ». Le faible justifie le fort, le pauvre justifie le riche. Tout un système fondé sur la division et l’antagonisme des situations ne pouvait perdurer bien longtemps. La preuve en est que le monde se dirige maintenant vers la fin de ce règne, et non vers la consécration d’une puissance maléfique comme le pensent les partisans de la théorie du règne des Illuminatis. Cette « foutaise » est vérifiable en ce sens que tout ce qui se passe ces derniers jours poussent le genre humain dans ses retranchements et l’époque est heureuse alors que nombreux considèrent être en train de souffrir et mourir.
La nature reprend en fait ses droits ! Au-delà du réchauffement climatique, ou des diverses interactions des champs magnétiques en perpétuel mouvement, c’est au cœur même du genre humain qui transformation s’opère. Elle n’est pas orchestrée par une surpuissance humaine, mais par un flux naturel certain. Un chaos apparent qui oblige en fait une reconsidération profonde de toute l’existence humaine et des sociétés mises en place. Une forme de lutte interne qui se révèle aussi bien dans les rues que dans les salons. Ce processus de transformation est entretenu, fort heureusement, par la glorification des technologies de la communication et de l’information. Le pouvoir de la parole est considérable et tout aussi terrible. Depuis des années, les masses, qu’elles soient instruites ou non, diplômées ou non, bourgeoises ou populaires, fuyaient la responsabilité et le pouvoir. La propriété étant étroitement rattachée à la liberté, celle-ci se trouvant liée à la responsabilité : un Triangle de puissance qui surcharge les épaules d’une nature humaine faible par essence.
Pourtant la liberté et la propriété doivent, finalement, être des éléments naturels puisque le Triangle de puissance exécute en ce moment même ses conséquences. On cherche des responsables, on s’interroge sur l’importance des banquiers dont la responsabilité est ouvertement mise en lumière par une population craintive et des élites ayant pensé pouvoir éviter les impacts du Triangle de puissance. C’est une glorieuse époque en vérité où la Nature reprend ses Droits sur des Hommes attirés par des instruments d’existences qui la dépassaient. Et les conséquences sont évidentes. En tant que professionnel du web, je travaille énormément sur les tendances et sur les évolutions causées par l’impact des nouvelles technologies. Et surtout, il y a une mise en lumière de l’insouciance globale. En effet, en tant que lecteur de ce blog et internaute, vous devez penser que le web est un gigantesque "foure-tout". Les journalistes sont d’ailleurs frustrés que ce média puisse librement venir contredire leur suprématie passée en matière d’information. Les professeurs des écoles et les enseignants-chercheurs des universités combattent farouchement l’implication du web dans le développement intellectuel de leurs étudiants. Une résistance psychique qui renverse un ordre établi pour donner naissance à une nouvelle idée de conscience et de puissance.
Le web n’est en aucun cas dépourvu d’ordre, mais il s’inscrit bien plus dans un ordre nouveau et naturel. Un retour aux sources, d’une certaine manière. Le Triangle de puissance (Propriété – Liberté – Responsabilité) existe dans cette conscience unique qui agite l’internet. La stabilité recherchée en ce temps de crises dépendra grandement de la connaissance de ces réalités, et surtout du fait que l’Ordre qui existait jusqu’ici n’était en aucun cas bon pour l’humanité. L’humanité n’est pas la nature, elle ne le sera jamais tant qu’elle restera elle-même agitée par les transformations et évolutions naturelles. La pertinence, le savoir et le dévouement, valeurs éthiques humanistes, vous en conviendrez, sont les règles morales de premier plan sur internet. Nous avons ici un premier sous triangle de puissance qui se place au niveau de la responsabilité. Les règles commerciales conduisent à un rejet de la toute puissance de certains groupes sur internet, simplement parce que cette puissance ne peut exister qu’en cas d’acte méritant. La place occupée par certains sites, c'est-à-dire certaines communautés de personnes, sont obtenue grâce à leur implication envers la communauté humaine. Le mérite, la richesse et l’honneur forment le second sous triangle de puissance qui régie le web. Il vient se placer au niveau de la Propriété. Et la pensée, la diffusion et l’entreprise composent le troisième sous triangle de puissance qui ira au niveau de la Liberté.
Le web est une structure libérale. Il conduit les individus que nous sommes à nous dépasser et à ne pas nous cantonner à l’assistance qu’ont développée la société de consommation et les républiques, populaire ou non, du siècle dernier. L’agonie qui est en cours n’est pas un atteinte aux libertés, ni à la propriété, elle la glorifie au contraire pour conduire l’humanité à franchir un cap : la responsabilité. Et ce qui va en ressortir ? Peut être pas la destruction, mais sans doute l’annihilation de tous ceux qui refuseront de franchir ce cap. Il est important de considérer que la Nature gouverne tous les ordres nés du Chaos.
13:02 Publié dans Culture & Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise financière, politique, trou noir, internet, société
30.01.2009
Manifestation du chaos
Bon, la France vient d’être secouée par une manifestation populaire particulièrement impressionnante, par son absence de ligne directrice, d’une part, et par son absence de bons sentiments d’autres part. Oui, il faut bien le dire, le spectacle auquel sont invités tous les français est un manifestation du chaos. Phénomène cohérent, résultant de la Crise économique, financière et politique. Mais plus encore d’une crise de conscience. Passer d’un siècle de rationalisme à un monde dépourvu de valeurs chiffrables et mathématiques à quelque chose d’angoissant. Pourtant, de nombreux économistes, philosophes, politiques et autres têtes de files se réjouissent de l’ascension d’une société nouvelle et d’une économie de l’information. Mais au fond, de quoi parlons nous ici ? Parlons nous vraiment où manifeste t on toujours des ersatz philosophique pour paraître quelque peu plus instruit que l’autre ?
Si Internet permet quelque chose, c’est bien cette transformation. Beaucoup s’arrête à l’idée que le web est un outil pratique de communication, de travail ou je ne sais quoi encore. Mais le web c’est bien plus que ça. C’est un monde où les ordres, les pensées sont en évolution permanente et où les comportements et les décisions se retrouvent confrontés aux chocs qu’ils peuvent eux-mêmes générer. Toute la manifestation d’un chaos apparent, qui consiste à penser que le monde qui était construit sur des fondations industrielles, sous forme de cathédrale, sombre dans ce drôle de bazar très Open Source et individualiste. Les systèmes de valeurs s’écroulent, tout comme les pratiques professionnelles et encore plus personnelles. On se cherche, on a peur. Une simple réaction par la peur qui pousse le genre humain dans les limites du rationalisme, c'est-à-dire, par une accélération spectaculaire, vers un temps où l’absurde domine la raison. Car oui, quelqu’un de rationnel est absurde et fou. Ceux qui descendent dans la rue, ceux qui s’interrogent sur leur place dans ce monde qui se crée n’ont peut être rien compris en vérité. Enfin, je dis peut être… si seulement je n’en avais pas la certitude.
La Crise financière est née de l’absurde : faire de l’argent avec l’antithèse de l’argent. Vous réalisez un peu ? Comment voulez vous faire du commerce de cette manière là ? La destruction du système qui est en marche n’est pas le fait de politique, qui eux-mêmes ne sont que pauvres petites victimes d’idéologies ayant conduit à cette réalité. Il n’y a absolument rien à faire. Le capitalisme ne se changera jamais par le haut, mais par la base. Les actes doivent être mis au placard pendant un temps, il faut maintenant s’installer aussi confortablement que possible pour réfléchir et s’interroger sur soi, sur son existence, sur son rapport avec la nature et avec les autres. Le web est pour beaucoup dans cette obligation qui, si elle n’est pas réalisée, fera perdre tout espoir à l’homme ou la femme que vous êtes. Il n’y a pas de choix, il n’y a pas de révolution, il n’y a pas de décision. Il n’y a qu’une transformation de l’existent : le monde est libéral, il s’autorégule, la nature, l’économie, l’esprit, toute chose fonctionne sur ces bases. Il faut le comprendre. Il faut surtout l’accepter. Et le réseau Internet permet de le mettre en valeur par l’interconnexion entre toutes les consciences qui, une fois réalisée, conduit vers la synchronisation des décisions et à la naissance, de cette manière, d’une conscience unique.
La manifestation du chaos n’est que le commencement d’une nouvelle ère. Une ère où la conscience, les sentiments, les capacités intellectuelles et l’attention que l’on s’apporte et que l’on apporte aux autres sont déterminants. La technologie est un cadeau extraordinaire, et elle offre ici un cadeau extraordinaire à tout à chacun. Pourvu que ces réalités soient au moins comprises par quelques uns.
13:43 Publié dans Culture & Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : manifestation, grève, internet, politique, capitalisme, ump, ps
05.01.2009
Créativité, intuition, connaissance et réseau
Nous abordons depuis le début de ce blog, de nombreux aspects de l'évolution en cours. Série d'exemples, de remarques et de petites analyses mais sans réellement prendre le temps de plonger au cœur de la question dans différents axes d'interrogation. Aussi, ce message touchant à la science et au divin aura pour objectif de corriger cette habitude et de promouvoir une bonne résolution pour l'année : exploiter le talent à son maximum.
Ce n'est pas une grande nouveauté, le spirituel s'affirme comme une variable de plus en plus dominante dans les mœurs, on n'ose encore parler ouvertement des remèdes issues de la Terre et préférons éviter de traiter de certains sujets comme la clairvoyance puisque la pensée dominante transmise par les médias et l'éducation nationale l'assimile à de la bêtise et du charlatanisme. Mais pourtant ces conceptions spirituelles sont de plus en plus forte chaque jour. Le mouvement amorcé se construit, selon moi, sur les bases d'un malaise personnel et d'un profond ennui engendré par l'observation des buildings et de la mécanique industrielle, symbole d'une toute puissance humaine qui n'apporte malgré tout aucun réconfort. L'informatique, formidable outil d'optimisation des ressources intellectuelles, est très grandement employé pour le divertissement et la créativité, et la raison, puisqu'il y a toujours une raison, n'est pas vraiment connue. Ce qui me conduit à demander si l'être humain ne s'interroge pas en ce moment sur lui même. Bien sur que l'Homme cherche à répondre à cette question existentielle : « pourquoi vivons nous ? », mais l'Homme n'emploie pas l'informatique ou ses ressources pour trouver une réponse immédiate. Sinon, une simple requête sur Google ferait l'affaire et nous pourrions lire rapidement l'opinion unique.
La science laïque et rationnelle, dogme prétendu dominant par quelques têtes d'affiche souvent présentent sur les plateaux des émissions de télévision, ne forment plus la pensée dominante. Oui, internet a permis quelque chose d'extraordinaire qui a conduit à des possibilités en cours d'évolution : le voyage par l'esprit vers un autre esprit, un monde où la connaissance, la conscience et la créativité sont déterminant. Peut être est ce une anomalie dans une équation rationnelle, ou peut être bien que l'Homme n'a jamais rien eu de rationnel et que seul lui s'est imaginé l'être. Vous savez, on dit que le mensonge fini par s'estomper et que la vérité fini toujours par se savoir. Ce qui est vrai pour un particulier peut très bien l'être pour l'humanité. L'homme n'a absolument rien de rationnel, forte intuition qui m'habite puisque les comportements sur internet n'ont rien de rationnelle mais réponde plus à une nature plus profonde et multidimensionnelle. Le cerveau était jusqu'ici organisé et formaté pour raisonner en un langage binaire, simple et vérifiable sans trop de difficulté : je tape avec mon marteau sur un clou, le clou rentre. Il s'agissait bien sur de cette logique industrielle, mathématique et optimisée rationnellement faisant perdre tant d'humanité à l'humanité. Tout notre système repose d'ailleurs sur cette logique du rationnelle qui n'a rien d'humaine, il suffit de constater les règles encadrant la productivité et le système financier pour le comprendre.
La créativité irrationnelle engendre souvent la productivité et conduit à un niveau d'intelligence plus poussé, plus absolu dirais je presque. L'intuition domine, elle répond à un instinct irrationnelle qui permet d'accompagner chaque choix suivant un coup d'œil rapide à un ensemble, l'intuition peut aussi s'expliquer par l'habitude de raisonner en plusieurs dimensions, comme le permet l'informatique et comme le généralise l'internet auprès de tout internaute. L'intuition n'est pas un miracle, ni un élément irrationnel, c'est un fait que l'on pourrait sans doute associer un jour à certaine tranche de notre conscience que nous n'utilisons pas de manière frontale mais qui reste déterminante dans nos comportements. Le spirituel ne peut que faire son grand retour dans une approche du monde qui n'est plus réglé comme du papier à musique puisque l'intuitif, le sensitif et le créatif redevienne des atouts dominant. La théologie aime beaucoup faire du divin le tout unique origine de toute chose, et si tel était le cas au fond ? Internet permet une mise en réseau de tant d'esprit que certains éléments incroyables en ressortent, une forme de conscience unique que l'on essai de comprendre. Cette conscience existait bien au début mais elle ne pouvait être mesurée ou mise en lumière puisque nous ne l'avons sans doute pas inventée ou développée en dix ans, et qu'elle devait également faire partie de cette intuition que j'évoquais plus haut. Internet est il en train d'inventer Dieu selon vous ? Ou internet accompagne t il une prise de conscience plus profonde et plus intemporelle ? La question reste posée...
12:07 Publié dans Culture & Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dieu, internet, société, homme, science, laïcité
23.12.2008
Etrangeté du Savoir numérique
Depuis quelques jours maintenant je m'initie à l'encyclopédie libre et à la mise en pratique des valeurs du contenu libre et collaboratif. Cette approche est pour le moins intéressante puisqu'elle permet une conversation sur le développement de contenu et pousse donc à affiner un traitement de texte plus ou moins neutre (l'objectif de Wikipédia étant la diffusion de contenu neutre). Pourtant, et l'expérience parle ainsi qu'une lecture attentive de plusieurs pages de discussion rattachées aux articles publiés, les Wikipédiens ont un comportement quelque peu réducteur. C'est à dire qu'ils se protègent de toute créativité et élan intellectuel pour adopter, au final, une approche purement factuelle. Intéressante, certainement. Mais au combien dommage, pourquoi ?
Cette encyclopédie du libre a la prétention de regrouper quantité de savoir et d'information. Mais, plutôt que d'aborder le savoir comme une lettre vivante et évolutive à travers le temps, l'espace et l'esprit, triptyque fondamentaux sur internet, le site cherche en vérité à se limiter considérablement. De nombreuses réflexions pourraient justifier cette approche, mais pour ma part j'aimerais m'en éloigner un petit peu pour m'interroger sur le fond de ce procédé. Plusieurs éléments viennent ici démontrer que les communautés en ligne ne sont toujours pas en phase de structuration, certes les fondamentaux réglementaires sont définis dans une cohérence plus ou moins certaines: les licences libres, le collaboratif, la démocratie (enfin, une aristocratie démocratique pour être plus précis). Pourtant, cet ensemble n'est pas en mesure d'orienter réellement ses débats et ses projets avec plus de clarté qu'une approche purement restrictive.
Le déploiement d'un ensemble de connaissance produit en Wikipédia une masse de contenu et une développement semblable à l'entassement de vieilles pensées dans un livre, lui même rangé suivant une organisation complexe dans une base de données. Où est l'intérêt pour tous ? Oui le contenu est mis à disposition librement, et cela simplement grâce à une connexion à internet. Pourtant, cette approche permet elle une réelle transmission du savoir ? En parcourant Wikipédia et en cherchant à en comprendre les mécanismes, le plus extraordinaire est en fait cette adoration de l'immobilisme et de la Lettre morte. Car oui, il semblerait bien que l'objectif ici soit de figer et stocker le savoir comme on stock les marchandises avant de les distribuer. Pourtant les encyclopédies sont généralement rédigées par des auteurs ayant des pensées, une solide base culturelle et un sens critique certain. Tout individu est en mesure d'apporter cette part de critique et de faire évoluer le contenu de Wikipédia, mais les modérateurs du projet francophone se cantonnent à une organisation binaire de l'oeuvre : rédaction / diffusion. Au fond, qu'est ce que Wikipédia, et qu'est ce que le contenu sur internet s'il n'est pas vivant ?
En tant que référenceur/consultant et personne curieuse des évolutions que le web va apporter dans la société humaine, je dois avouer ne pas bien comprendre ce qui limite à ce point cette communauté ? Leur travail est grandement reconnu, leur organisation permettrait l'émergence de nombreuses pensées et de nombreux courant de pensées. Mais au lieu de cela, Wikipédia francophone se cantonne à accumuler et indexer le savoir. Un peu comme un Google qui ne chercherait pas à servir les intérêts humains (si vous connaissez un peu la mentalité des deux fondateurs de la puissante société américaine, nous nous comprennons). Cette limitation psychologique doit reposer sur le fait d'une certaine crainte en vérité, car internet est, à l'image de l'imprimerie, un outil. Et ce qui permet à l'outil de fonctionner et d'évoluer c'est l'esprit. Quel est l'esprit de Wikipédia ? A supposer que l'encyclopédie en ligne en est un qui ne se cantonne pas à une déclaration de principes d'absolue neutralité, auquel cas, un dictionnaire en ligne suffirait et tout le contenu pourrait être basculer dans Wiktionnaire. Quel avenir pour la Lettre morte sur internet ? N'est il pas de la compétence de beaucoup et dans l'intérêt de chacun que la Lettre devienne vie grâce au réseau ? Une question qui ne trouvera de réponse qu'à travers le temps, l'espace et l'esprit... éternelle trinité numérique.
22:11 Publié dans Culture & Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : wikipédia, internet, communauté en ligne, licence libre, encyclopédie libre
20.12.2008
Entrer dans l'ère du concret
Alors que bien des gens discutent sur des forums de créateurs d'entreprise, ce qui me terrifie à cette lecture c'est le manque de connaissances sur le thème de la gestion. L'approche frontale de l'enseignement est toujours aussi ancrée dans les mœurs, même à l'heure du web. C'est incroyablement troublant, et pour cause : les professeurs sont désarmés face à cette jeunesse dont l'attention est en continuel mouvement, attirée par des thèmes et rechignant l'étude d'une matière dépourvue d'intérêt pour leurs projets. C'est cela qui est troublant, la jeunesse qui n'est pas censée disposer de la sagesse et de l'expérience, dispose malgré tout d'une autre forme de connaissance. On entre dans l'ère du concret, après avoir joué aux auteurs sur internet, la question est le partage et l'enrichissement personnel sur le plan intellectuel.
Deux pratiques se distinguent lorsqu'on évoque l'accès à la connaissance, et ceux qui sont actifs se servent de leur position pour fermement critiquer ces « digital natives » qui ne comprennent rien à l'ordre établi ! Je serais tenté de dire que les « digital natives » se chargent eux aussi de ramener sur terre les beaux penseurs en étant en mesure d'évoquer un ensemble de connaissances qu'ils ont trouvé sur Wikipédia, Google, Encarta ou dans des lectures annexes après qu'un nom les ai intrigué sur la Toile. Ne vous inquiétez pas, il ne s'agit pas ici d'un discours partisan seulement d'une réflexion sur « qui est dans le concret, au final ? ». La réponse se trouve sans doute dans les outils qui forment le quotidien de la vie en société : les vêtements, le toit, la nourriture et le web... Il s'agit des achats prioritaires dans les foyers, fait souligné par les nombreuses études qui rassasient les médias pour répondre à leur nouvelle question existentielle : Comment les ménages vivent ils face à la Crise. Et bien voilà !
L'ordre établi défendu par plusieurs individus aux pratiques traditionnelles est petit à petit traité comme élément d'un monde qui s'efface, l'ordre se renverse. Jusqu'ici nous abordions la connaissance comme un plus immatériel, la « chose » à posséder pour être « bien vu » en société. Le règne de l'apparence en somme. Mais les études marketing abordent un point utile pour les entreprises ciblant les jeunes actifs : ceux ci sont pragmatiques et plus traditionalistes que leurs parents. Le système de valeurs a évolué ! L'échiquier est troublé, et celui qui est en bas a maintenant autant de poids que celui qui est en haut. Les répercussions sont et seront encore, pour des années, considérables : l'enseignement scolaire va changer, les méthodes de travail également, la manière de faire de la politique et du social sera bouleversée.
J'en profite pour évoquer certains groupements extrémistes sur Lyon, entre autre, où quelques esprits gauchistes voient en l'internet un instrument de propagande populaire pour les idées communistes alors qu'en vérité, ni le communisme, ni les valeurs conservatrices n'intéressent fondamentalement le web. Si le pragmatisme domine, l'idéologie n'intéresse pas. Les valeurs sont individuelles, et la clé est là. Les manifestations lycéennes sont perpétrées par une jeunesse en colère et frustrée puisque la transition d'un monde qui s'effondre à une société reliée par l'internet ne s'opère pas assez vite. Nous avons ici la distinction entre l'ère de l'intellectualisme élitiste (les jeunes qui descendent dans la rue) et l'arrivée progressive du pragmatisme numérique (les « digital natives » travaillant déjà en entreprise). C'est l'aube de l'ère du concret !
11:10 Publié dans Culture & Science | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

