12.08.2009
Propriété intellectuelle & nom de domaine ?
Il me semblait, mais peut être me trompais je, que la propriété intellectuelle était un droit compliqué qui avait pour but de protéger les créations des citoyens comme si c'était un bien physique. Pourtant, dans la seule dimension que l'homme ai pu créer et qui le rapproche le plus de l'éternité, à savoir Internet, l'on ne dispose pas d'un droit de reconnaissance universelle des biens intellectuelles. Le nom de domaine, par exemple, est un bien acheté pour la durée d'un an. Si nous voulons le conserver, il est nécessaire de le racheter l'année d'après, sinon il pourrait bien être vendu à un autre. Bien sur, il existe et persiste une garantie mais celle ci coûte plus de 200,00 € et n'est garantie que 10 ans : le dépôt de la marque ! (un nom de domaine coûte environs 10,00 €)
Il me semble qu'il y a une curieuse différence entre ce que nous nommons propriété et ce que nous possédons réellement. Mais il en est de même pour pratiquement tout en société. Prenons par exemple une maison, ou bien les revenus que nous gagnons par le fruit de notre travail, tout cela est naturellement taxé (sur taxé ?) par l'Etat qui s'arroge le droit de déterminer qui est propriétaire de qui ne l'est pas. Bon, je l'avoue. Il est possible que mon propos soit quelque peu extrême. Mais pourtant, cela n'est il pas du même acabit ?
Il se trouve que j'aime le droit, en plus d'aimer les évolutions du web. Lors de mon année d'étude, à l'Université de Rouen, un de mes professeurs dont je ne donnerais pas le nom ici, expliquait que la République des Lumières est une république de petits propriétaires. Cela signifie que tout citoyen doit devenir propriétaire de son outil de travail, de son bien, et que l'Etat doit l'aider à cela. C'est peut être une vision quelque peu marxiste de l'Etat, et encore, car le travail est au coeur même de ce raisonnement et les Lumières étaient des libéraux, pour la plus part (Marx aurait il été un libéral ?). Alors la question reste en suspend, qu'est ce qui a bien pu se passer pour que l'Etat produise certains (ironie) viols de la liberté et de la propriété des individus ? Bien sur, nous ne vivons pas éternellement, mais nous devrions jouir de notre bien acquis en le léguant à qui nous désirons, par exemple, sans que là encore l'Etat ne viennent picorer le fruit de toute une vie, méprisant d'une certaine manière, et je suis diplomate de le dire ainsi, les efforts d'une vie entière !
Le nom de domaine, le fruit de l'esprit d'un individu, c'est la même chose selon moi. Nous construisons autour d'un nom, une identité (en tant que Chargé de référencement je pourrais vous en dire long sur le nom de domaine). Lorsque nous acquérons ce nom, nous en devrions en être l'unique propriétaire. Nous devrions pouvoir décider si nous souhaitons le vendre ou non, non pas payer chaque année un droit d'usage supplémentaire. Bien entendu, cela soulève des questions fondamentales comme le fait de rémunérer les agents de l'Etat, les fonctionnaires qui ont choisi (ironie ?) de donner leur vie pour le peuple (ironie ???). Ils sont quelques uns quand même à pouvoir vivre grâce aux impôts que l'on verse à l'Etat. Mais tout de même ! Ces gens là font, lorsqu'ils deviennent fonctionnaire, le choix volontaire de sacrifier leur liberté et leur existence toute entière au service de l'Etat. C'est d'ailleurs ce qui encadre très clairement leur contrat, et c'est ce qui justifie les avantages et le pouvoir dont ils peuvent disposer.
Je ne souhaite pas ici que l'on accuse les fonctionnaires d'être les causes indirectes de la destruction du droit de la propriété. Mais j'aimerais vous faire réfléchir, vous qui me lisez, sur cette question fondamentale : est ce que cela vaut vraiment la peine de travailler si la conséquence finale est que ce travail en nourrisse un autre ? En l'occurrence, si je ne souhaite pas m'attaquer aux fonctionnaires, les pauvres subissent déjà suffisamment de critiques (quelques unes étant plus ou moins fondées), je souhaiterais mettre en lumière la classe politique ! Celle ci dispose de la "confiance" (ironie ou moquerie de l'auteur ?) du peuple, alors pourquoi agit il pour autre chose que pour... lui même ? C'est une sorte de fonctionnaire pour 5 ans, après tout. Sa mission n'est elle pas de servir et uniquement servir ? Et en cas de trahison de cet engagement, en cas de la trahison de la confiance accordée par le peuple, qu'est il juste de faire ? Faut il exiger la destitution ?
Lorsque l'on prive un homme ou une femme de sa liberté d'entreprendre, de sa liberté d'être propriétaire, lorsque l'on prive un enfant de perspective sérieuse d'un avenir dans un monde de valeurs et de respect, lorsque l'on abuse de la confiance et que l'on viol dans la chair et l'esprit la confiance et l'obéissance volontaire d'un citoyen, que mérite-t-on réellement ? Bien sur ces gens là ont une force de frappe considérable pour faire taire toute opposition. Bien sur. Mais les fonctionnaires, eux mêmes, qui servent l'Etat, la classe politique et les bureaucrates, pourraient recouvrer leur identité s'il le souhaitait réellement. En 1789, la révolution fut possible parce que même les soldats de la couronne ont refusé de se plier aux ordres violents des agents de la couronne. Un jour, quelqu'un m'a dit que les hommes et femmes de pouvoir vivaient dans la peur en continue... qu'il n'avait que peu de pouvoir en vérité, car le peuple et la foule dispose elle d'une réelle puissance : l'insurrection ! Peut être que cette personne avait raison, au fond...
C'est étrange toutes les questions que soulève un simple nom de domaine... vous ne trouvez pas ?
21:13 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, internet, politique, socialiste, fn, france, révolution, nom de domaine
09.08.2009
Traire la vache à lait
Il faut bien le reconnaître : en France, les citoyens ne sont plus du tout considéré par l'État. Alors que je lis Hannah Arendt (La condition de l'homme moderne), ce qui me choque personnellement c'est que tout le monde se rend plus ou moins compte que les gouvernements successifs ont perdu toute identité et tout pouvoir, que les puissantes oligarchies qui ont essayé de s'extraire du contrôle de l'État on finalement appris à collaborer avec ses rouages... la bureaucratie.
L'objectif qui n'est même plus dissimulé, puisque l'on parle maintenant de chose comme la grippe H1N1 dans le cadre de la concurrence des laboratoires pour fournir le plus vite un vaccin, est évidement de traire la vache à lait : le citoyen français !
Le plus choquant, le plus perturbant à mon sens c'est l'inactivité. Bien sur, on en parle. Il paraît même que de l'étranger, on est au bord de l'explosion. De la révolution ! Mais entre ce que voient les voisins d'à coté et ce que nous ferons réellement n'y a-t-il pas une marge considérable ? La question ne mérite sans doute pas d'avoir une place dans ces lignes, puisqu'au fond l'Histoire a déjà révélé d'elle même que les actions spontanées étaient particulièrement imprévisibles : 1789, Mai 68, Février 2009. Des actions qui se préparaient depuis longtemps.
La différence étant qu'à ces différentes époques, une utopie persistait. Aujourd'hui, la condition du citoyen est de subir sa place dans la hiérarchie sociale. Sans demander son reste ! Les restes de son existence doivent être vendu, aussi surement qu'un jour sa chair le sera. La partie politique de l'existence humaine n'a plus de sens : la politique a de l'importance lorsque les individus cherchent à vivre entre eux, dans le respect d'un certain nombre d'accord (convenances) permettant ainsi à chacun de progresser selon ses souhaits, ses ambitions.
De nos jours, le règne bureaucratique a imposé pour norme que les citoyens ne soient plus des citoyens mais des fonctionnaires. La mission première de tout individu, quel qu'il soit, est de fonctionné. L'annihilation de toute trace d'intelligence, de personnalité, pour que l'on se positionne dans cet étrange schéma où communisme et capitalisme ont fini par fusionner. Si on peut être capitaliste, il ne faut en aucun cas être méritocrate (ce qui est pourtant le corollaire du capitalisme). Politiquement, le citoyen est mort, la seule chose qu'on attend de lui est qu'il fonctionne : qu'il aille voter, qu'il paie ses impôts et qu'ils consomment les produits mis sur le marché par les oligarques.
Une vache à lait ! Voilà tout ce qu'est le citoyen français ! Une vache à lait. Il n'y a pas de vision sur le long terme, on ignore comment tout cela va finir, mais certainement pas dans l'intérêt des gens. A moins que... un espoir persiste. Dans ce livre qu'il m'est donné de lire, Hannah Arendt évoque le fait que la propriété est en elle même une notion importante dans le déclin de la civilisation occidentale. Non pas qu'il faille la supprimer, mais qu'il soit nécessaire de changer l'appréciation que l'on a de la propriété. Cette notion de propriété, est elle même au cœur des préoccupations du mythe de la Cathédrale et du Bazar. C'est peut être une opportunité...
18:47 Publié dans Analyses sociales | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, internet, open source, propriété, tromperie, sarkozy
01.08.2009
Microsoft / Yahoo
Il fallait forcément en parler à un moment ou un autre. Aussi, après le déluge d'actualités concernant la baisse des actions suite à l'annonce de l'accord passé entre Yahoo! et Microsoft, peut on encore penser que l'internet reste un terrain ouvert à tous ? La réponse est oui. Bien sur que oui. Ce que les deux titans sont en train de faire ce n'est pas un choix stratégique, c'est un suicide collectif. Le pluralisme est une chose évidente sur internet, on n'aime pas tellement la concentration des forces. Mais pire encore, ce qui fait la différence dans le business model de Google, attaqué par ce partenariat voudrait on nous faire croire, c'est justement d'intégrer cette pluralité.
L'objectif recherché par Microsoft et Yahoo! est uniquement de réaliser un gain, un profit. Or, combien de déviance par le passé on été justifié par l'appât du gain ? Et, autre question tout aussi importante, combien de consommateur ne se sont pas énervé face à la publicité intrusive ? La puissance de l'internet vient du fait que l'internaute peut dire : "Je ne veux pas de votre publicité, je quitte cette plate-forme". Mais aussi "Je souhaite faire un achat ou me renseigner, allons voir la publicité". D'une certaine manière payer Google pour apparaitre dans son index c'est simplement acheter sa place dans un grand catalogue thématique.
C'est essentiellement pour cette raison que les modèles Yahoo et Microsoft sont en déclins. Pire encore, les deux vénérables Maisons auraient peut être dû réagir avec sagesse et non pas avec inquiétude et précipitation. On a beau nous indiquer que cet accord s'est signé au bout d'un an de négociation, il est aussi nécessaire de ne pas oublier que les deux sociétés traverses une phase difficile. D'ailleurs, les analystes ne s'y sont pas trompés et les actionnaires ont fortement pénalisé les deux grands groupes, comme je le disais plus haut. Affaire à suivre ceci dit...
10:36 Publié dans Web et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : microsoft, yahoo, google, internet
Création d'un blog d'expertise
Depuis un petit moment, il m'est apparu nécessaire de réaliser une segmentation de ma production écrite. Aussi, ai je constitué un blog d'expertise en référencement et e-business. Pour ceux qui pourraient être intéressé, je vous propose de découvrir : Aries Diluna - Référencement, Webmastering, Stratégie e-business.
Kathédral est et restera le blog de réflexion, de conceptualisation. Il fait passerelle entre le professionnel et l'association. Disons que si vous avez un jour des ambitions commerciales via le numérique, ces deux blogs pourraient bien être des sources d'informations stratégiques... Même si pour Kathédral, j'en conviens, il faut parfois se retrouver le cerveau...
En tout cas, je remercie dors et déjà les internautes fidèles au blog grâce auxquels j'ai pu, ce mois ci, faire exploser mon compteur avec plus de 900 visites et plus de 1100 pages vues. Cela m'a fait tout drôle ce matin en regardant les statistiques du mois, alors... merci pour l'attention que vous pouvez porter à mes écrits.
10:00 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, référencement, internet

