14.06.2009
Ecologie vs Internet ? - Optimiser le développement numérique
L'écologie est à la mode. La grande surprise des élections européennes, et une grande fierté d'une certaine manière. On aurait pu assimiler une montée de l'extrême droite (parce que ce n'est pas le cas avec l'UMP ?) au témoignage silencieux d'une population anxieuse, mais en vérité nous confirmons que 16% des électeurs ont considéré que l'avenir avait encore son mot à dire. Et 16% de volonté, 16% de s'accrocher, de se remonter les manches pour essayer d'améliorer un temps la situation, c'est quelque chose de touchant. Quelque chose qu'il faut souligner. Evidemment, les médias en font leur choux gras, mais ce défaut journalistique n'a pas à toucher la blog-o-sphère (sauf sur les blogs des militants... pauvre d'eux mêmes). A se propos, j'aimerais attirer votre attention un instant, et faire une parenthèse, sur un blog possédé par un ami journaliste et diffusant une vidéo de "Danny" : L'écologie en Europe (interview de Cohen Bendit) ! Je vous laisse également savourer le commentaire sous la vidéo...
La parenthèse s'étant refermée, continuons le propos. Cette élection et ce signal optimiste pousse à de nouvelles réflexions fondamentales sur le rapport entre l'écologie et l'internet. Il y a peu, on évoquait le fait que Google générait 7 grammes de CO2, ou 14, ou... bref, vous l'aurez compris, l'article en lui même ne savait plus tellement ce qu'il disait, mais l'objectif certainement recherché par le rédacteur était essentiellement d'user d'un ton provocateur pour attirer néanmoins l'attention sur une question de fond. Oui, quels impacts écologiques l'internet et l'high tech ont ils ? C'est une question profonde, puisqu'elle pourrait justifier de grandes transformations à apporter à notre système, et par la même encourager l'Europe à développer certains de ses grands projets (pour en savoir plus, je vous invite à lire le meilleur magazine sur l'europe que j'ai pu consulter).
Il y a de cela quelques temps, nous vivions encore sous le contrôle absolue et plutôt totalitaire de l'Ere industrielle, maintenant que nous entrons dans l'Ere de l'information, ne pourrait on pas revoir un peu nos système de pensées ? Les transformations sociales récentes témoignent que ceux qui dirigeaient, fut une époque, ne sont plus à présent que semblable à autrui : la hiérarchie se transforme. Les cadres par exemple, n'ont plus de prestigieux que le titre. Certes, les écarts de richesse se creusent, ils reposent non pas sur un échec social mais sur une considération de la propriété et du salariat. Originellement, la république devait rendre les citoyens propriétaires. L'ère industrielle a favorisé l'émergence du salariat. Maintenant, avec l'ère de l'information qui remet en cause le système précédent, lui ayant paradoxalement donné naissance, la propriété est "certainement" une donnée à aborder différement.
L'écologie conduit à considérer chaque élément dans un écosystème défini et compris par son observateur. Il s'agit d'un outil décisionnel par excellence. Les notions de propriétés sont également au coeur de l'écologie, même si les politiques ne l'évoquent pas encore. Si la propriété doit être révisée c'est évidement parce que dans sa définition actuelle, elle est construite sur le modèle de la croissance ininterrompue et absolue (Vous pensez que la terre produit des ressources sans fin ?). La propriété que nous pourrions considérer comme écologiste s'apparente plus à une propriété open source : "je possède mon outil, je l'améliore selon mes besoins". En ce sens, pour optimiser l'écologie, il se pourrait en vérité que l'internet soit le meilleur allié. Vous me direz certainement que l'économie s'en trouvera mal menée, n'est ce pas d'ailleurs pour cela que HADOPI fut créé par le gouvernement Fillon ? Et bien je vous répondrais, qu'importe ! Les politiques pensent maîtriser le monde, mais ils n'en sont que les jouets. La vie du citoyen est le plus important.
10:55 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : société, écologie, politique, internet, europe


Commentaires
Comme disait le chef indien Seattle dans un célèbre discours "nous n'héritons pas la terre de nos parents, nosu l'empruntons à nos enfants" Malheureusement ce discours est un faux, une pure invention d'un scénariste américan des années 70. Pourtant tout ce qu'il dit est tellement vrai. Déjà le mélange entre le virtuel et le réel. Ce discours virtuel du chef indien Seattle sert de base, presque de bible, aux écologistes à travers la planète. Nous en possédons pas, nous avons juste un droit d'usage, avec la responsabilité qui va avec, celle d'entretenir, de développer et de transmettre. Nous sommes des jardiniers du net, peut-être des paysans. Pas des propriétaires terriens.
Ecrit par : Pierre Gandonnière | 17.06.2009
tres intiresno, merci
Ecrit par : Nina_Tool | 20.09.2009
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