26.04.2009
Configuration en réseau
L'auto-entrepreneur, ce statut juridique exploité par le gouvernement dans le but de constituer une liste des personnes pouvant travailler au noir (ne payant pas d'impôts) est en train de séduire un certain nombre de citoyens en France. Et c'est une bonne nouvelle, d'une certaine manière. Seulement, ceux là est aussi un sujet qui pose bien des questions. En effet, nombre de petits artisans et professions libérales se trouvent préoccupés par la venu sur le marché de ces quelques « rigolos » qui savent habillement bien s'organiser.
Sur internet, les communautés ont rapidement fleurie. Bien entendu, certains essaient de se positionner sur ce marché B-to-B très attractif, mais là n'est pas l'axe le plus intéressant. Non, la question que pose l'existence même de l'auto-entrepreneur est lié à l'existence juridique de certaines sociétés. En effet, à quoi cela sert il de créer une entreprise aussi couteuse si on peut gagner raisonnablement sa vie en tant que professionnel grâce à un statut comme celui ci ? L'open source inspire décidément beaucoup de monde, puisque ces auto-entrepreneurs réalisent donc cette répartition des taches en faisant sauter les charges patronales. Bien sur, on pourrait parler, alors, d'un GIE (Groupement d'Intérêt Économique), mais est ce tout à fait cela ?
Une loi libéral qui avait en fait pour origine première de renforcer la présence de l'État dans la vie des concitoyens, pourrait bien devenir un outil de l'émancipation libérale des citoyens. Curieuses idées, n'est ce pas ? Et pourtant, pas tant que ça, cette configuration des choses est très web. Nombre de lycéens et d'étudiants travaillent dors et déjà de cette manière grâce au canal internet : travaillent ensemble, répartissent les taches, aident en ligne, etc. L'information circule rapidement, les ordres sont passés en instantané, et chacun y trouve son intérêt. D'une certaine manière, l'auto-entrepreneur va-t-il ranimer l'esprit d'entreprise ? Un esprit d'innovation dépourvue des ambitions carriéristes et pécuniaires de quelques uns, et soulagé du poids fiscal des gouvernements gaspilleurs.
Car le réseau est une source de revenu, pleinement. Regardons le dernier volet de la Saga Facebook, le jeune PDG a en fin de compte compris qu'il présidait un État de 200.000.000 de citoyens ayant clairement adhéré à sa vision ludique du partage et de l'existence. Les urnes numériques sont ouvertes pour traiter de quelques évolutions dans les conditions d'utilisation. C'est une sage décision de la part de la direction de Facebook de composer avec son réseau. Cela pousse aussi d'autres questions plus « angoissantes ». Si l'auto-entrepreneur pourrait sans doute révolutionner l'entreprise, est ce que Facebook ne pourrait pas révolutionner l'État ? Après tout, lorsque l'on pèse 200.000.000 de personnes venant de leur plein grès et participant au développement du réseau on est peut être un exemple à suivre, non ? Et si on pouvait choisir d'adhérer à un État, plutôt qu'à un autre... vous imaginez ?
22:33 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : facebook, autoentrepreneur, économie, politique, business, internet, windows, sarkozy

