22.03.2009
L'impact de la logistique
C'est un mot un peu passe partout, il faut le reconnaître. La logistique s'adapte à toute pratique privée et professionnelle, quelle qu'elle soit, dès lors où l'on a conscience de ses avantages. Mais il faut aussi reconnaître que ce mot reste encore associé à l'idée de moyens importants et couteux. Pourtant, je choisis aujourd'hui d'aborder la question de la logistique parce qu'elle est trop souvent associée à des corps complexes d'idées, réservés à quelques initiés diront même certains, et qu'il me semble indispensable que chacun soit parfaitement conscient que la logistique n'est absolument pas quelque chose d'exclusif à une quelconque élite.
D'ailleurs, cette approche de l'élite dans la réflexion est là encore une grossière erreur que j'ai un peu de mal à comprendre. Peut être que vous, qui me lisez, pourriez un jour me l'expliquer. La logistique repose sur le moyen développé et mobilisé dans un but précis. Il s'agit en fait de l'assemblage de corps conceptuels et d'outils concrets dans l'optique unique d'atteindre un résultat voulu. C'est à dire, dans le fond, d'employer son intelligence dans le but d'arriver à son objectif en mobilisant les justes ressources nécessaires.
Lorsque l'on choisi de traiter de la logistique on ne peut que traiter de la société humaine, de l'impact technologique et surtout de la conscience des usages qui peuvent être fait de ces outils. C'est une triste règle de cette drôle de créature qu'est l'humain de ne pas savoir à quoi pourrait lui servir un objet. Imaginez un peu un homme de préhistorique prenant conscience du cailloux et s'amusant à le jeter contre un autre découvre le feu. L'ensemble du genre humain reproduit continuellement cet usage comme s'il était inscrit dans sa génétique. On invente sans trop savoir à quoi cela pourrait être utile. Enfin, on inventait surtout et les inventeurs imposaient jusqu'ici leur loi au marché. Maintenant, les choses tendent à se transformer.
J'ignore sous combien de temps cela se mettra en place, mais la finalité de l'évolution en cours, et qui confirme l'émergence d'un nouveau type de comportement, est que l'usager dominera le développement. Qu'est ce qu'un usager ? C'est une personne qui a vécu depuis le début de son existence entouré d'outils techniques de plus en plus complexe (un ordinateur, l'électroménager, l'internet) et qui, avec le temps, s'interroge sur les usages qu'il pourrait en faire. Et surtout sur les usages qui pourraient être amélioré grâce à son esprit pratique et son coté inventif.
Si nous vivons dans le monde de la complexité, c'est uniquement parce que les corps de masses humaines sont en train d'exploser progressivement. Le marché n'est plus une masse, c'est du cas par cas. D'ailleurs les techniques marketing s'adaptent à ces nouveaux profils. Plus par intuition que par génie car, là encore, les outils sont développés sur le même schéma que notre homme préhistorique. La systématisation est une des clés de l'avenir, en vérité. Puisqu'un individu est, de plus en plus, un système à part entière lorsqu'il franchit les différents cap de réflexion autour de l'éducation, autour de l'enseignement, et lorsqu'il prend surtout conscience de ses propres capacités intellectuelles et physiques.
Lorsque je vous propose de parler de la logistique, vous le sentez bien, je vous propose en faite de parler de l'interconnexion entre les différents systèmes. Une nouvelle démonstration est faite de la clairvoyance et de la règle générale qu'impose sur le modèle de l'Open Source. Bon, si vous pouvez lire mon blog, je peux deviner sans trop me tromper que vous possédez un ordinateur. Comme tout individu vous cherchez à l'optimisez et surtout à vous en servir pour satisfaire certains besoins, mais vous n'êtes pas non plus fou au point de dépenser des milles et des cents dans une gamme de logiciels pour servir vos besoins naissants.
A partir de là, vous allez chercher une réponse qui pourrait se trouver dans l'Open Source systémique et pratique : consultation d'un forum, requête sur un moteur de recherche en entrant les termes « logiciel de traitement de texte gratuit », ou bien en échangeant avec un ami sur Facebook. Là on vous parlera, par exemple, de la suite OpenOffice.org qui est acceptée par un public de plus en plus volumineux. Votre recherche de cette information est une application logistique à part entière puisque vous mettez bout à bout un ensemble de processus visant à l'atteinte d'un but intermédiaire : le téléchargement du logiciel.
De ce but intermédiaire vous agissez dans l'optique de répondre à votre nouveau besoin, c'est à dire en l'occurrence rédiger un super commentaire pour mon blog ! Ce qui caractérise cette démarche c'est une combinaison d'intuitions, d'usages et de réflexions qui vous permettent de matérialiser votre volonté. Et c'est cela la logistique. La technique devient de plus en plus poussée et élaborée, pour s'incruster dans le monde de la complexité et obtenir la meilleure des précisions. A tel point que l'ordre de masse établi se renverse de plus en plus.
Ce type de procédé va tendre vers la généralisation et le citoyen lambda va tendre vers l'indépendance et le positionnement au sein d'un groupe suivant ses propres compétences. L'impact de la logistique se situe au niveau de l'émancipation vis à vis des autorités en place qui désiraient conserver leur domination. La soumission volontaire serait par conséquent amenée à prendre le relais, et les comportements pourraient évoluer dans cette voie. Lorsque les élites intellectuelles, politiques, militaires, économiques ou culturelles évoquent les bienfaits de la logistiques ces pauvres malheureux ne se rendent pas compte qu'ils sont en train de se tirer une balle dans le pied !
Qu'il en soit ainsi pourtant, ce serait sans doute mieux pour l'ordre du monde que le consensus et la collaboration remplace les systèmes de hiérarchie fondée sur le diplôme au dépend du pratique et de la réflexion. J'insiste par ailleurs bien sur le terme « réflexion » car l'esprit pratique dispensé de logique et d'intelligence ne serait être que l'ouvrier du début du XX ème siècle : ceux vers quoi se dirigent déjà les cadres et professions intellectuelles, malheureusement pour eux.
16:40 Publié dans Web et technologie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : logistique, open source, openoffice, logiciel, internet
21.03.2009
Perturbation dans les usages et le commerce
Un problème intellectuel
Peut être que vous aussi vous vous intéressez au journalisme, aux écrits de ces gens qui ont choisi de consacrer leur vie à l'observation attentive de la société et à la transmission de leurs analyses dans le « modeste » souhait de vous apporter un regard critique sur le système. Si vous êtes de ces lecteurs, alors vous savez naturellement que la profession est en Crise (comme le reste du pays d'ailleurs). Une crise morale, une crise économique, une crise de pertinence et de légitimité surtout. Les modèles évolues, et malheureusement l'internet qui est étudié sur ce blog est le principal souci de ces professions d'intellectuels sortis, pour la plus part, d'Institut Études Politiques ou des Universités dans lesquelles ont distilles le Savoir comme une denrée rare et précieuse. A l'image des professeurs, ces individus sont donc inquiet puisque l'ensemble des particuliers n'ont rien trouvé de mieux à faire que d'échanger leurs propres connaissances sur des sites, au sein des forums ou des wiki les plus célèbres.
Une angoisse donc qui ne veut pas se révéler ainsi, puisque la plus part des journalistes considèrent pourtant faire parti de l'élite. En effet, le journal Le Monde, par exemple, rempli de son arrogance légitime due aux nombreuses années de bons et loyaux services d'informations auprès de ses lecteurs continue son dédain naturel à l'égard du blogueur quel qu'il soit. Sauf si ce blogueur tient une chronique, évidement, sur le site « Le Monde.fr ». L'intérêt de la profession journalistique est qu'elle révèle en vérité un problème dans la sphère intellectuelle que seule Le Monde diplomatique tente d'expliquer intelligemment. La dernière publication de « Manière de voir » aborde en effet les débats d'idées et plus particulièrement la mort de l'intellectualisme dans une sorte de configuration industrielle. Sans la nommer toutefois.
L'axe principal du magazine repose sur la soumission des intellectuels aux grandes puissances financières, déplorant par la même cette disparition de l'étrange race que l'on nommait en son temps « l'intellectuel de gauche ». Les professions d'idées, c'est à dire les professions où la technique intellectuelle n'est que le ciment d'un développement beaucoup plus profond et beaucoup plus stratégique pour la société humaine (commerce, politique, social, culture, religieux, etc), sont aujourd'hui mise bien à mal par les évolutions et les transformations des usages liées à l'information. La véritable difficulté dans l'affaire repose, malheureusement, sur la liberté d'accès à l'information et surtout l'implication de l'échange communautaire autour d'une information. Non seulement les intellectuels ne paraissent plus être une denrée rare mais ils sont également en perte de vitesse et de valeurs.
Alors l'intellectuel de gauche se transforme progressivement en un intellectuel de « droite ». Ce qui est entendu dans la bouche des quelques esprits éclairés mais également « révolutionnaire » du Monde diplomatique comme des vendus aux dérives du pouvoir en place. Personnellement, je ne soutiens pas que la droite et le libéralisme soient des composantes d'une philosophie de mercenaire, mais qu'il en est plutôt ainsi à gauche : rappelons nous les dérives des systèmes marxistes ayant été institués, ainsi que les nombreuses affaires où quelques politiques de la gauche française ont vendu de nombreux droits et arrangés de nombreuses affaires au nom du pouvoir ou sous la pression d'un gros chèque à X zéros. Pourtant, si l'on prend aussi un peu de recul, il est vrai que la solution de facilité revient à vendre son talent en terme de conceptualisation pour servir les intérêts de quelques ambitieux sur le terrain des idées. L'internet semble transformer la rareté de l'intellectuel en une banalité, tant et si bien que ceux ci se vende maintenant et perdent ainsi leurs usages et leurs raisons d'être première.
C'est également le cas de la professions journalistiques, d'ailleurs qui est en panique et qui refuse globalement de se remettre en question se tournant vers les pouvoirs publiques dans l'espoir d'obtenir une protection et un semblant de reconnaissance. Mais que se passe-t-il réellement ? Quel est encore cette règle de la complexité qui prend progressivement place dans notre monde ? Est ce que l'internet est un outil aussi négatif et diabolique ? Pourtant, comme tout outil, c'est essentiellement l'utilisation que l'on en fait que détermine de la justesse ou de la négativité de sa raison d'être. Dans cet article, un peu long je le reconnais, je vous invite à vous interroger sur ce que vous offre l'internet en terme « d'alimentation intellectuelle » et sur les usages que vous pouvez faire de cette alimentation. Cette article, en effet, a pour objectif de vous sensibilisez à une autre idée que j'ai évoqué ce mois ci : l'émergence d'une nouvelle race d'individu ayant pour habitude de jongler avec les concepts, les idées et l'information. Je reviendrais plus tard sur ce sujet d'ailleurs, mais dors et déjà, essayons ensemble de comprendre les perturbations que l'internet entraine dans les usages quotidiens et de quelle manière ces usages perturbées se retrouvent projeter sur le marché dans la quête unique de la protection ou du mécénat.
Les vices explosent sur internet
Ce matin, alors que je dégustais mon thé, je vis justement un blog sur « Le Monde.fr » où une petite patate découvrait comment on pouvait faire exploser les petits délits sans jamais sortir de son bureau. C'est une vérité, internet permet autant de satisfaire les besoins les plus primaires en donnant l'illusion de l'absence de règle, tant et si bien que les Énarques et autres personnages stupides de notre gouvernement se sont amusés à réglementer l'internet avec une énième Haute Autorité (Cf. Loi HADOPI). Mais les vices n'explosent pas essentiellement à cause de l'internet, mais plutôt à cause d'une configuration de la société qui étouffe toute personne et cherche à réglementer l'ensemble des comportements. En effet, comme ces intellectuels qui se vendent maintenant pour servir la propagande gouvernementale, l'ensemble des gens s'amusent à vendre tout ce qui leur passe par la main (même les souvenirs de famille) dans la recherche d'un meilleur confort dans une société de consommation en phase de saturation.
Les vices explosent sur internet, mais c'est surtout le vice essentiel qui explose. Et pas que sur internet. Lorsque l'on se rend au Tabac-Presse pour acheter son journal, un jeu à gratter, son paquet de cigarette ou encore une boite de bonbon combien de vices sont ainsi satisfait ? Lorsque vous vous rendez au Casino, ou que vous décidez de vous livrez à une partie de Poker entre bon copain, ne satisfaites vous pas également d'autres vices ? L'internet ne fait qu'accélérer au fond une tendance déjà bien en marche dans la société civile, c'est à dire une explosion éthique et surtout une perte d'identité profonde qui pousse tout à chacun à se tourner vers l'État tout en le critiquant amèrement. C'est une des conséquences logiques des idéologies de gauches et syndicales qui, de par leur configurations, ont toujours servit de porte-à-faux du gouvernement et surtout des entités les plus extrêmes quelles qu'elles soient. A partir de ce principe là, les usages sont naturellement perturbés.
Un usage, qu'est ce que c'est ? C'est une habitude que l'on prend dans l'idée de répéter une pratique qui fonctionne. Ce qui fonctionne, par nature, c'est ce qui sert à chaque personne, et la première servi reste l'acteur de l'usage. Or, malheureusement, le dérèglement systémique et idéologiques en cours, c'est à dire le doute perpétuel à l'égard de l'avenir, mais plus encore à l'égard de la vie elle même, a poussé le genre humain à vendre son corps, son âme, ses talents sans réflexion et surtout sans conscience ni respect à son égard. Internet ne fait qu'accélérer ce processus, puisque le temps et l'espace sont repliés sur le réseau. Et que l'essentiel du rapport marchant repose sur l'échange et la communication. Mais en aucun cas il est possible d'estimer comme négatif l'impact de l'internet sur la société. C'est cela même qui peut inquiéter les puissants de ce monde : qu'ils soient intellectuels, politiques ou financiers. Riches ou pauvres. Une telle résistance au changement est terrifiante d'ailleurs, et pour éviter que quoi que ce soit change, le plus terrifiant, combien de personne sont prêtes à payer, à vendre ou à tuer ? Je vous le demande. Alors que tout peut pourtant être si simple et positif et que les solutions résident directement dans l'outil, lui même.
Sévérité de l'auto régulation
Nombreux penseurs libéraux l'affirmaient ! On a souvent critiqué ces propos ! On les évoquait comme une légende, même. Et pourtant, la Crise que nous traversons est bien né de quelque chose. Et ce n'est sans doute pas de l'impulsion malveillante de quelques élites. Le monde n'est pas manichéen, et la plus part des gens n'ont pas une vie BCBG, même s'ils veulent le faire croire. Non, il s'agit d'un processus naturel d'autorégulation du système. C'est à dire que les forces en cours, si elles atteignent un certain niveau critique, ne peuvent avoir d'autres conséquences que la destruction. Mais attention, pas une destruction ultime !
Le processus d'autorégulation fait intervenir un principe de création, et plus précisément de transformation. Les difficultés rencontrées à l'heure actuelle sont essentiellement dues à cette résistance au changement et surtout à l'autorégulation qui est en cours. C'est quelque chose d'amusant, parce qu'au fond toute personne est actrice de cette autorégulation et de cette transformation que j'évoque. Voyez vous, lorsque je descendais m'acheter mon journal, il y a quelques jours, le marchand de journaux m'a parlé sensiblement de la Crise en me disant que la Crise n'existait pas. Qu'elle relevait des grands empires commerciaux, pas des petites structures. Fondamentalement, c'est vrai. Mais ce qui est vrai aussi, c'est que pour que les grands puissent faire certaines choses, il faut qu'ils puissent être soutenu par les petits. A partir de là, descendre dans les rues avec une banderole de négation des difficultés en affirmant que la Crise relevait uniquement des élites est le témoignage d'une mauvaise fois dramatique.
L'autorégulation ne s'intéresse pas à quelques uns, elle se porte sur tous. Si tout à chacun à participer à ces déviances, alors tout à chacun est responsable. Il n'est pas facile de venir faire la leçon lorsque soit même on se livre sur internet, par exemple, à quelques comportements immoraux qui influent sur le monde économique d'une manière où d'une autre. La déviance n'est absolument pas isolée à une couche sociale, elle est générale. Non seulement l'éthique en elle même est une fable, mais de plus la négation de ce statut pousse dans des extrêmes abjectes et destructeurs. Et l'on vend tout !
Les journalistes et les intellectuels qui se vendent, qui se prostituent d'une certaine manière, perdront leur légitimité à faire ce qu'ils font. Et cela à déjà commencé. En effet, on se réfère à des fondations Open Source pour avoir de l'information, pour accéder à la connaissance. On écoute de la musique utilisant les licences GPL et Créatives Commons, on télécharge des logiciels gratuits pour travailler. Toute un état d'esprit nouveau remplacera l'ancien système mis en place. Et progressivement, d'ailleurs, le système en place perd en légitimité. Tout comme les gens qui entretiennent son existence : les élites politiques, mais aussi les révoltés qui descendent dans la rue, ceux qui vont pleurnicher aux portes de l'Élysée, ceux qui passent leur temps à critiquer sans se remonter les manches, etc. L'autorégulation ne fera pas de quartier !
Et si l'issue était positive
Mais tout n'est pas aussi terrible, les usages vont changer. Oui, et le commerce retrouvera une place plus humaniste. Car le problème c'est bien que tout ce qui servait les intérêts des communautés fut dévié de leurs origines positives pour n'avoir plus que des conséquences destructrices. Pour ma part, je suis convaincu que l'issue sera positive. Mais je pense aussi qu'elle ne se fera pas sans douleur... enfin, j'aborderais cette question plus en détails une prochaine fois. Je pense vous avoir déjà donné matière à débattre et à réfléchir.
18:12 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, ump, ps, socialiste, libéralisme, le monde, journaliste
19.03.2009
Le cas Facebook !
C'est LE réseau social dont tout le monde parle. Il n'est pas nécessaire de sortir d'HEC pour le connaître, simplement du collège (et encore, je me demande si les élèves de primaire ne s'installent pas également sur le site). Le cas Facebook est un cas à part, on a beaucoup parlé de ce site et plus particulièrement lorsque les médias se sont emparés du phénomène pour en faire un grand Big Brother sorti de 1984. Un peu comme Google en son temps, avec la mise en place des nouvelles techniques de marketing comportemental, entre autre chose.
Lorsqu'on évoque le cas Facebook, on s'intéresse essentiellement à la grosse société qui administre le site sans pour autant n'en retirer de bénéfices. Il est vrai que l'achat par Microsoft d'un faible pourcentage de l'entreprise à permis de financer encore quelques délires de Mark Zukerberg (fondateur). Ce bon vieux Mark inquiet de ne trouver de formules miracles pouvant le propulser au coté de Google en tant que géant du web n'a rien trouvé de mieux à faire que de provoquer les internautes. Ses internautes ! En les informant qu'il allait modifier les conditions d'utilisations. Pensez vous que cela se serait ainsi passé ? Après tout, les deux journalistes écervelées de France 2 ne nous avaient elles pas affirmée que Facebook était le « Grand Satan » ? C'était se contenter de l'image résigner et hiérarchiser du monde qu'ont ce type de personne (des gens ayant passé leur enfance dans un ordre familial aujourd'hui désuet). En vérité, un large mouvement de contestation s'est déclaré sur Facebook. Et ce mouvement est parvenu à faire reculer Mark Zukerberg, le pauvre fondateur prenait conscience soudainement qu'il n'était pas à la tête d'une entreprise mais d'un état virtuel.
Alors votre hôte (autrement dit moi) qui s'est également rendu compte de cette nouvelle réalité s'est posé une question toute simple : comment peut on financer une telle entreprise ? C'est vraiment complexe ! Un petit génie de 18 ans fonde un site qui explose en quelques années et ne sait toujours pas comment le convertir en machine financière. Pourquoi ne pas s'y essayer ?! Vous connaissez naturellement Wikipédia, l'encyclopédie en ligne sur laquelle il m'est déjà arrivé d'écrire quelques lignes. Il y a peu, afin d'entamer de grands travaux de développement, la Fondation Wikimédia a invité tous les membres de la planète à lui faire quelques dons. J'insiste bien sur quelques, l'objectif était de 6 Millions de dollars et le total des donations les a largement dépassé ! Pourquoi est ce que Mark Zuckerberg, ce brillant génie post-Google, ne tenterait il pas une organisation similaire ? En introduisant Facebook en Bourse par exemple, ou en ouvrant le capital d'une manière ou d'une autre à tous les internautes, Facebook pourrait exister sur un nouveau modèle où l'utilisateur, détenteur du capital, pourrait financer les innovations du site.
C'est à ce moment là que mon ancien article : l'Economie de l'information, m'est revenu en mémoire. Vous vous souvenez ? Dans le fond j'insistais sur le fait que la démocratie, le libéralisme et le capitalisme n'existaient pas à notre époque et qu'ils commençaient seulement à apparaitre. Et bien j'en ai maintenant l'exemple le plus absolu. On insiste aussi beaucoup sur l'idée que Linux ou l'Open Source peuvent être apparentés à des idéologies modérées ou plutôt socialistes... hé bien non. Pourquoi ? Parce que ces propres communautés reposent sur des organisations hiérarchisée mais collaborative, les financements proviennent souvent d'entités soutenant l'innovation qu'apportent ces communautés. Et qu'y a t il de plus communautaire que Facebook ?! Cette possibilité est tout simplement logique, et j'oserais même dire stratégique. La notion de propriété est en train de changer. L'open source y est pour beaucoup. Le propriétaire tend à devenir essentiellement un usager. Pourquoi est ce qu'une entreprise devrait apporter quelque chose aux autres si elle n'est pas elle même reliée aux autres ?
On dit souvent que l'argent doit circuler pour exister et c'est le propre du libéralisme économique : le mouvement économique. Que Max Zuckerberg possède le code qui compose Facebook et qu'il le mette à disposition est un excellent choix stratégique, mais il ne devrait pas garder à sa charge unique l'ensemble des coûts de l'entreprise. Je pense que d'une certaine manière il serait plus sain pour lui et pour l'ensemble des utilisateurs de Facebook de participer au développement du site en le finançant. De cette manière, chacun acquière un bout de l'entreprise. Et comme la force de ce site est justement de pouvoir réunir plusieurs individus suivant leurs sensibilités et idées (les Groupes) alors plusieurs groupes de réflexions et de développement pourraient travailler avec l'entreprise elle même pour ses développements stratégiques. Facebook pourrait facilement mettre en place un système B-to-B et B-to-C novateur. Si Max Zuckerberg y songe seulement...
16:52 Publié dans Web et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : facebook, wikipédia, économie, politique, réseau social, internet, google
15.03.2009
La fin de l'État français
Un modèle unique au monde, admiré pour sa résistance en temps de crise, mais critiqué pour son immobilisme en temps de prospérité ; une dimension un peu à part, alimentée par des produits sortis d'écoles se voulant prestigieuses par le jeu des places obtenues par leurs anciens élèves ; une civilisation qui estime que le traitement de l'information par la théorie révèle le génie de l'Homme et que le manuel reste un faible à la limite du genre humain... La fin de l'État français, c'est en fait la fin de la France tout bonnement. Une France idéal, féerique, constituée sur l'ego et sur la domination hiérarchisée et condescendante. Bref, un petit coin de paradis pour tous les esprits faibles, désireux de trouver grâce aux yeux des génies en jouant la carte de la race et de la caste pour se révéler comme supérieur : le français ! Une drôle de créature qui parle d'égalité en droit, et donc en responsabilité, mais ne souhaite surtout pas se voir contraint à la décision. Une parodie du genre humain en quelque sorte.
L'État français et le français sont en dangers, car quelque chose se passe qui donne naissance à une nouvelle race, une nouvelle caste de décideurs. Les cinq gus dans un garage sont en fait quelques milliers à se mobiliser, à réfléchir ensemble. A se hiérarchiser suivant leurs compétences, leurs apports aux mouvements du monde qui se construit petit à petit. Une logique implacable, une mécanique physique constituée sur la complexité d'un chaos historique et naturel. Mais le fond de cette histoire, c'est que seule la réaction produit les évolutions, et de même la pluie entraine des inondations, le gouvernement entraine une opposition. La loi HADOPI, consacrant la toute puissance d'intérêt privé qui ne sont en aucun cas artistique mais essentiellement une affaire de gros sous, se retrouve mise dans le collimateur d'une race de français boostés à l'internet, disposant d'un psychique transformé par l'accès immédiat à l'information. Une race qui considère que l'action doit être utile, pesée et pragmatique. Une nouvelle race humaine qui sait qu'elle a entre ses mains le pouvoir de sa vie.
En agissant sur un modèle archaïque et dépassé, le gouvernement et la Présidence de la République, M. Sarkozy et M. Fillon, ont pris le risque de se voir transformer un mouvement d'humeur né par l'incompréhension des temps en cours (prochaine manifestation le 19 Mars) et une « guerre feutrée » ou les armes seront muettes mais destructrices. Ces générations qui descendent dans les rues, suivant un Besancenot branché animant son Parti comme un Boite de nuit, qui croit en un Socialisme ou en une Droit traditionnelle, ces générations donc vont certainement appuyer ces « 5 gus dans un garage ». Et l'État français sera désavoué, sans aucun doute. Parce que ceux qui descendent dans la rue, agissent en tant que citoyen manifestant leur colère vis à vis de leur gouvernant, alors que cette génération, cette nouvelle race se fiche de la hiérarchisation au point d'attaquer ouvertement les sites des administrations, avant, sans doute, d'entrer dans les réseaux du gouvernement et de faire on ne sait trop quoi. Une guerre commence... N'ayant pas pour but l'argent, comme le disait Platon, elle n'aura pour seul finalité que la mort et la destruction de l'État français. Soyez informé.
12:07 Publié dans Web et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, gouvernement, hadopi, internet, société, technologie

