28.12.2008

L'économie de l'information

ebayfr.gifLes grandes nouveautés du moment, sur la toile, et en pleine période fête, sont que le Web remplace tout les médias (sauf la "Sanctus Televisius") aux USA, que eBay a du mal à faire face à la Crise et que Amazon s'en sort pas trop mal. On apprend aussi, sur le blog de Aka : Framablog, que quelques penseurs s'inquiètent de voir Linux monter en puissance contre Windows. Tout cela est fort intéressant en soi, en commençant par l'économie de l'information qui concerne le premier sujet que j'évoque ici.

Le processus est en marche, et il remplacera sans doute la totalité des conceptions médiatiques par de nouveaux modèles plus à même de répondre à une interaction honnête entre l'émetteur d'une information et le récepteur de cette information.

Il me semble que ceci peut expliquer cela, que cette question de l'interactivité qui bouscule la transmission unidirectionnelle d'une donnée permet d'expliquer pourquoi eBay connait quelques troubles et pourquoi Amazon se développe. Bien entendu, deux boutiques en ligne ne diffusent pas un contenu autre qu'un contenu marketing, pourtant quelque chose a changé. Voyez vous quoi ? Les standards, les tendances du web qui se déterminent progressivement et permettent aux internautes de trouver ce qu'ils cherchent rapidement selon des critères qu'ils ont hérigé en principes dominants. La question d'eBay est que le site est resté lui même depuis des années, sans s'adapter aux tendances, recherchant le coté "bon site, bon copain" et négligeant sans doute l'hémergeance d'un standard dans la boutique en ligne type et dans la relation client qu'il se devait d'aborder. Amazon de son coté s'est orientée vers ces normes (que l'on retrouve aussi sur Fnac, Cdiscount, etc) tout en gardant sa personnalité propre et sa propre relation client.

L'information, l'économie de l'information résulte en vérité en cette connaissance d'une donnée type qui peut valoir de l'or pour une entreprise. Une hergonomie standardisée, un contenu défini pour l'internaute suivant ses attentes, et l'orientation des stratégies commerciales vers les attentes des e-consommateurs fait grandement la différence. J'ai volontairement choisi de stéréotyper ces constats à la mode "journalistique" afin d'expliquer le fond du problème.

Il est en vérité question d'un verrouillage dans l'interaction, avec eBay elle est devenu unidirectionnelle, alors que Amazon a su changer tout en allant directement à l'essentiel. Et ce qui advient dans la réflexion autour de la monté en puissance de Linux relève du même aspect. Linux ne pourra que s'élever encore pour un moment, d'une part pour sa gratuité, mais aussi par sa réactivité aux attentes des internautes et utilisateurs du monde. Microsoft a commis l'erreur d'imposer sa vision des choses pendant trop longtemps et d'avoir pensé que les tendances du marché était le jeu des entreprises et non pas des clients. C'est une erreur souvent commise de nos jours, les directions préfèrent penser qu'elles disposent de la puissance décisionnelle autour de l'information du besoin, et se contente de quelques statistiques et d'un benchmark pour justifier leurs projets sans entrer réellement dans le marché, sans parler et comprendre les clients. L'économie de l'information est une chose à bien comprendre et définir, on la clarifie en la fréquentant. Il ne s'agit pas de savoir ce qu'il faut diffuser comme information, il faut savoir ce qui en renvoyé comme information.

23.12.2008

Etrangeté du Savoir numérique

Wikipedia.jpgDepuis quelques jours maintenant je m'initie à l'encyclopédie libre et à la mise en pratique des valeurs du contenu libre et collaboratif. Cette approche est pour le moins intéressante puisqu'elle permet une conversation sur le développement de contenu et pousse donc à affiner un traitement de texte plus ou moins neutre (l'objectif de Wikipédia étant la diffusion de contenu neutre). Pourtant, et l'expérience parle ainsi qu'une lecture attentive de plusieurs pages de discussion rattachées aux articles publiés, les Wikipédiens ont un comportement quelque peu réducteur. C'est à dire qu'ils se protègent de toute créativité et élan intellectuel pour adopter, au final, une approche purement factuelle. Intéressante, certainement. Mais au combien dommage, pourquoi ?

Cette encyclopédie du libre a la prétention de regrouper quantité de savoir et d'information. Mais, plutôt que d'aborder le savoir comme une lettre vivante et évolutive à travers le temps, l'espace et l'esprit, triptyque fondamentaux sur internet, le site cherche en vérité à se limiter considérablement. De nombreuses réflexions pourraient justifier cette approche, mais pour ma part j'aimerais m'en éloigner un petit peu pour m'interroger sur le fond de ce procédé. Plusieurs éléments viennent ici démontrer que les communautés en ligne ne sont toujours pas en phase de structuration, certes les fondamentaux réglementaires sont définis dans une cohérence plus ou moins certaines: les licences libres, le collaboratif, la démocratie (enfin, une aristocratie démocratique pour être plus précis). Pourtant, cet ensemble n'est pas en mesure d'orienter réellement ses débats et ses projets avec plus de clarté qu'une approche purement restrictive.

Le déploiement d'un ensemble de connaissance produit en Wikipédia une masse de contenu et une développement semblable à l'entassement de vieilles pensées dans un livre, lui même rangé suivant une organisation complexe dans une base de données. Où est l'intérêt pour tous ? Oui le contenu est mis à disposition librement, et cela simplement grâce à une connexion à internet. Pourtant, cette approche permet elle une réelle transmission du savoir ? En parcourant Wikipédia et en cherchant à en comprendre les mécanismes, le plus extraordinaire est en fait cette adoration de l'immobilisme et de la Lettre morte. Car oui, il semblerait bien que l'objectif ici soit de figer et stocker le savoir comme on stock les marchandises avant de les distribuer. Pourtant les encyclopédies sont généralement rédigées par des auteurs ayant des pensées, une solide base culturelle et un sens critique certain. Tout individu est en mesure d'apporter cette part de critique et de faire évoluer le contenu de Wikipédia, mais les modérateurs du projet francophone se cantonnent à une organisation binaire de l'oeuvre : rédaction / diffusion. Au fond, qu'est ce que Wikipédia, et qu'est ce que le contenu sur internet s'il n'est pas vivant ?

En tant que référenceur/consultant et personne curieuse des évolutions que le web va apporter dans la société humaine, je dois avouer ne pas bien comprendre ce qui limite à ce point cette communauté ? Leur travail est grandement reconnu, leur organisation permettrait l'émergence de nombreuses pensées et de nombreux courant de pensées. Mais au lieu de cela, Wikipédia francophone se cantonne à accumuler et indexer le savoir. Un peu comme un Google qui ne chercherait pas à servir les intérêts humains (si vous connaissez un peu la mentalité des deux fondateurs de la puissante société américaine, nous nous comprennons). Cette limitation psychologique doit reposer sur le fait d'une certaine crainte en vérité, car internet est, à l'image de l'imprimerie, un outil. Et ce qui permet à l'outil de fonctionner et d'évoluer c'est l'esprit. Quel est l'esprit de Wikipédia ? A supposer que l'encyclopédie en ligne en est un qui ne se cantonne pas à une déclaration de principes d'absolue neutralité, auquel cas, un dictionnaire en ligne suffirait et tout le contenu pourrait être basculer dans Wiktionnaire. Quel avenir pour la Lettre morte sur internet ? N'est il pas de la compétence de beaucoup et dans l'intérêt de chacun que la Lettre devienne vie grâce au réseau ? Une question qui ne trouvera de réponse qu'à travers le temps, l'espace et l'esprit... éternelle trinité numérique.

20.12.2008

Entrer dans l'ère du concret

Research%20Youth150.jpgAlors que bien des gens discutent sur des forums de créateurs d'entreprise, ce qui me terrifie à cette lecture c'est le manque de connaissances sur le thème de la gestion. L'approche frontale de l'enseignement est toujours aussi ancrée dans les mœurs, même à l'heure du web. C'est incroyablement troublant, et pour cause : les professeurs sont désarmés face à cette jeunesse dont l'attention est en continuel mouvement, attirée par des thèmes et rechignant l'étude d'une matière dépourvue d'intérêt pour leurs projets. C'est cela qui est troublant, la jeunesse qui n'est pas censée disposer de la sagesse et de l'expérience, dispose malgré tout d'une autre forme de connaissance. On entre dans l'ère du concret, après avoir joué aux auteurs sur internet, la question est le partage et l'enrichissement personnel sur le plan intellectuel.

Deux pratiques se distinguent lorsqu'on évoque l'accès à la connaissance, et ceux qui sont actifs se servent de leur position pour fermement critiquer ces « digital natives » qui ne comprennent rien à l'ordre établi ! Je serais tenté de dire que les « digital natives » se chargent eux aussi de ramener sur terre les beaux penseurs en étant en mesure d'évoquer un ensemble de connaissances qu'ils ont trouvé sur Wikipédia, Google, Encarta ou dans des lectures annexes après qu'un nom les ai intrigué sur la Toile. Ne vous inquiétez pas, il ne s'agit pas ici d'un discours partisan seulement d'une réflexion sur « qui est dans le concret, au final ? ». La réponse se trouve sans doute dans les outils qui forment le quotidien de la vie en société : les vêtements, le toit, la nourriture et le web... Il s'agit des achats prioritaires dans les foyers, fait souligné par les nombreuses études qui rassasient les médias pour répondre à leur nouvelle question existentielle : Comment les ménages vivent ils face à la Crise. Et bien voilà !

L'ordre établi défendu par plusieurs individus aux pratiques traditionnelles est petit à petit traité comme élément d'un monde qui s'efface, l'ordre se renverse. Jusqu'ici nous abordions la connaissance comme un plus immatériel, la « chose » à posséder pour être « bien vu » en société. Le règne de l'apparence en somme. Mais les études marketing abordent un point utile pour les entreprises ciblant les jeunes actifs : ceux ci sont pragmatiques et plus traditionalistes que leurs parents. Le système de valeurs a évolué ! L'échiquier est troublé, et celui qui est en bas a maintenant autant de poids que celui qui est en haut. Les répercussions sont et seront encore, pour des années, considérables : l'enseignement scolaire va changer, les méthodes de travail également, la manière de faire de la politique et du social sera bouleversée.

J'en profite pour évoquer certains groupements extrémistes sur Lyon, entre autre, où quelques esprits gauchistes voient en l'internet un instrument de propagande populaire pour les idées communistes alors qu'en vérité, ni le communisme, ni les valeurs conservatrices n'intéressent fondamentalement le web. Si le pragmatisme domine, l'idéologie n'intéresse pas. Les valeurs sont individuelles, et la clé est là. Les manifestations lycéennes sont perpétrées par une jeunesse en colère et frustrée puisque la transition d'un monde qui s'effondre à une société reliée par l'internet ne s'opère pas assez vite. Nous avons ici la distinction entre l'ère de l'intellectualisme élitiste (les jeunes qui descendent dans la rue) et l'arrivée progressive du pragmatisme numérique (les « digital natives » travaillant déjà en entreprise). C'est l'aube de l'ère du concret !

19.12.2008

Sur un morceau de Jazz...

j0433728.jpgQue de sombres nouvelles ce matin, en lisant la presse économique numérique. Il semblerait que la récession commence, c'était bien la peine de le lire et de le dire depuis des mois mais les Hautes autorités d'intellectuels (INSEE) ont trop d'orgueil pour écouter ce qui vient de la base, sans doute. Une récession, évidemment. Sauf que, et c'est une pratique très française de se fier au présent et rarement de prévoir l'avenir pour tenter de le corriger, maintenant nous pouvons parler de disparition... Pourquoi ? Mais parce que des tensions vont naturellement s'instaurer dans le climat social, c'est une évidence. Observons un peu la Grèce, et constatons qu'il ne s'agit que d'un commencement. Même le FMI le dit, le bon petit père des peuples, j'ai nommé Dominique Strauss Kahn. Alors que faire ? Ecouter un bon morceau de Jazz et continuer sa route.

Le web, mes amis, le web reste la clé à bien des problèmes. Economiquement, le web ne coute pas très cher. Idéologiquement, il engendre une démocratie effective et non plus illusoire. Intellectuellement, il apporte le contenu et permet le débat. C'est le meilleur outil qui soit, ou presque. Parce que le web est curieusement utilisé par certains. Toujours sur un morceau de Jazz, je m'amusais de lire que Google Chrome serait un spyware et que l'on perdait notre identité : mon Dieu vient nous en aide ! Quand on pense à ces bloggers qui communiquent des paroles de crainte, sans réelle réflexion, simplement en confondant l'ignorance avec la connaissance. Cela me rappelle un peu de fameux débat qui eu lieu au Concile de Nicée, assemblée réunie pour débattre d'un mot dont la traduction depuis l'hébreux prétait à confusion... Plutôt que de conserver la poétique du message, source de sa compréhension, la matérialisation a été hérigée en vérité. Il en va un peu de même pour internet, pour Google. Champion de la dématérialisation, de l'économie du numérique, Google est abordé par les craintifs comme un monstre.

Il serait un jour nécessaire de se poser pour prendre du recul sur ce qu'est internet, et ce que l'outil apporte à l'Homme. On critiquait la science parce qu'elle aurait été un instrument du démon, on critiquait la religion parce qu'elle aurait été l'opium du peuple, on critiquait les noirs parce qu'ils auraient été des hommes inférieurs, et les juifs parce qu'ils complotaient pour faire chuter l'humanité... Le fantasme et la peur sont deux compagnons terribles, ils pourrissent l'esprit et empêchent d'accepter tout simplement, de reconnaitre avec humilité, que quelque chose existe et que cette chose peut nous rendre service. Que nous sommes autant collaborateur que public d'un service et d'un outil. Bref, la conclusion de ce petit article est que sur un air de Jazz on en voit des choses.

18.12.2008

Le principe de neutralité va-t-il évoluer ?

j0433093.jpgC'est une notion fondamentale du web, défendue par les acteurs d'internet, qu'il soit question de Google ou des communautés Open Source (très liés, il faut le reconnaitre). Mais les FAI grondent : le débit exigé pour l'évolution du web et le ralentissement de la recherche technologique risque de mettre plus encore de pression sur le dos des entreprises permettant un accès à internet. Quel avenir, quelle anticipation pouvons nous faire sur la question ?

Assurément un modèle devra se construire pour permettre que les choses se maintiennent. Nous ne pouvons demander clairement à l'Etat de mettre la main à la poche, le pauvre étant dors et déjà en situation de faillite et trop attentionné à tuer ses propres enfants (le peuple) pour envisager de l'aider. Alors quelles possibilités ? Peut être qu'une segmentation finira par apparaitre entre l'utilisation professionnelle et l'utilisation privée. Les conséquences en seraient multiples et difficilement acceptables pour certains car alors internet pourraient devenir un luxe ou un privilège. Sauf si l'ensemble des entreprises participaient au développement technologique, volontairement, en intégrant une stratégie de développement cohérente avec son objet.

Cette nouvelle inquiétante en elle même, à savoir le risque que le principe de neutralité se trouve violé, ne l'ai peut être pas tant que ça. Il s'agit certainement d'un premier sursaut avant que le web ne fasse basculer définitivement  le monde dans une nouvelle ère. Certains s'amusent en effet à parler de Web 2.0 ou Web 3.0, le premier reposant sur le communautaire et le participatif, le second représentant l'applicatif et le collaboratif. La question qui est réellement posée concerne l'emploi que nous allons être amené à faire du web.

Jusqu'ici internet était considéré comme un "jouet", par la France en tout cas puisqu'aux USA la plus part de ceux qui sont connectés font leurs courses en ligne pour un oui ou un non. Maintenant internet entre dans une ère où l'on va commencer à parler de la structure fondamentale et d'une organisation de ses ressources. La systématisation est et sera toujours un des traits de caractère de la nature humaine. L'heure est peut être venue pour les communautés "opensource" d'exprimer leurs philosophies au public, et l'ordre établi de se renverser.

Les répercussions vont être importantes dans tous les cas, et la question reste posée : l'humanité doit elle être oisive avec le net ou ré-apprendre à travailler ? Auquel cas, si le travail prime, celui ci devra sans doute s'adapter aux courants idéologiques et philosophiques qui parcours l'internet. Et de ce fait, communauté, travail et collaboration formeront le quotidien de chacun. Les évolutions technologiques devenant affaire de chacun (et non pas d'Etat). C'est l'heure de la responsabilisation, et d'une forme de fraternité numérique...

17.12.2008

Etre le meilleur, ou ne pas être

j0433416.jpgC'est peut être ce qui caractérise le plus l'esprit des internautes. En effet, ils sont de plus en plus nombreux à créer un blog, une galerie photo ou un profil pour afficher leur identité sur la toile. Une identité que beaucoup voudrait critiquer, en ce sens où il pourrait s'agir d'un mal d'identité (mais bien sur docteur Freud !). Et si en fait c'était tout à fait le contraire à savoir que le mal d'identité n'existait pas mais que le souhait de trouver des communautés pouvant répondre à ce qu'est cet internaute motivait toutes ces démarches.

Rapidement il nous est possible de déterminer le profil psychologique d'une personne en prenant le temps d'observer son écriture. Certes, l'exercice nécessite une certaine objectivité ou bien les préjugés prendront le relais sur l'analyse et ce seront plus des critiques pré-formatées qui sortiront de l'esprit. C'est un risque, mais dans un ère où la communication s'impose progressivement comme le principe par excellence de toute relation et activité (professionnelle ou personnelle) avec autrui, l'ouverture d'esprit est de rigueur. Sinon le réseau se venge ! Une personne étroite d'esprit s'attirera ainsi les foudres de ceux qui ont été en mesure de comprendre ce défaut.

Et une personne étroite d'esprit ne parviendra donc pas à s'intégrer dans une communauté si ce n'est avec d'autres personnes aussi limitée qu'elle même. La conséquence sera mathématique, la communauté sera banni et vivra en reclus sur la toile. Le principe n'est donc pas de paraître, mais bien de rencontrer et d'échanger, de s'enrichir intellectuellement selon des axes qui dominent la sensibilité de l'internaute. Seulement, cette réalité est bien souvent troublée par quelques parasites issues d'une époque où l'on pensait que ne pas penser et ne pas exister était ce qu'il y avait de mieux. Il n'est pas ici question de revendication, ou de rébellion, mais simplement de conscience.

La conscience est la clé du système en réseau, elle façonne et structure les rapports. Le cerveau évolue et les besoins de l'Homme également. Remarquons que l'internet se compose massivement d'informations écrites et que la vidéo et le son ne viennent se greffer sur ces contenus que pour les rendre multiples, faisant appel à d'autres instruments de notre organisme. Cette percée pourrait être justifiée par le besoin qu'on les hommes à s'immerger dans cette culture présente sur la toile. Cette forme de formation qui passe par un traitement subjectif de l'information. La conscience consiste en la systématisation de l'information, et c'est ce besoin que manifeste tout internaute. Loin de la recherche de facilité et de paraître, bien au contraire le cerveau dispose d'une puissance nouvelle d'accès à la connaissance et ressent un plaisir certain à cela.

L'appétit intellectuel ne fera qu'évoluer sur les bases de la communauté, sur l'idée que les interactions entre communauté sont possibles et que chacun est en mesure d'accéder quand il le désire, sans contrainte, en totale liberté, d'une donnée à une autre, d'une application à une autre pour satisfaire ses attentes intellectuels. On a beau dire qu'il est de plus en plus difficile pour quelqu'un de lire de long paragraphe et de maintenir son attention fixe sur un contenu, cela n'est que apparence. En vérité, l'attention n'est pas faussée, c'est l'analyse qui évolue. L'attente est différente, et la sélection impitoyable. Sauf que cette sélection se construit à l'intérieur de l'individu, son intuition le guide avant toute chose. Et une forme de spécialisation se caractérise. Une spécialisation intellectuelle qui passe par le web, mais aussi par la lecture d'ouvrage qui nous intéresse réellement.

Etre le meilleur au fond qu'est ce que c'est ? Simplement chercher à s'améliorer dans un système qui n'est pas verrouillé comme l'est la société contemporaine. Et un système repose d'abord sur l'esprit, n'est ce pas ? De cette manière, une transition a commencé en politique et dans le monde professionnel, une transition qui conduira à faire appliquer par coutumes et usages les lois d'internet. Ces lois qui considére l'être humain comme un être à part entière dans un tout, et non pas comme un être dans une masse. Au fond le web est très libéral.

16.12.2008

Mais où est la clé de l'énigme ?

120px-Crystal_Clear_app_network_2.pngA qui voulez vous le demander, exactement ? Un économiste, un syndicaliste, un politique ou un philosophe ? Peut être même au premier venu. Et pourquoi pas après tout ! La Crise profonde que nous traversons fait frémir le monde, le ralentissement annoncé par le FMI et le désespoir à peine voilé des "têtes pensantes" ne laisse rien présagé de bon.

Le plus intéressant dans toute cette histoire consiste en ce que les citoyens découvrent, ou plutôt redécouvrent, qu'ils appartiennent à une Nation et que la politique est l'affaire de tous... ou presque. Les solutions proposées sont étalées dans les journaux. Mais encore faudrait il que l'on parle bien de solutions réalistes dans ces journaux. Personnellement, après un suivi continue des événements il est une question que j'aurais aimé posé à ces économistes diplômés et archaïques (?) : dans un monde globalisé comment fait on pour remonter la pente sans se soucier de son voisin ? Il n'est pas ici question de faire du socialisme, mais plutôt de construire dans la cohérence. Une cohérence que l'on a perdu, ou que nous n'avons jamais connu. Jusqu'ici tout était opaque, verrouillé, on disait à l'homme quoi penser en le gavant d'informations préformaté par la "boite à image" et un système éducatif destructeur. Le monde change parce que les cerveaux changent, et nous vivons dans un monde en réseau où la conscience est elle même sensible aux opinions de tous et aux actions communes, concertées et mesurées pour obtenir stabilité et efficacité.

Les valeurs fiables ne tournent plus réellement autour de l'industrie mais bien plus autour de la technologie, de l'information et de la science. Une économie du savoir, savez vous ce que c'est ? Je pense que oui, sinon vous ne passeriez pas un peu de votre temps sur ce blog. Mais bon nombre de ceux qui vous entourent ne doivent pas en être conscient. D'ailleurs, vous n'en êtes peut être pas conscient vous même. L'économie du savoir consiste à traiter l'information comme l'épine dorsale de toute activité, une information évolutive et débattu qui ne repose pas sur une hiérarchisation opaque, mais sur le règne du mérite, de l'expérience et du tempérament. Ce qui était jusqu'ici réservé à une pseudo-élite intellectuelle (à juste titre intégrée dans les élites à force péjorative) devient alors l'affaire de tous. Un grand travail devrait être réalisé à ce propos par ceux qui "règnent", dès lors nous pourrions envisager un avenir, plutôt que de courir après un présent. Oui, le problème est bien là. Le présent c'est le XXème siècle ! Comment, nous sommes au XXIème ?! Vous êtes sur ? Il m'arrive dans douter, sérieusement. Le passé consistait en une organisation reposant sur l'argent, sur le prestige même. Vieux restes de notre Histoire qu'il serait bon de repousser une bonne fois pour toute.

Lidée qui me trotte dans la tête est que nous vivons une drôle d'époque où le genre humain est fasciné par la technologie et l'internet mais n'est pas encore en mesure de se projeter suffisament en avant pour comprendre ce dont il est question. Ce type d'activité semble être le quotidien exclusif de quelques geeks et adeptes de l'OpenSource, du surf et de la multiplication des requêtes sur Google. Une seconde couche de la population, un peu plus nombreuse, mais toujours jeune, touche plus à la messagerie instantannée qu'à la programmation et à la réflexion construite autour des ressources technologiques. Quand au reste, on ne sait pas trop dans quel monde il poursuit son existence. Indiquons le, insistons dessus ! Le monde a changé, les seuls qui ne changent pas sont les vestiges du passé. D'où la remarque que nous persistions à exister psychologiquement dans un XXème siècle révolu et que seuls quelques personnes sensibles à leur quotidien sont en train de basculer dans une nouvelle ère.

Une nouvelle ère, c'est de cela dont il est en vérité question. La solution, la clé du problème ne consisterait elle pas à accompagner cette nouvelle ère ? Les projets que devraient appuyer le gouvernement ne repose pas sur l'industrie automobile, même si dans le présent cela ferait vivre une partie de la population, mais dans la recherche. Sauf que nos prédécesseurs dans le monde ont préféré "flinguer" la recherche et le développement pour le confort immédiat. Progresser ne semble pas être du goût de la génération au pouvoir, ces puits de sciences politiquement correctes et très BCBG par nature, éducation et égo. Alors que faire ? Hé bien se cultiver, débatre et grandir. Car la sommes des réflexions accompagnera naturellement la transformation dans notre système humain à besoin. Passer la Cathédrale au Bazar... puis construire une nouvelle Cathédrale, un nouveau système, ce qui est humain après tout. Au moins, ne construisons pas une structure bancale... elle risquerait d'être emporter aussi souvent que le sera la Vème République française et que le fut jadis l'Empire Romain.

14.12.2008

Introduction

Les nouvelles technologies sont un phénomène de société dont l'implication quotidienne est de plus en plus forte. Autant que l'imprimerie a révolutionnée le concept de la pensée et de la foi, autant que la machine à vapeur a transformer l'activité professionnelle, internet et Google ont transformé l'accès à la connaissance et la manière dont nos esprits et notre vie s'oriente vis à vis de l'information. Alors que l'association, le Cercle Avalon, est sur le point de se constituer, il m'apparait bon de diffuser largement certaines des réflexions que je peux avoir relativement à ce que internet apporte dans nos vies. C'est un sujet vaste, et ce blog a vocation à l'étudier.

Entre philosophie et informatique, entre question de société et passion technologique. Ici nous considérons que le monde a vécu dans un ordre fixé par des siècles d'évolutions, harmonie certaine mais opaque, que les adhérents à la philosophie Open Source baptisent Cathédrale. La cathédrale est un concept en opposition avec le Bazar qu'engendre le web et la technologie ouverte (différent de Microsoft). Il me semble que la nature humaine pousse notre espèce à structurer et systématiser toute chose, quelqu'elle soit. Aussi, à mon sens, du Bazar naitra un nouvelle Cathédrale... mais cette fois ci, il sera question d'une Cathédrale de cristal en opposition la Cathédrale opaque pré-existante.

Cette formidable aventure est ici comptée sur Kathédrale !

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