20.12.2009
Science des réseaux : le travail et les hiérarchisations, un état de nature
La stérilité des débats politiques ne surprend plus personne. A chaque évolution sociale, une offre commerciale innovante se met en place. L'une d'entre elle fut la communication politique. Mais n'oublions pas aussi qu'à chaque évolution technologique se met en place une réaction sociale. On débat déjà suffisamment de la recherche de contrôle que nombreux politiques et gouvernements cherchent à mettre en place sur l'internet, aussi il serait bon de quitter les débats de forme pour entrer dans un sujet de fond particulièrement déplaisant pour la culture française tant elle est amoureuse de l'illusoire égalité que confère la Loi.
Vous allez me dire que la question des réseaux et de la politique est une affaire évidente. Les rumeurs liées à l'exercice d'un pouvoir grâce à de « puissants réseaux » hantent déjà sous toutes les formes possibles et imaginables les fantasmes populaires. Aussi, comme il est ici question de science, non pas d'imaginaire mais d'observations pratiques, froides et contestables sur les bases uniques d'argumentaires fondés, prenons le temps d'étudier la structure sociale dans son organisation naturelle, c'est à dire pyramidale. Prenons aussi le temps de mettre de coté le caractère revendicatif des différents théoriciens de la Gauche : le caractère animal de l'homme n'est pas à prouver et son fonctionnement essentiellement primaire et bestial dans l'organisation de ses civilisations est une affaire d'anthropologie qui, elle même, est maintes fois saluées par les cercles intellectuels. Les différentes structures sociales des autres espèces animales se caractérisent par des individus dominants capables de gérer et administrer la meute. L'intelligence est variable dans ces communautés, et les écosystèmes semblent parvenir à s'auto-réguler logiquement. Au fond, l'Homme a, depuis environs deux cents ans, transformé son écosystème en instituant la Loi et en faisant pénétrer la Loi dans tous les aspects de la vie courante. Qu'est ce que la Loi sinon le rêve désespéré de prendre contrôle sur un environnement et de le transformer pour satisfaire quelques visions : un raccourci intellectuel approuvé de tous par voie démocratique ? Bien sûr, son mode d'organisation a permis l'émergence du progrès technologique et intellectuel en affranchissant une part de la population d'une forme de despotisme éclairé qui se voulait modérateur : souvenons nous bien que la mitrailleuse fut inventée sous le règne de Louis XIV, présenté à celui ci et interdite sur sa décision solitaire de commercialisation et de développement à grande échelle sur le motif que cette arme avait un potentiel destructeur bien trop important et malsain pour les hommes. Toutefois, pourquoi regretter une époque alors que la transformation de la société telle que l'Histoire la raconte est en fait le simple fait d'une évolution logique, technologique, intellectuelle et sociale ? Il est préférable d'être confiant en l'aventure humaine, même si celle-ci est souvent entachée de sang.
L'équation à plusieurs inconnues décrites dans la présentation du temps de la Science des réseaux est toujours en marche. Nous apprenons juste à la ressentir, peut être à la conceptualiser, même si nous sommes encore incapable de l'écrire. Pourtant, tout travail entrepris au fil du temps, semble aller dans cette direction. Et s'il était primordiale de commencer cette nouvelle pierre portée aux articles sur la Science des réseaux par un rappel historique, une approche politique dépourvue de passion et traitée dans la froideur scientifique et anthropologique, c'est parce qu'il n'est d'aucun doute qu'une sélection naturelle accompagne dors et déjà les transformations et la levée des variables inconnues de l'équation continue. C'est en ce sens que l'idée est maintenant d'aborder la hiérarchisation des systèmes naissant et de comprendre les nouvelles organisations sociales s'instituant d'elles mêmes. Notons que ces pensées furent déjà transcrites et complétées de nombreuses fois par le passé, preuve qu'elles sont en court de développement et de matérialisation : l'évolution n'est pas encore équipée de la fibre optique ! Une hiérarchisation fondée sur une forme de despotisme qui n'est pas le fait d'une gouvernance de la machine sur l'individu comme le considère une certaine bourgeoisie devant se penser touchée par l'illumination et affirmant avoir détecté en des géants comme Google ou Facebook un univers de surveillance de la vie privée, la perspective terrifiante d'un Big Brother façon 1984. Le conspirationnisme est peut être la pire maladie qui fut héritée du Moyen-Âge et qui vient pourrir l'équation globale en justifiant la hiérarchisation la plus franche et la plus violente qui soit : Adieu l'égalité rêvée des hommes. L'homo faber décrit par Hannah Arendt est une créature bien utopique en ce sens où il n'est en vérité que le cas de quelques unes des créatures humaines, les chefs de meutes d'une certaine façon. Il est le prototype même d'une classe dominante qui ne se veut pas sortie de la pensée marxiste, ni même des prestigieuses écoles instituée par la Loi, qui, rappelons le dans cette partie de l'article, reste l'outil par lequel l'Homme a essayé de se faire citoyen et donc de s'affranchir de son animalité. L'homo faber est le fait d'un autre degré de compréhension. D'autres critères de sélection et de rayonnement. Voici une idée forte et nouvelle : le rayonnement. En information nous sommes en mesure de distinguer quelles sont les idées fortes qui peuvent rayonner, tout autant que certaines réactions physiques provoquent des rayonnements magnétiques plus ou moins intenses. L'information est un corps immatériel, une entité disposant d'un pouvoir magnétique capable d'amorcer des mouvements à grande échelle. Là encore, je vais me permettre d'évoquer certains outils que Google mets à disposition des Webmasters : le générateur de mot clé, ainsi que Google Analytics et Google Adwords sont des outils permettant de représenter la puissance de certaines idées par des composants combinés de différentes façons : les mots clés, le nombre de fois où ils furent saisis et la valeur financière que l'on peut associer à ces mots clés, par exemple.
Sans réellement le vouloir, ou peut être en étant que partiellement conscient de ce que l'entreprise Google Inc apportait au monde en fournissant de tels outils, voilà que nous sommes maintenant capable de quantifier la puissance de l'information, non plus seulement sur une base théorique de diffusion de l'information par une approche frontale (télévision, radio, presse écrite) mais en mettant en confrontation les intelligences et en poussant ainsi les sources de ces émanations d'idées à se qualifier et à s'affirmer dans une lumière nouvelle : l'être humain qui s'ignorait peut maintenant être conscient de sa présence dans le réseau et être en mesure d'influencer le développement de celui ci en devenant lui même source d'une plus ou moins forte énergie. Le travail qui se cherchait, qui avait atteint des degrés de répétition et d'abrutissement qui eurent pour consécration notre tristement célèbre bureaucratie, c'est à dire l'art de ne rien produire tout en mobilisant des ressources et des compétences travaillant sur elles à des fins qu'elles ignorent elles mêmes, se retrouve confronté à une forme de concret et de décisionnel accéléré. La prise de décision détermine la position pyramidale et soumet les individus du système dans une logique nouvelle. S'agit il du développement de l'intelligence ? La question est encore posée, et j'essaie d'y répondre depuis longtemps. En tous les cas, il s'agit d'une organisation transversale qui se veut dépourvue de l'influence d'un mandarin et oblige la collaboration sous peine de mort. Comme je le disais, l'évolution et l'histoire est écrite en lettre de sang. Nul doute que ce que les évolutions technologiques, intellectuelles et sociales qui se produisent en ce moment se verront racontées par des historiens trempant leur plume dans l'encre rouge. Les forces en mouvement se trouvent qualifiée par des points d'énergies de plus en plus nombreux qui concentrent autour d'eux et en eux des flux d'informations, d'émotions et de décisions non justifiés par l'écrit de l'homme moderne. L'homo faber, prototype mutant, est sans doute en train de naître au grand jour. La hiérarchisation du système en des strates non déterminée par la Loi mais par la nature m'inspire un quelque chose de dangereux et de dérangeant pour les classes sociales actuelles : une organisation despotique et totalitaire éclairée par une certaine sagesse et intelligence viendra-t-elle remplacer le désordre actuel ? Le terme désordre est ici considéré par la relation du système avec les traits naturels de l'Homme en tant que créature animale. Le système est un désordre dangereux, et la mise en réseaux des consciences, avec la nouvelle remise en avant de la conscience unique de l'homme, somme des consciences et représentation symbolisée par les outils informatiques mettant en évidence les points de convergences d'énergies et d'émanations d'informations, d'émotions et de décisions, est peut être signe d'espérance même si elle va poser de nombreuses questions et risque de se heurter, une fois encore, à des écueils destructeurs pour l'esprit des animaux laborans restés endormis et sans doute transformés en esclaves.
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19.12.2009
Science des réseaux : la temporalité, distinction entre macro-système et micro-système
Ce commencement d'article est une petite dédicace à un de mes lecteurs, et ami, avec lequel j'ai polémiqué durant presque une heure sur la « non-existence ». Sans toutefois révéler, pour le moment, ce que signifie la « non-existence » de la science des réseaux et des concepts que je vous propose, il serait dommage de ne pas en remettre une couche en jouant le processus entamé par Descartes lorsque celui ci tentait de « penser » chaque chose du monde : remettre en cause le monde, la vie, le temps et le moi. L'échelle est d'importance, elle met en évidence la systématisation et les flux dimensionnels, souvent antagonistes, qui composent le monde. Très souvent, l'erreur en vient à penser que tout ce qui se produit à grand échelle dans une certaine temporalité est la même chose qui peut se produire à petite échelle dans une autre temporalité. Or la logique et la démonstration révèlent souvent la fausseté de cette approche, bien plus encore lorsqu'il est question de chiffrer les événements étudiés.
La temporalité est la première variable déterminante qui souhaiterait se prévaloir du titre de critère de démonstration d'une symétrie conceptuelle, et donc valider une démonstration « scientifique » tentant de regrouper un événement passé avec un événement présent ou futur. Il s'agit évidemment de l'erreur traditionnelle, pourtant pleine d'humilité, dont se rendent coupable les chercheurs en sectionnant le monde pour mieux l'analyser. Mais sans toutefois vouloir entrer dans une considération systémique globale, j'aimerais traiter du phénomène qui se révèle en matière de temporalité dans la science des réseaux. Le temps est associé, non pas à un delta T fixe, mais à un ensemble de considérations qui font que le delta T peut se reproduire à plusieurs reprises dans le temps, ce qui peut donner l'illusion d'un caractère cyclique à l'Histoire. L'illusion est démontrée par les changements d'écosystèmes dans lesquels les événements se produisent. Ainsi, ce qui peut apparaître comme étant une reproduction d'un événement passé en micro-système est en fait la prolongation d'un ensemble continue en macro-système. On remarque, d'une certaine manière, que tout tend vers l'accélération. N'est ce pas plutôt le fantasme de cette accélération ou le déclin d'une perception ? Le monde change. Oui, mais son changement est il plus rapide ou plus lent ? N'est ce pas plutôt parce que nous sommes maintenant suffisamment évolué pour pouvoir quantifier ces changements que nous sommes en mesure de dire, en partant d'un delta T, que les choses s'accélèrent ou non ? Cette démonstration pousse à l'affirmative logique. Et c'est bien son objectif : conduire à s'interroger et à jouer le rôle de Descartes en son temps, sur ce qu'est réellement le delta T, ce temps que nous pensons perdre ou que nous essayons de garder, d'économiser comme une denrée rare !
Les interactions entre système, c'est à dire ce que l'on peut définir comme étant un « réseau », n'est pas une question de cycle et d'éternel recommencement comme on l'a longtemps cru du fait de l'influence écrasante de la pensée « mécaniste » (jugé logique, paraît il...) sur l'ensemble des composantes d'un système humain : micro-système essentiellement, cela afin d'expliquer le macro-système. L'évolution est une question bien sensible qui peut souvent attiser le désir de prédire son explication absolue, comme l'écrivaient Etienne Klein et Marc Lachièze-Rey dans « La Quête de l'Unité ». Bien entendu, l'approche de ces auteurs est tournée vers la Physique, mais pour ceux qui l'ignore, l'Histoire des sciences humaines, et des sciences en règle générale, est une histoire marquée par la pensée « mécaniste » qui consistait à traduire toute chose en variables mathématiques, en lui donnant une définition précise, voulue rigoureuse et essentiellement micro-systématique, conception tirée de la richesse du savoir Physique et de sa Noblesse gagnée par les âges et les démonstrations pragmatiques. On a essayé de faire de l'économie et de la finance deux sciences en leur offrant des formules mathématiques (mais la science économique est plus jeune que la science physique dont les fondations remontes à l'Antiquité, alors la finance n'en parlons pas). On a tout autant essayé de faire de la politique une science par le même procédé. Rappelons qu'il peut en être jugé philosophiquement ainsi, puisque K. Popper insistait sur la règle pouvant être contesté comme étant la justification de l'usage du terme « science » concernant une discipline, et aussi que la science avait pour fondement la philosophie. Il peut en être ainsi, disais-je, mais uniquement dans le cadre de la politique, dont la philosophie première est évidemment le droit. La philosophie économique reste à inventé, car malgré l'apparition des doctrines de « croissance », « décroissante », « croissance durable », « croissance soutenable », aucune n'est réellement confrontée au concret, à son jugement froid et déterminant : trop de passionnel en économie. Et au moins tout autant en politique.
Les réseaux qui sont les interactions de ces différents systèmes ne peuvent être clairement analysés dans le delta T par une réflexion spontanée, provoquée par l'expérience ou le savoir-faire politique, économique, social, ou que sais-je encore. La faute principale de ceux qui analysent les réseaux est en fait leur aptitude malsaine à avoir une approche subjective des événements en s'extrayant du système. Un beau paradoxe, n'est ce pas ? L'objectivité dans l'étude du réseau, dans sa temporalité, c'est à dire la considération multidimensionnelle du temps, de l'espace et des forces, ne peut s'obtenir qu'en s'intégrant en tant qu'individu dans ce réseau, et non pas en appliquant cette doctrine saugrenue qu'est la pensée mécaniste : le monde est une machine, l'homme peut la contrôler ! A cette vérité inhérente à la pensée « mécaniste » je réponds par un grand rire nerveux considérant la bêtise d'une telle idée. Chaque être humain est une force, il est source d'un développement, d'un enrichissement. Même lorsqu'il se contente de jouer à la belote avec ses compagnons de vie, il est source d'enrichissement humain. De ce fait, dans les réseaux, il impulse une force. Le micro-système, auquel il appartient, se positionne dans le macro-système, les interactions de forces vont déterminer un résultat logique dont l'équation initiale est intensément complexe. Mais surtout, cette équation ne se compose pas d'un ensemble de variable fixe, mais d'un corps de variables inconnues. La science des réseaux nécessitent de ce fait une puissance de calcul et de systématisation des éléments par virtualisation de ceux ci que seul l'outil informatique, à ma connaissance, soit en mesure de réaliser. Il faut toutefois rester prudent sur la confiance totale en l'informatique, car celle ci n'est qu'un moyen, et le delta humain est l'élément déterminant de son organisation.
En conclusion, je vous invite à repenser, et surtout « toi » (qui te reconnaitra), l'approche purement mécaniste qui consiste à faire preuve d'autant de subjectivité dans la considération du monde et dans son anticipation. N'avez vous jamais remarqué que les événements ne se produisent jamais comme vous l'attendiez ? La solution à ce dilemme vient peut être des profondeurs de la compréhension du macro-système et de la négligence de la conscience du micro-système. Chacun trouvera sa définition, et j'espère avoir l'occasion d'en débattre avec vous.
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13.12.2009
Science des réseaux : étudier la force de conviction
La mise en relation des consciences est un sujet qui fut déjà traité à plusieurs reprises, et qui fascine maintenant certains universitaires. Bien entendu, le temps que le monde « commun » se penche sur cette question du « vivre en ligne », nous avons tout le loisir de réfléchir à ces bouleversements sociaux qu'apporte la mise en relation des convictions et des idées. Et peut être, pourquoi pas, d'en retirer modèle d'économie. La science des réseaux est un concept qui n'existe pas ! Soyons en certain, mais qui pourrait peut être apparaître et obtenir, un jour, une reconnaissance sociale et universitaire. La sociologie, et son émanation économique (le marketing), se pose déjà bon nombre de questions sur le réseau, mais le résultat de ces recherches reste bien limité. Les échantillons qui influencent les travaux des spécialistes ne se penchent pas assez sur la force de conviction, c'est à dire sur l'idéologie ou la croyance. Pourquoi ces deux vecteurs de mouvement et de décision retiennent ils ici mon attention ? Parce qu'ils ont un poids déterminant dans la mise en pratique d'une attitude, d'un système politique ou bien dans l'acquisition d'un bien.
La force de conviction est un concept qui, lui aussi, n'existe pas vraiment, même s'il fut assimilé au religieux et à l'importance dogmatique dans la pensée de Jean-Claude Guillebaud. Considérons la force de conviction comme un delta déterminé par convention comme le moteur de la transmission de l'héritage traditionnel, de l'histoire d'une civilisation passée aux générations présentes. Si je pense, comme dit dans mon introduction, que les sociologues et marketeurs ne se penchent pas assez sur cette question c'est tout bonnement parce qu'eux mêmes sont les émanations d'une éducation et d'une tradition dont le but et la finalité restent évanescente puisque évolutive (un homme née, grandis, apprends, transmets et meurt : mais l'héritage reçu n'est pas celui transmis). Une seule chose est constante en vérité, non pas l'usage actuel, étudié par le sociologue ou le marketeur, mais l'évolution de cet usage, c'est à dire la faculté intellectuelle a anticiper les événements grâces à la conceptualisation, c'est à dire à la prise de recul sur la globalité des situations et événements en cours.
En partant de cette déduction logique, nous pouvons alors affirmer que le réseau est un instrument de chiffrage et de restitution fidèle de ces systèmes complexes, que l'on peut aussi éventuellement définir comme le circuit de communication des informations ayant une valeur déterminante dans les mouvements de masse et les mouvements individuels (sortie le weekend, décision politique, achat, échanges personnels ou professionnels). Si nous devons déterminer une logique globale à ce système, je vous proposerais de considérer ce que je nomme « le principe ARP » : Action, Réaction et Prolongation. Schématiquement, ce principe signifie l'existence d'un système antérieur, c'est à dire disposant de son histoire, et des éléments actifs provoquant l'apparition d'une énergie : la force de conviction. Afin d'être plus pertinent, et de ne pas trop vous complexifier la visualisation de cette représentation, je vous invite à considérer le dogme comme sujet.

Dans cette représentation graphique, le dogme se joue entre 4 entités différentes. Comme vous pouvez le percevoir, les flux échangés sont distincts et donc adaptatifs, pourtant ces flux forment un même corps similaire dans sa « matière » (la flèche noire). Nous remarquons à la fois la distinction tout autant que la similitude, c'est ce que nous nommons l'information. La puissance du réseau repose sur la quantification de cette information, et rien de mieux que de se rapporter au célèbre moteur de recherche Google pour comprendre ce dont il s'agit. Google considère la requête comme source d'information et représentation de l'information. Le système y associe une valeur numérique et, grâce à son algorithme, lui confère un positionnement. Les corps que Google intègre dans son fonctionnement (les ronds de couleur) sont à la fois les sites internet, les propriétaires de ces sites, les sites les liant, les internautes les parcourant et les mots clés utilisés pour les retrouver. En confiant à ces requêtes une valeur numérique, Google érige des dogmes. Qu'est ce qu'un dogme ? Une information à laquelle on a conféré une valeur stable : le sacré n'étant que la caractérisation d'une information par la valorisation de celle ci.
Le principe ARP permet de considérer non plus seulement les corps, mais aussi l'environnement (le cadre dans lequel flèches et ronds de couleur se trouvent). L'action est visuellement représentée par ces flèches noires. Si nous devions représenter la réaction, alors les ronds de couleur seraient amenés à changer de forme et de ce fait transformerait également le système dans sa globalité, ce que l'on considère sur la durée comme la prolongation d'une interaction. Une interaction n'a pas réellement de raison d'être, mais pourtant elle est, c'est pour cela que je considère que la « force de conviction » qui mobilise les ressources décisionnelles et leur production personnelle ou globale est une delta actif déterminant, il est l'information qui influencent les corps (les flèches noires) et de ce fait, l'environnement. Il n'a ni commencement, ni finalité, mais il est continue. C'est un peu comme cela que l'internet révèle l'existence d'un flot continue d'information en mouvement. La force de conviction peut aussi être assimilé au « web », c'est à dire la Toile d'information relié les unes aux autres. L'internet est le corps qui évolue, il est le monde, la virtualisation de la réalité, car la force de conviction s'exprimait bien avant que l'internet n'existent et l'on a chercher à la quantifier bien avant que les outils d'analyses et que Google ne commence à le faire.
En sociologie tout autant qu'en marketing, l'importance est en fait de considérer la force de conviction comme étant une matière première et d'essayer de comprendre comment elle est en mesure d'influencer dans un sens ou un autre le monde, les usages, les mœurs et les idées. Comment elle peut provoquer la décision dogmatique. Bien sur, les répercussions sociaux politiques et économiques seraient conséquentes : c'est une motivation essentielle pour développer réellement (et ne plus faire semblant) la science des réseaux.
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